Les conseils que j’aurais aimé me donner il y a 10 ans

Est-ce que c’est l’idée de devenir bientôt mère qui me rend nostalgique? Ou bien le fait que j’ai récemment dû fouiller dans les 8 millions de photos de mon enfance pour faire un carrousel de photos pour l’anniversaire de ma mère? Ou juste mon penchant naturel pour faire briller mes souvenirs et me rappeler du bon vieux temps? Je ne sais pas!

Mais j’ai beaucoup pensé dernièrement à mes années de vie pré-perte de poids. Et èa ce que j’aurais aimé faire de différent, si on m’en donnait la chance.

J’ai commencé à avoir des problèmes de poids vers l’âge de cinq ans, si je me fie à mes photos d’école de maternelle. Avant ça, je crois que j’étais pas mal dans la moyenne des bébés/ti-poutes avec leur gras de plis de coudes et leur petite bedaine de lait.

Bébé

Ma petite face dans un beau décor à la mode du temps (le brun fera-t-il un jour un retour avec cette magnitude? On en doute…)!

Mais déjà en maternelle, j’étais parmi les plus gros. Et ça s’est empiré avec le temps. La vie dans la cour d’école n’était pas toujours très tendre pour la petite grosse que j’étais. Les enfants ont le don de picosser là où ça fait mal. Et quand tu es obèse, c’est assez facile d’identifier où picosser pour les petits tannants. Mais ma vie n’était pas misérable pour autant. Je n’étais pas exactement victime de bullying, juste de mauvaises blagues qui pinçaient dans mon estime de moi. Je me rappelle que j’ai souvent souhaité être mince. Quand je soufflais les chandelles de mon gâteau de fête ou quand fallait faire un vœu parce que j’avais dit le même mot en même temps que ma petite copine de classe.

Mais je ne savais pas comment je pourrais perdre du poids. Bien évidemment, à 8 ans, j’étais assez démunie sur la question. J’avais l’impression que notre corps nous était attribué et qu’on n’avait pas le contrôle sur la chose. « Ha oui, la p’tite Bruneau… tiens, vlà ton gabarit. Désolé, c’est le seul qui reste. Non, on peut pas le changer. » Lire la suite

La grossesse, c’est comme une Infopub

Pour la première fois de ma vie, je suis enceinte. Pour moi, ça fait aussi bizarre que de dire pour la première fois de ma vie, je vis sur Mars.

Quand j’annonce aux gens que je connais que j’attends un bébé, c’est toujours une effusion de sentiments positifs. Tout le monde est heureux. Tout le monde trouve que c’est le best qui peut t’arriver. Même ceux que je ne connais pas tant que ça. C’est comme la meilleure nouvelle que j’ai jamais apprise à personne, je pense que je pourrai jamais topper ça : prix Nobel, Oscar, gagnante de la Poule aux œufs d’or, personne ne sera jamais aussi heureux pour moi qu’en ce moment.

Et tout le monde te couvre d’attention, tu deviens le centre d’intérêt, la source de mille attentions. Tout à coup, tout le monde veut prendre soin de toi, t’éviter du trouble, te laisser te reposer. Et le changement se fait instantanément. Une minute avant de partager ta nouvelle, tu cordais du bois avec le voisin. La seconde où tu lui apprends que t’es enceinte, tu te retrouves assise avec un verre d’eau pétillante à la main et quelqu’un te fait du vent avec une grande plume d’autruche.

C’est aussi un beau moment parce que tout est nouveau. À chaque étape, t’apprends quelque chose sur la production d’un être humain, sur ton corps, sur toi-même en tant que personne aussi. Tu te poses des questions que jamais t’aurais pensé te poser : est-ce que j’ai une opinion sur les chauffe-lingette par exemple? Tu découvres ton partenaire de vie sous un autre angle.

Bref, c’est excitant une grossesse. Et il y a beaucoup de femmes qui adorent être enceinte. Mais, comme pour n’importe quelle expérience humaine, ce n’est pas parfait. Et je réalise qu’on a BEAUCOUP tendance à idéaliser la grossesse. À en faire l’Expérience par Excellence pour une madame.  Lire la suite

Le best of des 10 dernières : les meilleurs articles pour entreprendre une perte de poids

Je ne suis pas de celles qui prennent des résolutions du jour de l’an. De toute façon, on se fait toujours dire que ça ne sert à rien, que les bonnes résolutions durent à peine plus longtemps qu’un brushing dans une bombe météo. À quoi bon, donc? Mais je vois la nouvelle année comme une belle occasion de faire un retour sur l’année passée et de réfléchir sur mes habitudes, celles que j’aimerais conserver, celles que je voudrais améliorer et celles que je voudrais ditcher. Et j’aime bien me faire un plan de match pour l’année à venir afin d’atteindre mes objectifs.

C’est dans cette optique que j’ai pensé starter la nouvelle année en proposant un best of de ce que j’ai publié sur le blogue depuis son lancement. Un best of après seulement un an et demi d’existence? C’est pas un peu fendant? Y a des boys band qui en sortent pas mal plus rapidement que ça, que je me suis dit, alors pourquoi pas!

N’écoutant que mon cœur sur deux pattes, j’ai donc éteint Netflix, tassé le chat de mes genoux et j’ai plongé dans la soixantaine d’articles du blogue. Et je me suis mise à la recherche des articles les plus punchés pour aller droit au but et botter les fesses d’un projet de perte de poids.

Le résultat : une boîte à outils pour la perte de poids et une bonne dose de motivation pour ceux et celles qui voudraient mettre sur pied ou poursuivre un projet de perte de poids, résolution ou pas. Lire la suite

Vidéo

VLOG! 4 trucs pour garder le contrôle pendant les Fêtes

Le temps des Fêtes présente des défis pour nous tous en perte ou en maintien de poids. Voici 4 de mes trucs préférés pour garder le contrôle pendant cette période moins propice à la gestion du poids.

Bonus : voyez et entendez mon adorable petit chat faire ses débuts au petit écran! Gardez l’oeil ouvert, elle se fait voir et entendre à quelques reprises!

Joyeuses Fêtes! XoX

Faire de sa perte de poids une priorité

On arrive bientôt au temps des Fêtes. Un moment pas facile pour les gens en perte ou en maintien de poids. On a mille et un cossins à faire. Entre courir le cadeau du beau-frère, penser au menu du souper de Noël, décorer la maison, passer une huitième fois au Costco, pas facile de se garder du temps pour sa perte de poids. Pas facile que ce projet reste une priorité.

Le temps des Fêtes est l’une des meilleures excuses pour remettre un projet de perte de poids à plus tard. Pas mal plus tard.

Qui n’a jamais pensé « Oui, j’aimerais bien perdre du poids, mais là, les Fêtes arrivent. Ça me donne rien de commencer. Je m’occuperai de ça en janvier ».

Les Fêtes sont un exemple de raison pour reporter un projet de perte de poids, mais pas le seul. J’en ai déjà utilisé personnellement plusieurs : les vacances d’été, la semaine de relâche, un voyage, la fin de semaine, mardi, la fête du chat, etc.

C’est vrai que ce n’est pas facile de commencer une perte de poids. Et dans un contexte moins routinier qu’une semaine typique metro-boulot-dodo, le défi est plus grand.

Mais ce n’est pas impossible. J’ai commencé ma perte de poids un 24 novembre. Un solide 30 jours avant les Fêtes. J’aurais très bien pu faire mon calcul habituel : le 24 novembre, Noël est dans exactement un mois, ça ne me laisse pas de temps pour commencer à perdre du poids, prendre une pause pour les Fêtes et recommencer après.

Mais pour moi, ce n’était pas ce genre de projet. Je commençais une perte de poids, mais je changeais aussi mes habitudes, mon mode de vie. Ce n’était pas un projet temporaire que je suspendrais pendant le temps des Fêtes. C’était un projet qui ne serait pas influencé par les conditions extérieures. Je voulais en faire ma priorité. Mon projet numéro un.

Et c’est un pari que j’ai gagné. Mon premier Noël en perte de poids a été un succès. Je n’ai pas exactement maintenu mon rythme de croisière, mais je n’ai pas non plus pété les plombs et foutu mon projet par-dessus bord. Ça a été une vraie belle victoire. Et ça m’a permis de me faire confiance et de croire de plus en plus que je serais capable d’atteindre mon objectif. Lire la suite

Comment l’activité physique contribue à la perte de poids

C’est quelque chose que je répète souvent : c’est l’alimentation qui compte le plus quand on veut perdre du poids. Une perte de poids se fait dans la cuisine, pas au gym (ou sur une piste de course ou dans une classe de Pilates).

Le premier réflexe que beaucoup de gens ont lorsqu’ils souhaitent perdre du poids, est de voir comment ils pourraient être plus actifs. Ce n’est pas mauvais en soi, bien sûr. Mais c’est un peu commencer en se posant la mauvaise question. Et en mettant beaucoup d’efforts pas au mauvais endroit, mais pas à l’endroit le plus efficace. Changer son alimentation a beaucoup plus d’impact sur notre poids que de commencer à faire de l’activité physique. Mais on dirait que c’est toujours au sport qu’on pense en premier quand même.

Moi-même, quand j’ai commencé ma perte de poids, je me suis acheté un vélo stationnaire. Un beau, avec plein de fonctions programmables, un mécanisme silencieux, même un lecteur MP3! J’ai choisi le vélo non pas parce que je suis très fan de ce sport à la base, mais parce que c’est l’équipement de sport « maison » qui nous en donne le plus pour notre argent. Pour un budget de 500$, on peut acheter un vélo stationnaire qui sera comparable aux vélos qu’on retrouve dans les gyms. Pour un budget de 500$, on aura un tapis roulant qui date de l’URSS. Ou un elliptique de l’arche de Noé.

Et au début de ma perte de poids, je me suis beaucoup servi de mon vélo stationnaire. Les journées où je n’allais pas au gym, par exemple. Ou les journées où je savais que j’allais peut-être avoir un peu plus de difficulté à respecter mon budget calorique.

Mais, rapidement, je me suis rendue compte que je trouvais ça plate à mort, le vélo stationnaire. Et que ça me faisait mal aux fesses. Et qu’une demi-heure sur le vélo me paraissait plus longue qu’une heure chez le dentiste. C’est pas peu dire. Et que, à vrai dire, après avoir fait un bon 30 minutes de pédalage, j’avais selon toute vraisemblance dépensé environ 200 calories. Pas très impressionnant.

Et je me suis peu à peu renseignée sur les calories qu’on brûle réellement en faisant de l’activité physique. Et je me suis peu à peu découragée de ce que j’ai appris. Premièrement, la plupart des appareils de sport nous mentent quand ils nous disent combien de calories on a perdu pendant une séance donnée. En fait, mettons qu’ils ne nous mentent pas mais que le chiffre qu’ils nous donnent est grossièrement estimé.

D’abord, les appareils sont calibrés en prenant pour acquis que c’est un homme qui les utilise. Et si on n’entre pas notre poids et notre âge avant de commencer l’activité, l’estimé est encore plus vague.  Parce que notre dépense calorique est fortement affectée par notre genre, notre âge, notre poids actuel, notre niveau de forme physique, notre métabolisme, etc. En bref, un homme de 250 livres pas trop en shape va probablement dépenser beaucoup plus de calories en 30 minutes sur un tapis roulant qu’une femme de 120 livres qui court des marathons.

Hé oui, vous avez bien lu! Plus on perd du poids et plus on est en forme, MOINS on dépense de calories pour faire une certaine activité physique. Injuste, vous dites?

Et quand j’ai réalisé tout ça, qu’est-ce que j’ai fait? Je n’ai pas tiré mon vélo stationnaire au bout de mes bras, annulé mon abonnement au gym et brûlé mes espadrilles ni pris un rendez-vous de 18 mois avec mon divan. Non. Mais j’ai modifié ma façon de voir le sport en relation avec ma perte de poids.

J’ai vendu mon vélo stationnaire sur Kijiji, il a fait le bonheur de quelqu’un d’autre pendant au moins un petit moment. Et j’ai continué à faire le sport que j’aimais faire, celui où je ne comptais pas les minutes avant la fin, celui qui me faisait me sentir bien.

J’ai concentré mes efforts sur mon entraînement au gym, parce que j’aime ça. J’ai arrêté de m’infliger de longues sessions de cardio au gym, parce que j’haïs ça. Je ne fais que le strict minimum pour réchauffer un peu mes vieux os avant de faire ma routine musculaire. J’ai commencé à aller marcher dehors, parce que je trouve ça beau et plaisant. J’ai commencé à faire de la randonnée. J’ai essayé de courir à l’extérieur aussi, mais mon corps a rouspété un peu trop fort. J’ai réalisé mon rêve de faire du transport actif.

Randonnée

La randonnée : la découverte du plaisir dans le sport et du sport dans le plaisir!

Bref, j’ai cherché le plaisir dans l’activité physique. Et non pas la dépense calorique. Mais ça tombe bien, elle vient quand même avec. C’est comme un effet secondaire du sport. Un petit bonus.

On pourrait croire à me lire que je ne considère pas que l’activité physique est un outil pour la perte de poids. C’est faux. Je suis convaincue que d’être active a contribué à ma perte de poids. Mais pas de la façon dont on pense. Pas en me faisant brûler full de calories. Voici les raisons pour lesquelles j’ai inclus l’activité physique dans ma perte de poids et pourquoi elle joue aussi un grand rôle dans le maintien mon poids.

Pour consolider mes bonnes habitudes

Je dis souvent qu’une perte de poids, ce n’est pas quelque chose de temporaire. Ça n’a pas de fin. Il y a le moment où on perd du poids, et le moment où on le maintient. Et la partie du maintien est pour la vie. Pour y arriver, il faut modifier ses habitudes de vie de façon permanente, pas juste donner un coup avant de revenir à nos vieilles façons de faire.

Changer ses habitudes, c’est difficile. Mais c’est aussi une roue qui tourne. Plus le temps passe, plus nos nouvelles habitudes sont ancrées dans notre quotidien. Et les nouvelles habitudes se renforcent entre elles.

Pour moi, faire du sport fait partie de ce nouveau mode de vie où je prends soin de moi. Quand je suis moins active, j’ai tendance à moins bien m’alimenter. Et quand je m’alimente moins bien, j’ai moins le goût de faire du sport. Une roue qui tourne, des habitudes qui s’alimentent entre elles.

Donc, je fais du sport parce que ça fait partie du « package » d’outils pour m’aider à maintenir ma perte de poids. Parce que ça m’incite à prendre soin de moi en général. Parce que, pour moi, être active est une pièce du puzzle. Sans cette pièce, il y a un trou dans le portrait. Et je me sens moins solide dans mes bonnes habitudes.

Pour augmenter ma dépense d’énergie même au repos

L’activité physique a un effet de booster sur le métabolisme, c’est-à-dire sur notre rapidité à brûler des calories, même au repos.

Le métabolisme, c’est une loterie. Certains auraient un métabolisme de formule un, donc brûleraient à la base plus de calories, même en restant couchés. Je suis certaine que vous connaissez tous une personne qui peut manger comme un camion de vidange et conserver sa ligne. Et certains auraient un métabolisme aussi rapide qu’un ti-coune endormi et auraient tendance à dépenser beaucoup moins de calories et, par le fait même, à prendre du poids facilement.

Ce  ne sont pas tous les experts qui s’entendent sur le rôle du métabolisme sur la perte de poids. Mais, bonne nouvelle! Tous les experts s’entendent pour dire qu’on n’a pas à être victime de son ti-coune. Quand on fait du sport, on motive le métabolisme à s’activer. Et on lui fait dépenser plus de calories. Mais pas juste pendant le sport. Après aussi! Fabuleux, n’est-ce pas?

Alors, toutes les infopubs qui vous vendent un DVD de sport ou un Ab Roller et qui vous disent que – Magie!!!- leur bébelle vous permet de brûler des calories même après l’entraînement ne vous bullshitent pas. C’est juste que ce n’est pas seulement leur bébelle qui permet de réaliser cette belle promesse, mais n’importe quelle activité.

Et je ne peux pas dire non à ce petit coup de main métabolique pour m’aider à gérer mon poids, c’est trop beau!

Avant le gym

Avant le gym : prête à donner un coup de pied aux fesses de mon métabolisme.

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Truc du mois : des conseils pour le transport actif

Voilà, ça fait officiellement un an que je pratique le transport actif quelques jours par semaine pour me rendre au travail. C’est une petite fierté pour moi d’avoir réussi à mettre en place ce changement. Ça faisait vraiment longtemps que je me lamentais que mon rêve dans la vie était d’aller travailler à pied. Mais je croyais que c’était un rêve inaccessible. Parce que j’habite quand même loin de mon lieu de travail. Ou du moins, c’est l’impression que j’avais.

C’est en principe pas faux. J’habite dans la basse-ville de Québec et je travaille à Lévis. Une trentaine de kilomètres en voiture, matin et soir. 45 minutes à chaque fois, sauf quand il n’y a pas de trafic. C’est-à-dire, jamais. Il y a toujours du trafic sur cet axe. Les gens de Québec ont cette idée que je suis « à l’envers du trafic » quand je vais à Lévis en auto parce que, traditionnellement, les gens habitaient la Rive-Sud (où les maisons étaient réputées moins chères) pour aller travailler à Québec (où il y avait plus de jobs). Hé bien, ça n’existe plus depuis un foutu bout de temps l’envers du trafic… Un concept révolu. Comme aller aux vues ou passer à la Commission des liqueurs. C’est mort de sa belle mort.

C’est drôle parce que la plupart des gens à qui je raconte que je vais quelques jours par semaine au travail à pied ont beaucoup de compassion pour moi. C’est vrai que c’est un peu un parcours du combattant qui implique plusieurs modes de transport. Je prends le bus pour me rendre au traversier qui m’amène à Lévis. Rendue de l’autre bord du fleuve, je marche pour me rendre au bureau. C’est une marche challengeante, parce que c’est toujours en montant. Y a des escaliers au nombre de beaucoup et un sentier bien trop escarpé à gravir. Bref, j’arrive au bureau et j’ai l’air d’un chihuahua qui sort d’un combat dans le Jell-o contre un pitbull. Maganée, essoufflée et mouillée…

Sweaty happy

À peine quelques minutes après mon arrivée au bureau!

Mais y a personne qui trouve que je fais pitié à vouloir manger le dash de mon char parce que ça me prend 45 minutes faire quelque 30 misérables kilomètres en auto. Que j’arrive au bureau en ayant déjà l’air bête avant même de commencer ma journée. Que ça me stresse de ne pas savoir si ça va me prendre 45 minutes ou 2 heures retourner à la maison le soir. Ouin, des fois y a des accidents… Des fois y a rien mais ça jamme comme si y avait pas de lendemain anyway. Je ne comprends rien au trafic. Je comprends juste que ça raccourcit ma vie d’être pognée dedans.

Mais l’affaire c’est que je suis relaxe quand j’arrive au bureau à pied. C’est un tout autre état d’esprit. Je suis trop brûlée pour être de mauvaise humeur de toute façon! J’ai vu des belles affaires, j’ai flexé mes muscles, je me suis aéré la tête, j’ai pensé mourir au milieu de la côte, ça m’a fait apprécié le reste de ma vie. Et je sais que je fais quelque chose de bon pour moi. Donc, même quand c’est tof, même quand il vente trop pour que mon brushing résiste, même quand il fait frette, c’est positif.

Maintenant que j’ai passé au travers 4 saisons de transport actif, voici quelques conseils que je tire de mon expérience, pour ceux qui voudraient se lancer dans cette aventure.

Quelques conseils généraux

  • Être bien équipé. Avoir de bons vêtements et de bonnes chaussures. Peut-être un petit sac à dos de randonnée. Il y aura probablement un compromis à faire sur le look. Aller dans des boutiques spécialisées pour vous faire conseiller s’il le faut.
  • Prévoir. Le transport actif demande un peu plus de préparation que de tout sacrer dans son char le matin. Préparer son stock la veille, profiter des moments où on va au bureau en auto pour laisser des trucs dans ses tiroirs (vêtements de rechange, peigne, déo, wipettes, etc.).
  • S’informer de la météo. J’utilise l’application Accuweather et j’en suis bien satisfaite. Il ne faut pas nécessairement se laisser arrêter par la température, mais être au courant du temps qu’il fait ou fera pendant notre trajet permet de mieux prévoir le coup et de garder le tout agréable.
  • Faire des réserves au bureau. Surtout si, comme dans mon cas, on n’a pas accès facilement à une douche sur son lieu de travail. Je garde une serviette à main, un déo, du talc, un peigne, des élastiques, des bas-culottes, des sous-vêtements propres, un sac réutilisable, etc. dans ma petite armoire de bureau. Mon kit pour me rafraîchir quand j’arrive le matin de ma belle grande marche.
  • Pour ceux qui s’inquiètent parce qu’ils suent beaucoup : bienvenue dans ma gang! Se rappeler une chose : pour faire descendre rapidement sa température et ainsi arrêter de suinter, il faut bouger le moins possible. Pas s’éventer avec sa main ou une feuille ou se souffler dans le toupet. Assoyez-vous tranquille 5 minutes, ça va passer rapidement.
  • Avant de se lancer, faire une ou deux fois le trajet pendant un jour de congé. Question de savoir combien de temps ça nous prend, dans quel état on arrive, etc. Ça aide à compléter le point « prévoir ».
  • Y aller mollo. Comme dans tout, rien ne sert de partir avec des objectifs trop ambitieux, du style : je vends mon char à partir de la première journée où je décide d’aller au bureau à pied. Commencer modestement, voir comment on aime ça, progresser si ça nous tente.
  • À l’inverse : se donner le temps d’aimer ça. Ça peut que les premières fois, on ne trippe pas tant. C’est un grand changement. Attendre un petit peu avant de décider si c’est fait pour nous. Ne pas se décourager si c’est difficile! Le meilleur est peut-être à venir…
  • Être conscient que ça demande des compromis. J’arrive au bureau dans le même état que quand je sors du gym. Je voudrais bien dire qu’en deux coups de cuiller à pot, je me fais un brushing, une manucure et un maquillage au air brush et que rien ne paraît plus pour le reste de la journée, mais… ce n’est pas tant le cas. Donc, j’ai dû faire quelques compromis sur mon look au bureau. Parce que je suis limitée par ce que je peux apporter dans mon sac à dos et par ce que je peux laisser au bureau pour me préparer (sans complètement accaparer tout l’espace que je partage avec mes délicieux collègues).

Ce que je retire de cette expérience? Contre toute attente, ma saison favorite de transport actif a été : l’hiver!

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’hiver est une saison agréable pour le transport actif. J’adore voir les glaces sur le fleuve, les falaises de Québec enneigées, le Château Frontenac avec ses lumières de Noël. C’est absolument magnifique. À condition d’être habillé en conséquence.

Parce que l’hiver est plein de surprise. Et on ne s’habille pas de la même façon pour affronter des rues glacées, des bancs de neige de 6 pieds, du grésil, des moins 30, etc. Never a dull moment avec l’hiver, bref! C’est fou, mais c’est aussi dangereux l’hiver d’avoir trop chaud que trop froid. Si le parcours qu’on fait est exigeant (ou si on court par exemple), il est recommandé de s’habiller pour une température 20 degrés plus chaude que ce qu’il fait réellement. Voulant dire que s’il fait moins 10, on s’habille comme s’il faisait 10. En bref, on s’habille pour avoir un peu froid au début (mais ne pas geler comme un creton) et pour finir juste bien.

Des conseils spécifiques à l’hiver. Penser à s’équiper de :

  • Crampons amovibles (qu’on va sortir en cas de verglas/sol glacé seulement car marcher en crampons le reste du temps fait solidement gricher des dents)
  • Bottes très chaudes. On peut probablement s’en sortir avec n’importe quel autre équipement d’hiver cheapette, mais les bottes doivent être top notch.
  • Mitaines chaudes mais qui respirent et qui sèchent facilement. Et des hot paws au cas où.
  • Tuque en laine de mérinos ou en matériel technique qui ne retient pas la sueur mais qui tient au chaud.
  • Un manteau avec de l’aération.
  • Un cache-col et un foulard. Les 2.
Vieux Lévis

Une des beautés sur mon chemin : le Vieux-Lévis.

Je vous encourage vraiment à faire l’expérience du transport actif. Pour se rendre au bureau, mais aussi dans les autres situations de la vie de tous les jours. On a souvent tendance à considérer tous les autres moyens de transport avant de se dire : et si je marchais ou si je prenais mon vélo? Alors que c’est parfois une solution qui a bien du sens.

Faites-nous part de vos trucs en commentaires! Et dites-moi si vous pensez au transport actif autant que moi!