Que faire en cas de dérapage?

Ça y est, c’est arrivé. J’ai perdu le contrôle. Quelque part à la fin janvier. Ça a été l’anniversaire de mon chum. Et on a fêté en grand sur plusieurs jours. Et le journal alimentaire a pris le bord. Et mes bonnes habitudes aussi.

La semaine qui a suivi, j’ai glissé sur la pente de l’excès. Y a comme une switch qui s’est allumée et je me suis redécouvert un grand intérêt pour le dessert et l’alcool et la bouffe réconfort. Et un intérêt disons mitigé pour le gym et le contrôle des portions.

J’ai fini la semaine avec 3 500 calories de trop à mon budget. Ba-zing!

J’ai fourré les breaks. Mais ça a pris du temps avant que je puisse m’arrêter. J’ai eu un peu peur même. Plus de peur que de mal : je n’ai pas pris de poids après cette semaine hors-bilan. Mais ça m’a fait réfléchir. On fait quoi quand on a l’impression qu’on n’a plus le contrôle?

Récemment, ça m’est arrivé à plusieurs reprises que quelqu’un me mentionne que perdre du poids, c’est un peu comme arrêter de boire. Le même challenge. Dans un sens, c’est bien vrai. Dans les deux cas, on abandonne quelque chose qui nous donne beaucoup de plaisir mais qui a un effet néfaste sur notre santé. Et qui a aussi une très grande emprise sur nous.

Mais il y a une différence très importante entre les deux. Je ne peux pas complètement arrêter de manger, comme un alcoolique peut complètement arrêter de boire. Un moment donné, il faut que je m’adonne à mon plaisir. Surtout dans mon cas, genre cinq fois par jour.

Mylene au resto

Oui, j’ai faim dans la vie. Ça me prend trois repas par jour et deux collasses. Sinon, je deviens plus agressive qu’un raton laveur qui a senti un restant de sandwich dans une poubelle.

Je n’aime pas penser à mon problème de poids en termes de dépendance. Mais c’est vrai que la bouffe a déjà eu un grand pouvoir sur moi. Y a eu des moments quand j’étais jeune où j’attendais que tout le monde dans la maison soit couché pour dévaliser le frige et le garde-manger. J’ai déjà dit la phrase : «Supersize it», au McDo, aux États.

Quand j’ai commencé ma perte de poids, j’avais toujours l’impression que j’étais à une mauvaise décision de me ramasser en train de manger la maison au complet. J’étais effrayée des activités sociales parce que j’avais toujours peur de shirer et de perdre le contrôle sur ce que j’allais ingérer. Comme si le fait de faire des excès pendant un repas allait me remettre sur le chemin de la dérape éternelle. Celle qui s’arrête ou pas au bout de 50 livres.

Je ne réalisais pas que c’était toujours moi qui avais le contrôle. Et je suis contente, je l’ai appris grâce à ma débandade du mois de janvier.

Et, bonne nouvelle : c’est vraiment à la portée de tout le monde!

Alors, concrètement, on fait quoi pour reprendre pied après une dérape? Lire la suite

Reprendre du poids : la menace fantôme

Cette semaine, à plusieurs reprises, je suis tombée sur un article qui déplorait que plus de 40% des gens qui subissaient une chirurgie pour perdre du poids redevenaient obèses après quelques années.

Si on regarde l’expression « faire péter sa balloune » dans le dictionnaire illustré, y a probablement ma face qui lit cet article-là…

Je n’ai pas eu de chirurgie pour perdre du poids, mais je me dis que nous faisons tous face aux mêmes enjeux, peu importe la façon dont on y arrive.

L’article en question m’a rappelé mon état d’esprit du dernier temps des Fêtes. C’était mon premier Noël après avoir presque atteint mon objectif de perte de poids. Le premier Noël en mode maintien. Et j’avais plein d’envies de gâteries (se réveiller avec un goût de Bailey’s, c’est quand même préoccupant), des rêves d’excès, d’en profiter sans limite, de régler ça en janvier… Et en même temps, j’étais terrifiée à l’idée de prendre du poids. À l’idée d’une possible débandade.

Bref, j’ai passé un Noël un peu schizo.

Et j’ai réalisé que je n’étais pas sortie du bois. Une perte de poids, ce n’est jamais un dossier réglé pour de bon. Seulement 5% des gens qui ont perdu beaucoup de poids réussissent à maintenir le changement à long terme. Tous les gagnants de l’émission The biggest loser sont à nouveau obèses. Oprah elle-même en arrache avec le maintien. Seigneur prend pitié, si même Oprah trouve ça difficile…

Même mon expérience personnelle me dit que je suis en danger. Ce n’est pas la première fois que je perds du poids. C’est la première fois que j’en perds AUTANT. C’est aussi la première fois où j’atteins mon objectif ou, du moins, que je m’en approche vraiment très près.

Mais il y a eu des moments dans ma vie où j’ai réussi à perdre des cinquantaines de livres. Et je n’ai jamais été capable de maintenir le changement. À chaque fois, le poids que j’avais perdu est revenu, et il a ramené des petits copains avec lui. C’était pas nécessaire, vraiment. Mais ça lui faisait plaisir, faut croire.

Et donc, en ce moment, j’essaie de tirer des leçons de ces tentatives infructueuses. J’essaie de comprendre ce qui n’a pas marché les autres fois, pour essayer d’éviter les mêmes pièges. Je me dis que si je sais ce qui a torpillé mes efforts par le passé, j’aurai peut-être plus de chances de maintenir ma perte de poids cette fois.

Et si jamais ça peut aider quelques personnes au passage, ça serait vraiment la plus belle chose au monde.

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Une perte de poids ne vient jamais seule!

En commençant ma perte de poids, j’avais les yeux rivés sur l’objectif : Perdre. Du. Poids.

Mon regard n’était fixé que sur la balance, les vêtements qui devenaient trop grands, mon image qui changeait dans le miroir.

Je m’attendais à ce que l’impact majeur de ma perte de poids soit… une perte de poids! Mais, ô étonnement, elle n’est pas venue seule! Elle a été accompagnée de quelques surprises. Certaines positives, d’autres pas tant.

Mais comme on a tous besoin de positif dans nos vies à la fin d’un hiver qui ne finit plus, voici les effets secondaires de ma perte de poids qui ont vraiment été les bienvenus.

S’affirmer et apprendre à dire non

Manger est un acte fondamentalement social. Chaque fois que quelque chose arrive dans une vie, on mange.

Un mariage? Buffet.

Funérailles? Tites sandwiches.

Anniversaire? Gâteau et bulles.

Promotion? Démotion? Peine d’amour? Vacances? Mercredi? On mange!!!!!

Il n’y a pas une semaine sans occasion spéciale. Alors si chaque occasion spéciale devient un prétexte pour larguer les bonnes habitudes, on ne s’en sort pas.

En perdant du poids, j’ai appris à m’affirmer, à me choisir, à dire non. Non à la deuxième portion, au verre de vin de trop, à la sortie au resto, au dessert, etc. Ce n’est pas toujours facile quand tout le monde à table prend une entrée de passer son tour. Mais c’est devenu de plus en plus naturel pour moi au fil du temps.

C’est une compétence qui peut se transférer à toutes les autres sphères de ma vie. J’ai compris que quand j’ai un but à atteindre, c’est à moi de prendre les moyens pour le faire.

Repenser ma consommation d’alcool

Deux verres

Je n’ai jamais eu officiellement de problème de boisson. 1- Parce que c’est une expression qui ne s’utilise plus depuis le dernier épisode des Dames de cœur. 2- Parce que j’étais (et je suis toujours) un animal social à tendance à l’ébriété. Ou un animal ébriétaire à tendance sociale.

Bref, j’aimais faire la fête mais boire seule ne m’intéressait pas.

Pour moi, une bouteille entamée ne demandait qu’à être terminée. Mon auteur favori, Stephen King, qui a combattu longtemps ses démons de la dépendance, a déjà déclaré qu’il pognait intérieurement les nerfs quand il voyait au resto quelqu’un avec un verre de vin à demi-plein tout au long du repas. Genre : « Pourquoi t’en as commandé un si t’avais pas le goût de boire??? ». J’étais un peu comme ça aussi.

Avec la perte de poids et le comptage de calories, j’ai diminué drastiquement ma consommation d’alcool.Ce n’était pas un but recherché. Mais quand j’ai dû choisir entre manger un repas ou boire quelques verres, la bouffe a gagné. J’ai appris à refuser de l’alcool pour ne pas dépasser mon budget calorique. Je suis capable maintenant de siroter le même verre toute la soirée. I’m sorry, Stephen. I love you. Call me!

Et pourquoi c’est une « belle » surprise, me demanderez-vous? Parce que ça a eu un impact positif sur ma santé. Et sur mon portefeuille. Et parce que ma consommation d’alcool me préoccupait depuis un bon moment, mais que je n’avais pas encore trouvé un moyen d’y faire face. Lire la suite

Mon meilleur conseil pour perdre du poids

C’est en plein le temps de l’année où on commence à faiblir de la résolution. Me semble que le 1er janvier, je le sentais bien de revenir à 1 500 calories par jour. Ouin, je voulais encore m’attaquer à mes *blip* de 10 dernières… Mais à quelque part autour du 15 janvier, je commence à trouver que c’est pas beaucoup, 1 500 calories. Et je commence à oublier à quel point j’ai feelé tout croche le 31 décembre parce que j’avais trop mangé. Était-ce si pire que ça, que je me demande? Le souvenir s’efface…

Donc, ça va me faire du bien de revenir à l’essentiel et de revisiter mon seul conseil valable pour perdre du poids : miser sur l’alimentation. Si on n’a qu’un seul changement à mettre en place, le plus payant est de s’arranger pour que les calories qui entrent soient moins élevées que celles qui sortent. Ou, pour dire la même affaire mais en ayant l’air brillant, il faut créer un déficit calorique.

Comment on fait ça? Le plus simple est d’utiliser un journal alimentaire pour établir notre budget calorique et compter nos calories à tous les jours.

Je pourrais arrêter mon article drette là. C’est ça mon meilleur conseil pour perdre du poids. Le reste, ce qu’on mange, combien on en mange, etc., c’est une question de choix.

Mais j’ai le goût de vous parler d’alimentation.

Parce même si on peut créer un déficit calorique en mangeant de la scrap, on se rend vite compte qu’on a tout intérêt à faire de meilleurs choix alimentaires.

Quand t’as un nombre limité de calories à chaque jour, tu veux qu’elles valent la peine. Et tu ne veux pas te ramasser à 9 heures le soir en train de brailler à ta mère parce que t’as faim et que tu te demandes qu’est-ce que tu pourrais bien manger pour 8 calories… Je ne dis pas ça parce que je l’ai vécu nécessairement… C’est juste un exemple. Ok, ça m’est peut-être déjà arrivé. Mais je le nierai jusqu’à la mort.

Depuis le début de mon blogue, je suis hésitante à donner mon avis concernant l’alimentation.

Plusieurs raisons expliquent cette hésitation :

  1. Je suis convaincue qu’une perte de poids durable se fait quand on mange ce qu’on aime, pas quand on mange ce que quelqu’un d’autre nous dit de manger.
  2. Je n’ai pas une diète super standard. Conseil de mon frère quand je lui ai dit que j’allais faire un article sur l’alimentation? «Essaie de pas être trop weird…»
  3. Je n’ai aucune formation sur ce sujet, malgré un grand intérêt.

Mais c’est une question qu’on me pose souvent. Oui, c’est beau compter ses calories, mais qu’est-ce qu’on devrait manger? As-tu des aliments vedettes? Des suggestions? Des recettes? Et je me rappelle aussi qu’au début de ma perte de poids, j’étais un peu dans ce même flou quand je pensais à mon alimentation.

Alors je me lance.

Mais avant de parler de ce que je mange, j’aimerais quand même faire deux mises en garde. Je me sens comme Santé Canada tout à coup…

L’aliment miracle n’existe pas

On ne doit pas s’infliger de manger un aliment parce qu’il est supposé nous faire perdre du poids. Je n’aime pas les huîtres : leur texture me dégueule et leur goût me rappelle un lendemain de veille à Old Orchard. Si j’avais basé mon alimentation sur l’huître pour perdre du poids, soit j’aurais été vachement malheureuse depuis deux ans, soit ça aurait toffé un gros 15 secondes.

(Ou, autre option, j’aurais peut-être appris à aimer les huîtres! Je suis tellement fermée d’esprit des fois…)

En gros, il n’y a aucun aliment qui a le pouvoir de nous faire perdre du poids. Triste mais vrai. Donc, mangeons ce qu’on aime, ce qui nous satisfait, ce qui nous rend heureux et laissons de côté les options qui nous donnent la baboune.

Par ailleurs, la perte de poids, c’est bien des essais-erreurs. Il ne faut pas avoir peur d’essayer, faire des découvertes de nouveaux aliments, garder l’esprit ouvert. Se donner le droit de tomber en amour avec le fromage cottage, qui sait?

Il n’y a pas de mauvais aliment, il n’y a que de mauvaises portions ou une mauvaise fréquence

Dans le domaine de la perte de poids, on a souvent tendance à penser en termes de bon ou mauvais. C’est comme un western. Salade : bon. Mr. Big : mauvais. Mais dans les faits, aucun aliment à lui tout seul n’a un grand impact sur le poids. Et s’empêcher de manger quelque chose parce qu’il fait supposément prendre du poids peut nous frustrer solidement.

Le fait est qu’il est possible de continuer à manger ce qui nous fait tripper quand on perd du poids. Même des trucs considérés très «méchants» comme des frites ou du gâteau aux carottes. Le secret-pas-tant-secret? La quantité et la fréquence à laquelle on inclut nos petits plaisirs.

Se claquer un gallon de Coaticook à tous les soupers : pas winner pour le tour de taille. S’en prendre un bol le samedi soir (ou le mardi, si on est wild!!!!) : pas d’souci, comme disent nos cousins.

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Perdre du poids : un tremplin vers les plus hauts sommets!

 

Aujourd’hui, je veux vous présenter mon amie Hélène.

J’ai connu Hélène il y a déjà plusieurs années, par amis interposés. Impossible de ne pas tomber sous son charme! Hélène est l’amie de tout le monde, elle a un sourire grand comme la terre. Elle déborde d’énergie, elle a toujours mille et un projets. Elle fait du couch surfing, elle aime voyager, cuisiner, rire.

Comme moi, Hélène a perdu beaucoup de poids dans les dernières années (45 livres) en changeant ses habitudes alimentaires et en faisant du sport.

Comme moi aussi, Hélène a perdu un de ses parents à cause du cancer. Dans son cas, c’était sa chère maman, la belle Dina aux ancêtres portugais et aux magnifiques yeux foncés, dont Hélène a d’ailleurs hérité.

Mais Hélène a décidé de faire de cette triste épreuve quelque chose de beau, et quelque chose de bien. Pour amasser des fonds pour la recherche sur le cancer, elle s’est lancé le défi d’aller faire l’ascension du Kilimandjaro. Rien de moins!

Elle a réussi à amasser 13 150 $ en 3 mois et elle s’est rendue jusqu’en haut du Kili! Elle revient avec une fabuleuse histoire à raconter et le sentiment du devoir accompli.

C’est une femme d’inspiration, de courage et de détermination que je vous propose de découvrir.

Tu nous parles un peu de toi ?

Je travaille dans un cégep depuis 2008 auprès des jeunes afin de favoriser leur réussite scolaire.

J’adore travailler auprès de cette clientèle. Ça me rappelle que je me posais les mêmes questions qu’eux à cet âge. Ce n’est pas toujours évident à 18 ans de savoir qui nous sommes, ce que l’on veut et ce que l’on vaut… On ne sait pas encore tout à fait ce dont nous sommes capable et vers où nous irons dans la vie. Parfois, on ne le sait toujours pas à 36 ans! Lire la suite

Conserver ses bonnes habitudes pendant les Fêtes : Yes we can!

J’ai commencé ma perte de poids le 24 novembre 2014. Yep, juste un mois avant Noël. J’ai un sens du timing remarquable dans la vie… Mais, on ne peut pas mettre sa vie sur hold pour perdre du poids. Dans une vie, ça n’arrive jamais un stretch de trois ans avec pas de Noël, pas d’anniversaire, pas de vacances d’été, pas de Pâques, pas de baptême, pas de 5 à 7.

Bref, y a pas de moment idéal pour perdre du poids dans la vraie vie.

N’empêche qu’il y a des moments plus faciles que d’autres. Par exemple, pas entre le 24 décembre et le 1er janvier. On peut se l’avouer, ce n’est pas optimal. Mais il ne faut pas penser que c’est voué à l’échec. Il faut juste être conscient que ce sera difficile. Et que plus on est préparés, plus ce sera gérable.

Mon premier Noël en perte de poids a été difficile. Au tout début de mon processus, j’avais peur de perdre le contrôle et qu’un léger dérapage me démotive complètement. J’avais peur de retomber dans mes vieux patterns d’abus. Alors, j’ai planifié en malade. Et ça a porté fruit. Je ne dirais pas que j’ai maintenu mon rythme de perte de poids d’une livre par semaine pendant Noël 2014, mais j’ai maintenu mes bonnes habitudes, je n’ai pas dérapé et j’ai quand même perdu un peu de poids.

Et dès le 2 janvier 2015, c’était le retour à la normale et à la routine habituelle, sans délai, sans « dans une semaine slash à la fin du mois de janvier-février, je m’y remets ».

Voici quelques trucs qui ont marché pour moi pour encadrer la frénésie des Fêtes et ne pas me ramasser avec une grosse pile de regret pour la nouvelle année.

Pratico-pratique

Je vous propose d’abord un guide de survie éclair pour tous vos événements du temps des Fêtes – l’équivalent de la trousse de premiers soins qu’on a tous dans le fond de l’armoire à pharmacie et dans laquelle on a juste utilisé les Band-Aids…

  • Un peu avant la frénésie des Fêtes, cuisiner quelques plats plus légers pour les joursoù on sera à la maison : soupe-repas, grosse salade dans laquelle il nous restera juste à ajouter de la protéine, etc. De cette façon, on n’aura pas juste des restants de tites saucisses dans le bacon à manger entre deux soupers de famille.
  • Inversement, ne pas remplir la maison d’options trash qui sont si disponibles dans les épiceries en ce moment. Si on n’en a pas à la maison quand l’envie nous prend, les chances sont assez faibles qu’on sorte en acheter.
  • Jouer au « gamble de Noël ». Je ne suis pas gambleuse pour deux cennes (que je ne mettrai jamais dans la machine à sous!). Mais, voici un petit pari plaisant que je prends avec moi-même pendant le temps des Fêtes. Je fais une liste des 4-5 trucs qui me font le plus envie  (Number 1 : les Turtles!!!!). Mais, je n’en achète pas parce que : truc précédent. Mais si jamais il y en a dans une activité où je suis invitée : bingo/black jack/banco/la-poule-ou-l’enveloppe! Je gagne une belle portion dudit truc, sans culpabilité ou autre. Quel thrill de la mort! Est-ce que ma vie est palpitante ou ma vie n’est pas palpitante?
  • Ne pas abandonner le journal alimentaire : même si on sait que le budget a été explosé, continuer de logger. Ça peut nous freiner un peu et, à l’inverse, ça peut aussi faire qu’on va se permettre une petite gâterie si on se rend compte qu’on a encore un peu de lousse!
  • Manger léger dans la journée en prévision d’un repas plus costaud.
  • Ne pas arriver affamé à une activité. Se prendre une collation protéinée avant le départ. Le mindset buffet chinois i.e. «Y feront pas d’argent avec moi j’ai pas mangé de la journée » ne sera jamais payant.
  • Boire beaucoup d’eau. La déshydratation peut parfois être interprétée par notre cerveau comme de la faim. En plus, l’eau remplit l’estomac et ne contient aucune calorie. Et ça fait de plus beaux lendemains de veille!
  • Consommer de l’alcool uniquement avec le plat principal, pour limiter les calories liquides qu’on ingère et éviter les beer goggles pour les choix alimentaires. Avouons-le, les graines de chips nature dans le fond du bol ont toujours l’air plus attirantes après 3 gin tonic.
  • Si on est invités dans un potluck, amener un plat plus léger – quelque chose qu’on va pouvoir manger en grande quantité sans défoncer la banque (crudités, salade de légumes (pas la salade de patates extra mayo double bacon), plateau de fruits, crevettes cocktail, etc.)
  • Si on ne participe pas à l’élaboration de la bouffe, se renseigner sur ce qu’il y aura au menu pour planifier son repas et éviter les décisions intempestives.
  • Au repas, remplir la moitié de son assiette d’un plat moins calorique (salade, légumes, poisson) avant de remplir l’autre moitié de trucs plus dévastateurs pour le budget. Attention : un seul étage par assiette! C’est pas le Complexe G!
  • Attendre une vingtaine de minutes avant de prendre une deuxième portion, le temps de réaliser qu’on a déjà trop mangé – en profiter pour jaser avec le cousin Machin qu’on voit jamais.
  • Prendre un seul dessert, mais choisir celui qui va certainement nous empêcher de dormir et/ou provoquer une crise d’hyperglycémie. Faut que le dessert choisi en vaille la peine!
  • Limiter la consommation d’alcool – choisir la bière, le vin ou les spiritueux non mixés. Laisser tomber les cocktails douteux du beau-frère avec sa grenadine qui date de l’URSS.
  • Aller prendre une marche après le repas.
  • Si on reçoit, demander aux invités d’amener des Tupperware et leur donner les restes avant qu’ils repartent. À l’inverse, si on est invités, ne pas ramener de restes à la maison.
  • En profiter dès qu’on a la chance pour manger normalement , être actif et donner un répit à son foie.

Et pour terminer, quelques réflexions sorties de mon fond pour ne pas perdre le contrôle de ses bonnes habitudes pendant le temps des Fêtes. Lire la suite

Mes échecs

Ça m’a pris un an et demi pour perdre 72 livres. Quand j’ai commencé, j’avais un objectif de perdre une livre par semaine et je l’ai plus ou moins maintenu pendant 18 mois.

Donc, on peut dire que le processus a suivi son cours et que ça s’est bien passé.

Malgré tout, j’ai quand même vécu pas mal d’échecs pendant ma perte de poids. Et fait pas mal d’erreurs. C’est important pour moi de les partager parce que beaucoup de ce qu’on voit ou lit sur la perte de poids a l’air parfait.

J’ai déjà parlé des photos avant-après que je trouve trompeuses parce qu’elles donnent l’impression qu’un changement comme une perte de poids significative s’effectue du jour au lendemain.

Et on a l’impression aussi que, pour perdre du poids, il faut avoir une démarche exemplaire. Ne jamais faire de mauvais choix alimentaires, ne jamais manquer une journée au gym, ne jamais perdre les pédales au Trésor Chinois.

Voici donc mes plus importants échecs. Et comment les éviter.

Vouloir aller trop vite

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Rien ne sert de courir.. à moins qu’on aime la course!

Je ne suis pas patiente dans la vie. Je veux que tout se fasse tout de suite. NOW! Faire la file pour passer à la caisse raccourcit ma vie de plusieurs années.

Je dois tenir ça de ma mère. À chaque fois qu’on va au resto, elle s’impatiente sur le service. Peu importe le temps que ça prend. Même si on est servies avant de commander… A trouve ça long.

Mais perdre du poids, ça prend de la patience. On ne peut pas tourner les coins ronds. Et c’est très difficile d’accélérer la patente. Mais ça ne veut pas dire que je n’ai pas essayé.

Je me suis lancée dans l’aventure avec une mentalité « no excuse » assez intense. Fait moins 30? Pas une excuse pour ne pas aller courir! T’as mal à quelque part? Pas une excuse pour ne pas te défoncer au gym! Tu vois des points noirs? Pas une excuse pour manger!

Je racontais à une amie récemment pourquoi je voyais un physio en ce moment.

Moi : Je me suis blessée aux épaules.

Amie : C’est arrivé comment?

Moi : Au gym. J’essayais de faire un plank row. Quand j’ai levé mon bras droit, mon épaule gauche a trouvé ça rushant pas mal. Ça a fait un gros crac. Tellement fait mal que j’ai failli tomber sur la face.

Amie : Et t’as fait quoi quand c’est arrivé?

Moi : Ben j’ai fini mes 15 rep avec le premier bras et j’ai fait l’autre côté.

Amie : …

Résultat : blessure chronique aux deux épaules. Applaudissements de mini-golf.

J’ai subtilement demandé à mon physio si ça arrivait souvent, une blessure en même temps aux deux épaules. Je voulais valider ma normalité. Et il m’a répondu : «les chances sont vraiment pas élevées.» Avec l’air de ne pas vouloir me juger, mais de le faire quand même.

Parce que j’ai voulu aller trop vite, ma routine de gym est bien compliquée depuis plus d’un an. Je ne peux mettre aucune charge sur mes épaules. J’ai les jambes et les abdos en feu tout le temps parce que c’est les seules régions que je peux travailler… Et j’ai dû remettre à plus tard mon projet de commencer le powerlifting. Pas cool.

Et aucune contribution à mon projet de perte de poids. Au contraire, ça aurait pu me démotiver et me pousser à abandonner le gym.

Tout est une question de modération. Il ne faut jamais perdre de vue que l’objectif est le long terme : développer une habitude et la maintenir pour assurer le succès.

Je l’ai appris à mes dépens et c’est l’un de mes plus grands challenges : la modération… Lire la suite