La fois où j’ai appris que j’étais enceinte

Le 6 octobre 2017, c’est le moment où j’ai appris que j’étais enceinte. Je me doutais un peu que quelque chose se tramait dans mon corps. J’étais suspicieuse. J’avais quelques symptômes louches. Pas des symptômes classiques de possible grossesse. Pas de nausées matinales, pas de fatigue extrême, pas de flambée d’acné (ça viendrait plus tard, je ne perdais rien pour attendre) ou de poitrine spectaculairement augmentée. Moi, c’était plutôt : mal de fesses, crampes de menstruations qui déclenchent jamais, congestion des sinus et… flaque de bave sur mon oreiller (oui, ce sont tous des signes précoces de grossesse, btw). Et je pensais peut-être que je remplissais un peu mieux mon soutien-gorge. Mais rien pour partager sur Facebook.

Mais je me disais que ça pouvait être bien des choses. Je revenais d’un voyage outre-mer. Ça fout le bordel dans un corps, le décalage. J’étais stressée à la job. Je m’entraînais pas mal. J’étais peut-être pré-ménopausée… ou j’avais une maladie quelconque (Endométriose? Fibrome? Tumeur? L’Internet me disait que les possibilités étaient quasi-infinies).

Ou j’étais enceinte.

Petits chaussons

À mon 15e jour de retard, je me suis décidée à faire un détour par le Jean Coutu. Juste pour être certaine.

Premier choc de cette maternité non-encore confirmée : cibole! Y a du monde qui paye 23 piasses pour un test de grossesse??? Y fait quoi de plus? Y a des ballounes pis des lumières stroboscopiques qui sortent du cossin si c’est positif?  Y a toujours ben des limites à déplier le cash pour quelque chose qui ne sert qu’à être trempé dans le pipi! J’ai pris celui à 6$, made in China. Et deux cannes de Fancy Feast pour le chat. Ce que j’appelle aussi : la combinaison d’achats la plus weird de ma vie. Ça s’invente pas. Lire la suite

Truc du mois : essayer une nouvelle activité physique – mon expérience de spinning

Mon entraîneure m’encourage depuis un moment à varier les plaisirs. Essayer de nouvelles activités physiques. Le problème, c’est que, comme je n’ai pas spécialement un passé de fille active, vite de même, y a pas grand sport qui m’allume. Je vais au gym depuis très longtemps et j’aime ça. Quand t’as jamais fait de sport, tu peux pas te dire : j’aimerais reprendre le tennis, par exemple. Qui plus est, je ne suis pas spécialement une fille de cours de groupe. Ni une fille de sport d’équipe ou de compétition. Mon choix de nouvelle activité semblait donc fort restreint.

Et puis m’est venue l’idée du spinning.

C’est quoi, le spinning?

Un cours de groupe, basé sur le vélo stationnaire. Les participants ont chacun leur vélo et varient leur vitesse, résistance, position sur le vélo en fonction des indications du coach. Des fois, on pédale très vite, d’autres fois, c’est comme si on montait des grosses pentes, on alterne entre tout ça rapidement.

À quoi s’attendre?

  • Une salle remplie de vélos stationnaires, qui sont spécialement conçus pour le spinning
  • De la musique forte
  • Un entraînement surtout cardio, mais qui vient quand même chercher les muscles des jambes

Dans mon cas, c’est une activité offerte sur mon lieu de travail et certaines de mes collègues y vont le midi. Et je me suis donc posé la question : pourquoi ne pas l’essayer? Quelques raisons me sont venues à l’esprit : c’est un cours de groupe. Ça se passe sur un vélo stationnaire. Ça a l’air forçant. Aucune bonne raison, donc.

Et je me suis dit que je ne perdais rien à essayer.

Au pire, je vais haïr ma vie pendant 45 minutes. Au mieux, je vais me découvrir une passion. Entre les deux, je vais avoir essayé quelque chose de nouveau et je vais savoir si j’aime ou non. Win-win-win.

Avant d’y aller, j’étais nerveuse. Je ne suis pas une pro du vélo. Je n’en fais jamais au gym ni dans la vraie vie. Et je ne suis pas très à l’aise avec l’idée d’essayer des nouveaux sports. Surtout en groupe. J’avais peur d’être poche. Et j’avais peur de ne pas être à la hauteur ou pas assez en forme pour suivre le groupe.

Bref, je questionnais mes choix de vie et l’estomac me grouillaissait avant d’aller au cours. Ma collègue avec qui j’y suis allée a été d’une grande aide. Elle m’a expliqué comment ça fonctionnait et m’a parlé jusqu’à ce que ce soit le temps de s’asseoir sur les vélos. J’ai le focus d’un écureuil, alors ça m’a permis d’oublier mon stress de bedon.

Et donc, le tout a débuté. Et j’ai embarqué. Voici mes différentes impressions sur cette nouvelle activité :

  1. Il y a de tous les types de gens dans la salle. Du monde qui, de toute évidence, fait 150 km de vélo les fins de semaine. Mais aussi du monde qui veut juste se mettre en forme ou garder la forme. Et il y a aussi beaucoup de monsieurs, ce qui est rare pour un cours de groupe.
  2. C’est un cours de groupe, mais pas tant. Le contact principal se fait avec ton vélo et la coach.
  3. Même si je suis poche, tout le monde s’en fout. Les autres participants en ont plein leurs shorts à gérer leur roulette de résistance et à pédaler. Ça se passe entre le vélo et moi.
  4. C’est aussi dur que ce que tu veux. Comme on a le plein contrôle sur la résistance du vélo et sur la vitesse à laquelle on pédale, on peut moduler l’intensité. Ça reste notre petit secret si on pédale un peu dans le beurre… ce que je n’ai pas fait, bien entendu (fausse toux).
  5. J’ai chaud!
  6. La fille qui donne le cours est une machine. Elle force autant que nous autre, mais elle sourit tout le long et elle nous encourage avec des « Oh yeah », des « Let’s go, gang! » et autres phrases punchées. J’ai un petit crush de fille.
  7. Ça passe vraiment très vite. La musique et la prof aident à pédaler à un bon rythme et donnent un boost d’énergie. Ça n’a rien à voir avec les interminables minutes que je voyais défiler quand je m’assoyais sur mon vélo stationnaire à la maison.
  8. J’ai eu du fun! Et je me suis fait une ampoule au petit doigt. WTF? Et je n’ai pas super bien ajusté mon vélo, alors mes épaules chignent.

Impression finale :

À ma grande surprise, j’ai beaucoup aimé le spinning. Je n’étais pas convaincue dès le départ, mais je me suis laissée séduire alors que je ne suis ni fan de vélo ni de cours de groupe. Et j’ai même assez aimé l’expérience pour y retourner prochainement!

Mon truc du mois peut donc se résumer ainsi : il n’y a rien comme essayer une activité physique pour savoir si elle nous convient. On ne sait jamais avec quel sport on va tomber en amour! Et on peut être les premiers surpris!

Pourquoi ne pas se lancer un défi sympathique pour la nouvelle année : essayer au moins un nouveau sport? Êtes-vous prêts à relever ce défi? Quelle activité vous ferait envie?

Le best of des 10 dernières : les meilleurs articles pour entreprendre une perte de poids

Je ne suis pas de celles qui prennent des résolutions du jour de l’an. De toute façon, on se fait toujours dire que ça ne sert à rien, que les bonnes résolutions durent à peine plus longtemps qu’un brushing dans une bombe météo. À quoi bon, donc? Mais je vois la nouvelle année comme une belle occasion de faire un retour sur l’année passée et de réfléchir sur mes habitudes, celles que j’aimerais conserver, celles que je voudrais améliorer et celles que je voudrais ditcher. Et j’aime bien me faire un plan de match pour l’année à venir afin d’atteindre mes objectifs.

C’est dans cette optique que j’ai pensé starter la nouvelle année en proposant un best of de ce que j’ai publié sur le blogue depuis son lancement. Un best of après seulement un an et demi d’existence? C’est pas un peu fendant? Y a des boys band qui en sortent pas mal plus rapidement que ça, que je me suis dit, alors pourquoi pas!

N’écoutant que mon cœur sur deux pattes, j’ai donc éteint Netflix, tassé le chat de mes genoux et j’ai plongé dans la soixantaine d’articles du blogue. Et je me suis mise à la recherche des articles les plus punchés pour aller droit au but et botter les fesses d’un projet de perte de poids.

Le résultat : une boîte à outils pour la perte de poids et une bonne dose de motivation pour ceux et celles qui voudraient mettre sur pied ou poursuivre un projet de perte de poids, résolution ou pas. Lire la suite

Vidéo

VLOG! 4 trucs pour garder le contrôle pendant les Fêtes

Le temps des Fêtes présente des défis pour nous tous en perte ou en maintien de poids. Voici 4 de mes trucs préférés pour garder le contrôle pendant cette période moins propice à la gestion du poids.

Bonus : voyez et entendez mon adorable petit chat faire ses débuts au petit écran! Gardez l’oeil ouvert, elle se fait voir et entendre à quelques reprises!

Joyeuses Fêtes! XoX

Le truc du mois : comment gérer les Fêtes

Les Fêtes sont déjà à nos portes. Plusieurs d’entre nous ont même déjà eu leurs premiers partys de Noël. On dirait que les partys de Noël sont toujours de plus en plus de bonne heure. Une chance qu’il y a l’Halloween pour garder un peu de gêne aux plus pressés, parce que j’ai l’impression qu’au mois d’octobre, ce serait déjà réglé pour certains!

Alors que commence le moment un peu frénétique de « qu’est-ce que je vais bien pouvoir acheter à mon petit cousin Machin? » et « Oh my God! Il me reste juste trois semaines pour me trouver quelque chose à me mettre? » et « Ouf, j’ai trois soupers le même soir! », il y a également une petite préoccupation qui me trotte festivement dans la tête : comment profiter des Fêtes tout en gardant le contrôle sur mon poids?

Live love meow

Heureusement! Ce n’est pas mon premier temps des Fêtes en maintien de poids. Je vous propose donc quelques trucs tirés de mes expériences passées, en espérant qu’ils puissent vous servir, tout comme à moi, pour les festivités à venir!

  • Cuisiner à l’avance. Pour ne pas être mal pris à ne pas avoir le temps de cuisiner pendant les vacances : préparer à l’avance quelques plats plus légers pour les jours où on n’a pas d’activités spéciales. Comme ça, on s’assure d’avoir des choix moins lourds entre deux soupers de famille!
  • Y aller mollo sur l’épicerie festive. C’est-à-dire, ne pas remplir la maison de toutes les gâteries de Noël possibles et imaginables.  Se rappeler qu’en tant qu’humains, on est fondamentalement paresseux, même quand on a le goût de biscuits double chocolat. Si on n’en a pas à la maison quand l’envie nous prend, les chances sont assez faibles qu’on sorte en acheter.
  • Prendre des petites portions de nos péchés mignons. J’adore les Ferrero Rocher (ce sont de véritables boules de bonheur pour moi)! Et je ne sais pas pourquoi, mais Noël est synonyme pour moi de Ferrero Rocher… me semble que ça fait toujours smatte en dessous du sapin! Mais au lieu de m’en acheter un crate de 28, j’achète les petits paquets de 3. Comme ça, je suis certaine de ne pas perdre le contrôle, même si je me claque le paquet au complet. Stratégie!
  • Continuer le journal alimentaire. Même si on sait que le budget a été plusieurs fois dépassé. Continuer de garder un œil sur notre consommation, ça peut nous freiner un peu. Et, à l’inverse, ça peut aussi faire qu’on va se permettre une petite gâterie si on se rend compte qu’on a encore du lousse!
  • Manger léger quand c’est possible. Quand on se retrouve dans le confort du foyer, sans activité spéciale, revenir à nos bonnes habitudes alimentaires avant la prochaine bacchanale.
  • Manger avant de manger. Pour ne pas arriver affamé à une activité, prévoir une une collation soutenante avant le départ : fromage cottage et fruits, légumes et petits canne de thon, yogourt grec et noix, etc. Question de ne pas détruire le buffet de petites sandwiches en 4 minutes.
  • Boire de l’eau. Deux raisons à ça : premièrement, la plupart des autres boissons contiennent beaucoup de calories (je pense à l’alcool en général et aux sodas, mais aussi aux jus de fruits, smoothies, cafés spécialisés, etc.) alors que l’eau n’en contient pas du tout. Et, deuxièmement : la déshydratation peut parfois être interprétée par notre cerveau comme de la faim. En plus, l’eau remplit l’estomac et pourrait nous faire sentir rassasié plus rapidement.
  • Amener un plat plus léger. Si on est invités à amener un plat pour le repas, c’est une bonne idée de choisir stratégiquement! Amener un plat plus léger peut nous permettre d’avoir au moins une option plus « safe » à se mettre sous la dent. On pense à : légumes et trempettes, salade de légumes, potage, hummus, plateau de fruits et fromage, crevettes cocktail, saumon fumé, etc.
  • L’assiette parfaite. Si on a la chance de pouvoir se servir soi-même, remplir la moitié de son assiette d’un plat moins calorique (salade, légumes, poisson) avant de remplir l’autre moitié de trucs plus dévastateurs pour le budget. Et essayer de se limiter à une seule assiette. Sinon, même procédé pour la deuxième.
  • Garder un œil sur ses portions. C’est Noël, il y a des choses qu’on ne mange qu’à ce moment-ci de l’année, alors c’est difficile de décliner. Aucun aliment ne devrait être banni, mais on peut toujours contrôler sa portion. Des petites portions sont souvent aussi satisfaisantes que les grosses et nous permettent de goûter à tout ce qui nous tente sans faire sauter la banque.
  • La règle de la dernière bouchée. Avant de prendre une 2e portion de ce qui vient de nous faire tripper, se demander si la dernière bouchée était aussi bonne que la première. Plus on mange de quelque chose, moins on en retire de plaisir. C’est scientifiquement prouvé. C’est certain que la 2e portion de gâteau va être moins bonne que la première. Vaut mieux se retirer quand notre plaisir est encore au top!
  • Ne pas garder de restants. Si on reçoit chez nous, demander aux invités d’amener des Tupperware et leur donner les restes avant qu’ils repartent.
  • Rester actif. Continuer nos activités physiques régulières quand c’est possible. Aller prendre une marche après le repas. Se déplacer à pied. Aller jouer dans la neige avec les enfants. Toutes les occasions sont bonnes!
  • En profiter, dès qu’on a la chance, pour manger normalement, être actif et donner un petit répit à son foie.

Je vous souhaite une très belle période des Fêtes et beaucoup de plaisir! N’hésitez pas à partager vos trucs pour garder le contrôle pendant les festivités!

Faire de sa perte de poids une priorité

On arrive bientôt au temps des Fêtes. Un moment pas facile pour les gens en perte ou en maintien de poids. On a mille et un cossins à faire. Entre courir le cadeau du beau-frère, penser au menu du souper de Noël, décorer la maison, passer une huitième fois au Costco, pas facile de se garder du temps pour sa perte de poids. Pas facile que ce projet reste une priorité.

Le temps des Fêtes est l’une des meilleures excuses pour remettre un projet de perte de poids à plus tard. Pas mal plus tard.

Qui n’a jamais pensé « Oui, j’aimerais bien perdre du poids, mais là, les Fêtes arrivent. Ça me donne rien de commencer. Je m’occuperai de ça en janvier ».

Les Fêtes sont un exemple de raison pour reporter un projet de perte de poids, mais pas le seul. J’en ai déjà utilisé personnellement plusieurs : les vacances d’été, la semaine de relâche, un voyage, la fin de semaine, mardi, la fête du chat, etc.

C’est vrai que ce n’est pas facile de commencer une perte de poids. Et dans un contexte moins routinier qu’une semaine typique metro-boulot-dodo, le défi est plus grand.

Mais ce n’est pas impossible. J’ai commencé ma perte de poids un 24 novembre. Un solide 30 jours avant les Fêtes. J’aurais très bien pu faire mon calcul habituel : le 24 novembre, Noël est dans exactement un mois, ça ne me laisse pas de temps pour commencer à perdre du poids, prendre une pause pour les Fêtes et recommencer après.

Mais pour moi, ce n’était pas ce genre de projet. Je commençais une perte de poids, mais je changeais aussi mes habitudes, mon mode de vie. Ce n’était pas un projet temporaire que je suspendrais pendant le temps des Fêtes. C’était un projet qui ne serait pas influencé par les conditions extérieures. Je voulais en faire ma priorité. Mon projet numéro un.

Et c’est un pari que j’ai gagné. Mon premier Noël en perte de poids a été un succès. Je n’ai pas exactement maintenu mon rythme de croisière, mais je n’ai pas non plus pété les plombs et foutu mon projet par-dessus bord. Ça a été une vraie belle victoire. Et ça m’a permis de me faire confiance et de croire de plus en plus que je serais capable d’atteindre mon objectif. Lire la suite

Comment l’activité physique contribue à la perte de poids

C’est quelque chose que je répète souvent : c’est l’alimentation qui compte le plus quand on veut perdre du poids. Une perte de poids se fait dans la cuisine, pas au gym (ou sur une piste de course ou dans une classe de Pilates).

Le premier réflexe que beaucoup de gens ont lorsqu’ils souhaitent perdre du poids, est de voir comment ils pourraient être plus actifs. Ce n’est pas mauvais en soi, bien sûr. Mais c’est un peu commencer en se posant la mauvaise question. Et en mettant beaucoup d’efforts pas au mauvais endroit, mais pas à l’endroit le plus efficace. Changer son alimentation a beaucoup plus d’impact sur notre poids que de commencer à faire de l’activité physique. Mais on dirait que c’est toujours au sport qu’on pense en premier quand même.

Moi-même, quand j’ai commencé ma perte de poids, je me suis acheté un vélo stationnaire. Un beau, avec plein de fonctions programmables, un mécanisme silencieux, même un lecteur MP3! J’ai choisi le vélo non pas parce que je suis très fan de ce sport à la base, mais parce que c’est l’équipement de sport « maison » qui nous en donne le plus pour notre argent. Pour un budget de 500$, on peut acheter un vélo stationnaire qui sera comparable aux vélos qu’on retrouve dans les gyms. Pour un budget de 500$, on aura un tapis roulant qui date de l’URSS. Ou un elliptique de l’arche de Noé.

Et au début de ma perte de poids, je me suis beaucoup servi de mon vélo stationnaire. Les journées où je n’allais pas au gym, par exemple. Ou les journées où je savais que j’allais peut-être avoir un peu plus de difficulté à respecter mon budget calorique.

Mais, rapidement, je me suis rendue compte que je trouvais ça plate à mort, le vélo stationnaire. Et que ça me faisait mal aux fesses. Et qu’une demi-heure sur le vélo me paraissait plus longue qu’une heure chez le dentiste. C’est pas peu dire. Et que, à vrai dire, après avoir fait un bon 30 minutes de pédalage, j’avais selon toute vraisemblance dépensé environ 200 calories. Pas très impressionnant.

Et je me suis peu à peu renseignée sur les calories qu’on brûle réellement en faisant de l’activité physique. Et je me suis peu à peu découragée de ce que j’ai appris. Premièrement, la plupart des appareils de sport nous mentent quand ils nous disent combien de calories on a perdu pendant une séance donnée. En fait, mettons qu’ils ne nous mentent pas mais que le chiffre qu’ils nous donnent est grossièrement estimé.

D’abord, les appareils sont calibrés en prenant pour acquis que c’est un homme qui les utilise. Et si on n’entre pas notre poids et notre âge avant de commencer l’activité, l’estimé est encore plus vague.  Parce que notre dépense calorique est fortement affectée par notre genre, notre âge, notre poids actuel, notre niveau de forme physique, notre métabolisme, etc. En bref, un homme de 250 livres pas trop en shape va probablement dépenser beaucoup plus de calories en 30 minutes sur un tapis roulant qu’une femme de 120 livres qui court des marathons.

Hé oui, vous avez bien lu! Plus on perd du poids et plus on est en forme, MOINS on dépense de calories pour faire une certaine activité physique. Injuste, vous dites?

Et quand j’ai réalisé tout ça, qu’est-ce que j’ai fait? Je n’ai pas tiré mon vélo stationnaire au bout de mes bras, annulé mon abonnement au gym et brûlé mes espadrilles ni pris un rendez-vous de 18 mois avec mon divan. Non. Mais j’ai modifié ma façon de voir le sport en relation avec ma perte de poids.

J’ai vendu mon vélo stationnaire sur Kijiji, il a fait le bonheur de quelqu’un d’autre pendant au moins un petit moment. Et j’ai continué à faire le sport que j’aimais faire, celui où je ne comptais pas les minutes avant la fin, celui qui me faisait me sentir bien.

J’ai concentré mes efforts sur mon entraînement au gym, parce que j’aime ça. J’ai arrêté de m’infliger de longues sessions de cardio au gym, parce que j’haïs ça. Je ne fais que le strict minimum pour réchauffer un peu mes vieux os avant de faire ma routine musculaire. J’ai commencé à aller marcher dehors, parce que je trouve ça beau et plaisant. J’ai commencé à faire de la randonnée. J’ai essayé de courir à l’extérieur aussi, mais mon corps a rouspété un peu trop fort. J’ai réalisé mon rêve de faire du transport actif.

Randonnée

La randonnée : la découverte du plaisir dans le sport et du sport dans le plaisir!

Bref, j’ai cherché le plaisir dans l’activité physique. Et non pas la dépense calorique. Mais ça tombe bien, elle vient quand même avec. C’est comme un effet secondaire du sport. Un petit bonus.

On pourrait croire à me lire que je ne considère pas que l’activité physique est un outil pour la perte de poids. C’est faux. Je suis convaincue que d’être active a contribué à ma perte de poids. Mais pas de la façon dont on pense. Pas en me faisant brûler full de calories. Voici les raisons pour lesquelles j’ai inclus l’activité physique dans ma perte de poids et pourquoi elle joue aussi un grand rôle dans le maintien mon poids.

Pour consolider mes bonnes habitudes

Je dis souvent qu’une perte de poids, ce n’est pas quelque chose de temporaire. Ça n’a pas de fin. Il y a le moment où on perd du poids, et le moment où on le maintient. Et la partie du maintien est pour la vie. Pour y arriver, il faut modifier ses habitudes de vie de façon permanente, pas juste donner un coup avant de revenir à nos vieilles façons de faire.

Changer ses habitudes, c’est difficile. Mais c’est aussi une roue qui tourne. Plus le temps passe, plus nos nouvelles habitudes sont ancrées dans notre quotidien. Et les nouvelles habitudes se renforcent entre elles.

Pour moi, faire du sport fait partie de ce nouveau mode de vie où je prends soin de moi. Quand je suis moins active, j’ai tendance à moins bien m’alimenter. Et quand je m’alimente moins bien, j’ai moins le goût de faire du sport. Une roue qui tourne, des habitudes qui s’alimentent entre elles.

Donc, je fais du sport parce que ça fait partie du « package » d’outils pour m’aider à maintenir ma perte de poids. Parce que ça m’incite à prendre soin de moi en général. Parce que, pour moi, être active est une pièce du puzzle. Sans cette pièce, il y a un trou dans le portrait. Et je me sens moins solide dans mes bonnes habitudes.

Pour augmenter ma dépense d’énergie même au repos

L’activité physique a un effet de booster sur le métabolisme, c’est-à-dire sur notre rapidité à brûler des calories, même au repos.

Le métabolisme, c’est une loterie. Certains auraient un métabolisme de formule un, donc brûleraient à la base plus de calories, même en restant couchés. Je suis certaine que vous connaissez tous une personne qui peut manger comme un camion de vidange et conserver sa ligne. Et certains auraient un métabolisme aussi rapide qu’un ti-coune endormi et auraient tendance à dépenser beaucoup moins de calories et, par le fait même, à prendre du poids facilement.

Ce  ne sont pas tous les experts qui s’entendent sur le rôle du métabolisme sur la perte de poids. Mais, bonne nouvelle! Tous les experts s’entendent pour dire qu’on n’a pas à être victime de son ti-coune. Quand on fait du sport, on motive le métabolisme à s’activer. Et on lui fait dépenser plus de calories. Mais pas juste pendant le sport. Après aussi! Fabuleux, n’est-ce pas?

Alors, toutes les infopubs qui vous vendent un DVD de sport ou un Ab Roller et qui vous disent que – Magie!!!- leur bébelle vous permet de brûler des calories même après l’entraînement ne vous bullshitent pas. C’est juste que ce n’est pas seulement leur bébelle qui permet de réaliser cette belle promesse, mais n’importe quelle activité.

Et je ne peux pas dire non à ce petit coup de main métabolique pour m’aider à gérer mon poids, c’est trop beau!

Avant le gym

Avant le gym : prête à donner un coup de pied aux fesses de mon métabolisme.

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