Vidéo

Mon tout premier cours de groupe!

Pour cette vidéo, je vous propose de m’accompagner à mes deux tout premiers cours de groupe : VivaFit et Zumba!

Peu importe notre condition physique, notre niveau de forme, nos expériences passées, il n’est jamais trop tard ( ou trop tôt) pour découvrir de nouvelles activités.

Tout le monde est un peu maladroit et un peu misfit en commençant une nouvelle activité, mais ce n’est pas une raison pour ne pas essayer!

Merci à Viva et à Christine Morin-Fortin pour cette belle expérience! À recommencer!

Obèse.

Je me rappellerai toujours de la conversation que j’ai eue avec ma famille quand j’ai décidé de commencer le blogue. J’avais écrit quelques articles et j’avais demandé à ma famille ce qu’ils en pensaient.

Ma mère et mon frère me sont revenus quelques jours plus tard, outrés. Pas de l’idée du blogue, ils trouvaient ça chouette. Et si ça pouvait aider quelques personnes, encore plus beau! Mais dans un de mes textes, je disais que j’avais été obèse une bonne partie de ma vie. Et tous les deux, ils trouvaient ce terme odieux.

« Tu peux pas te décrire comme ça! C’est dégradant, humiliant, ça pas d’allure! De toute façon, t’as jamais été obèse. T’étais ronde/enveloppée/dodue/bien en chair (expression de ma mère…), mais pas obèse! »

Bref, ils étaient tellement fâchés noir que j’ai enlevé le mot de mon texte et de mon blogue. Je me suis dit que j’allais leur épargner d’être la mère et le frère d’une personne obèse. Ça avait l’air important pour eux.

Guanajuato

Mais, le fait demeure. J’ai été obèse toute ma vie. J’avais un IMC de plus de 37 en commençant ma perte de poids en novembre 2014.

Avant ça, en 2005, mon IMC était de plus de 40. C’est exactement à partir de cette limite qu’une personne est considérée obèse morbide. D’ailleurs, mon médecin de l’époque m’avait proposé de me faire inscrire sur la liste d’attente pour la chirurgie bariatrique. J’avais refusé. Je savais que je ne pourrais pas vivre la vie qui vient avec cette opération. Je savais aussi que je pouvais perdre le poids autrement. Ça m’a pris 10 ans, mais j’y suis arrivée.

Obèse est un terme médical. Comme diabétique ou cardiaque. Ça n’est pas un jugement. C’est un chiffre. Ça se calcule, de façon bête et méchante. Ça ne diminue pas la valeur d’une personne.

Pour moi, ça ne donne rien d’avoir peur des mots. J’ai été obèse. Pas juste toutoune ou grassouillette ou chubby. Obèse. De la même façon que je n’utilise pas le terme « paparloune » pour parler d’organes génitaux, je pense que je peux parler de mon obésité sans que ce soit offensant. Ou du moins, j’aimerais que ce soit le cas.

Mais qu’est-ce que ça change, la grande, le terme qu’on utilise?

Pour moi, tant qu’obèse restera presqu’une insulte, on continuera de traiter ceux qui en souffrent différemment, comme des paresseux, des sans-volonté, du monde qui pourrait faire un effort. Et non comme des gens aux prises avec un problème de santé qui va bien au-delà de « mange plus de salade, bois moins de coke pis bouge un peu. »

Il n’y a pas si longtemps, j’écoutais la radio. Ils discutaient d’un article sur l’obésité. Paraît que ça coûte cher au système, les gros. Un obèse va plus souvent chez le médecin, a plus de risques de développer des maladies chroniques (diabète, hypertension, cancer), guérit moins vite, tombe plus souvent malade, etc. Tout ça comme si c’était un peu l’obèse qui l’avait cherché. Tsé, parce qu’il est gros.

Et je criais au volant de ma voiture. Oui, je parle à la radio et à la télé. Je suis venue au monde en m’obstinant et toutes les occasions sont belles pour le faire.

L’histoire c’est que ces personnes obèses, le système les abandonne. On les pointe du doigt parce qu’elles coûtent cher, mais de l’autre côté, on n’a aucune aide à leur proposer. Leur obésité, c’est leur problème, leur faute. S’ils le voulaient vraiment, ils se prendraient en mains.

C’est un peu le même discours qu’on tenait il n’y a pas si longtemps au sujet des gens souffrant de maladies mentales. Un stigmate différent, mais dans la même famille à mon avis.

Obèse, c’est un terme qui vient avec un jugement. Sur la personne qui en souffre, sur ce que doit être sa vie, sur les choix qu’elle fait sûrement, qu’elle devrait faire, sur sa force de caractère. C’est pour cette raison que je veux l’utiliser. Le plus souvent possible. Pour qu’il arrête de traîner autant de négatif dans son sillage.

Novembre 2013 Vermont

Quelqu’un s’étonnait dernièrement du fait que j’avais l’air heureuse sur mes photos « avant ». J’étais surprise de ce commentaire. « Ben oui, J’ÉTAIS heureuse! » Peser 226 livres, ce n’est pas une cellule anti-bonheur. Ça ne m’a pas empêchée de faire plein de choses, d’avoir une belle vie, de réaliser plusieurs de mes rêves.

De voyager beaucoup pour le plaisir et pour le travail, de vivre dans d’autres pays que le mien, d’avoir une vie sociale extensive, d’être invitée à des partys mémorables, d’avoir des amis fantastiques, de faire des conférences devant des centaines de personnes, d’avoir des beaux gars dans mes pants, de rencontrer l’homme de ma vie (non, pas Keanu Reeves, je n’ai jamais pu trouver son adresse…).

« Ben pourquoi t’as voulu perdre du poids, d’abord? »

Pour toutes sortes de raisons. Parce que je n’aimais pas mon corps, même si j’aimais ma vie. Parce que je ne me sentais pas bien, physiquement. Parce que j’avais le goût de découvrir ce que je pourrais faire d’autre, ou ce que je pourrais faire différemment, si mon corps n’était plus un frein.

Mais pas pour être plus heureuse. Parce que si on perd du poids pour être plus heureux, on s’enligne pour une belle grande déception. Perdre du poids ne change qu’une seule chose dans la vie : on n’est plus obèse. Mais ça ne vient pas avec un passeport pour le bonheur infini. On se réveille le matin dans un pyjama plus petit, mais dans le même lit, à côté de la même personne (ou du même petit chat), c’est le même cadran qui nous réveille pour aller à la même job.

Juste comme ce ne sont pas tous les gens sans surpoids qui sont heureux, tous les obèses ne sont pas malheureux. Certains même n’ont pas de problème avec leur poids, avec leur corps, avec leur vie, avec leur santé.

Et si on est capable d’accepter cette idée, collectivement, on aura fait un pas de plus vers l’inclusion et la diversité dans notre société. Et on pourra commencer à utiliser des mots comme obèse, sans condamner, juger, dévaloriser.

Ce n’est pas gagné. C’est un défi. Mais un beau défi.

Mon premier bikini : un an plus tard

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Mon deuxième été en bikini s’est amorcé sur la plage d’Old Ochard!

Article mis à jour le 2017-07-22 – publication originale le 2016-07-27

Il y a quelques semaines, j’enfilais mon maillot pour la première fois cette année, lors d’un séjour à Old Orchard Beach avec mon amoureux et ma maman. Ce n’est pas un nouveau maillot, c’est l’un des deux bikinis que j’ai achetés l’année dernière, à la toute fin de ma perte de poids.

Mais chaque fois que je mets un bikini, j’ai toujours un gros mix d’émotions. De l’appréhension (va-t-il encore me faire? (oui, même si je sais rationnellement que je n’ai pas pris de poids). Un peu d’auto-flagellation (est-ce que je devrais vraiment porter un bikini?). Un peu d’excitation (oh my God! me v’là en bikini!). Un peu de misère à assumer le tout une fois rendue sur la plage (je devrais peut-être garder mes shorts et ma camisole)…

Et je sais que je ne suis probablement pas la seule à avoir ce party mix de sentiments quand j’opte pour le maillot. Et je me demande encore pourquoi ça m’obsède autant, comment une si petite pièce de vêtement peut avoir un aussi grand impact sur moi.

C’est peut-être parce que c’est tellement récent pour moi. Mon premier bikini, c’est à l’âge de 37 ans que je l’ai osé. Et le souvenir est encore tout frais dans ma mémoire.

À cause de mon poids, magasiner un maillot de bain a été ma hantise pendant de nombreuses années. Alors, quand est venu le temps l’été dernier de magasiner un nouveau maillot, j’anticipais le tout avec inconfort.Depuis ma perte de poids, mon corps a changé, mais je n’aime pas nécessairement beaucoup plus ce que je vois dans le miroir. Et c’est bien difficile de cacher quoi que ce soit en costume de bain. À moins d’y aller pour un wet suit…

Mais j’avais pris une décision avant de me mettre à la recherche d’un nouveau maillot. Tant qu’à ne pas pouvoir cacher ce que j’aimais le moins de mon corps, j’irais pour la totale : mon premier bikini!

Contre toute attente, le magasinage de ce premier bikini a été un beau moment pour moi. Ma mère m’accompagnait et, quand j’ai ouvert la porte de la cabine d’essayage du Simons, elle est devenue tout émue. Elle était fière de moi, ça paraissait.

J’étais fière moi aussi.

À ce moment-là, je me suis câlissé de la peau qui pendait sur mon ventre, sur mes bras, sur mes cuisses. Je me suis foutu de ne pas avoir le bikini body que les magazines de madames veulent qu’on veuille.

J’ai célébré ma victoire. Pas de rentrer dans un bikini. J’aurais pu le faire à 226 livres, il y a bien des femmes qui le font et qui sont à l’aise.

Ma victoire, ça a été de me dire : « Je me le permets, ce bikini. Je CHOISIS le 2 pièces. Et je me fous du jugement des autres. Je suis fière AS FUCK! »

J’en ai même acheté deux, pour tout finir!

Ma première fois à la plage en bikini, c’était il y a un an, à Ogunquit, dans le Maine. J’étais nerveuse, j’en ai même fait quelques légers cauchemars la veille…

Ma deuxième fois en bikini, c’était au parc national de Sandbanks, en Ontario. Et je me suis dit : « Allez, c’est le temps d’immortalise le tout! » De toute façon, est-on vraiment en bikini s’il n’y a pas de photos pour le prouver???

Bikini pois

Et voilà! En bikini à Sandbanks. Et le monde n’a pas implosé!

 

Et depuis l’année dernière, qu’est-ce que je retire de cette expérience de vie?

Que je m’en fais trop avec ça! Et que mon oeil est sûrement beaucoup plus critique que celui des autres.

Et qu’à la plage ou à la piscine ou au parc aquatique, il y a fort à parier que la plupart des gens sont eux aussi un tout petit mini brin inconfortables d’être si peu habillés, même celles avec qui j’échangerais volontiers de bucket.

Et qu’en fait, tous ces inconnus avec qui je partage un bout de sable n’ont probablement pas d’avis sur « est-ce que mon bikini me va bien? ». Et que, s’ils ont une opinion, ce n’est pas plus important que ça parce que je n’y aurai jamais accès.

Et qu’il n’en tient qu’à moi de me concentrer sur ce qu’il y a de positif dans l’expérience : le ptit va-va-voum que je ressens en enfilant mon bikini noir (je me la joue Elizabeth Taylor dans ma tête. La version jeune, faut-il le préciser.), la sensation du soleil sur mon bedon (je ne m’y fais pas encore!), la joie de ne pas avoir à sortir d’un une pièce pour faire pipi, et le sourire un peu nono de mon chum qui a toujours les yeux légèrement cross side la première fois de l’été qu’il me voit en maillot.

Et je nous invite à célébrer l’été à notre façon, et à en profiter comme on le veut bien et comme on se sent bien : en une pièce, en bikini, en wet suit, en monokini ou à l’air climatisé. Mais pour les bonnes raisons! Et parce que ça nous rend heureux!

Bleu GP

Fun in the sun!

 

5 raisons d’aimer son corps

Je reviens à peine d’un voyage de deux semaines dans les Europes. Une semaine à Paris et une semaine à Londres en compagnie de ma maman, pour qui c’était son premier voyage. Une expérience fabuleuse. J’ai passé du temps de qualité avec ma chère maman, nous avons découvert des facettes inconnues l’une de l’autre, nous nous sommes fait de beaux souvenirs, nous nous sommes rempli les yeux. Que du positif.

Tuileries

Ma mère et sa fille préférée!

En bonne milléniale attardée (je n’ai pas l’âge d’une milléniale, juste l’attitude!), j’avais hâte de voir nos photos et d’en partager quelques-unes sur les Interwebs.

Mais en regardant mais photos, j’ai de la misère à voir mes beaux souvenirs… Je sticke sur mes bourrelets, sur le déséquilibre de ma silhouette, mon double menton… Je me dis que ça ne paraît pas tant que ça, ma perte de poids. Que j’aurais encore beaucoup de poids à perdre pour être satisfaite de mon apparence. Si seulement je pouvais me débarrasser de ces foutues dix dernières…

Paris

Une promenade en touriste.

Bref, je réalise que je manque un peu d’indulgence avec moi-même. Et ça m’achale. Parce que j’aimerais ça que ça ne soit pas important pour moi, mon apparence. Et surtout, j’aimerais aimer mon corps.

Il y a un beau mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur dans le domaine de la santé et du bien-être : le body positivity. Pour l’expliquer tout croche et trop rapidement, le mouvement invite à la diversité corporelle dans les médias et à voir la beauté de tous les types de corps : du plus mince au plus rond, du plus roux au plus blond. Ça rime, c’est le best.

L’idée est qu’on devrait aimer notre corps et ne pas penser qu’il est moins beau ou qu’il a moins de valeur qu’un autre juste parce qu’il est différent.

Et je trouve ça juste super.

Mais, comment on fait pour aimer notre corps?

Ouf, THE question! Aimer est un grand verbe. Aimer veut dire sans condition, peu importe ce qu’il advient, jusqu’à ce que la mort nous sépare, etc.

Je pense que mon corps et moi, on est de bons amis. On aime être ensemble, mais des fois on se tape sur les nerfs. Des fois, il me trahit. Des fois, je prends des décisions qui lui font mal. Je ne pense pas toujours à lui en premier quand je fais des choix. Et des fois, il me cache des choses. Bref, c’est compliqué notre relation!

Walworth

Juste une fille qui sort d’une maison… photo pas stagée!

Alors, j’ai décidé de réfléchir. Et de trouver des bonnes raisons de l’aimer, une fois pour toutes!

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Que faire en cas de dérapage?

Ça y est, c’est arrivé. J’ai perdu le contrôle. Quelque part à la fin janvier. Ça a été l’anniversaire de mon chum. Et on a fêté en grand sur plusieurs jours. Et le journal alimentaire a pris le bord. Et mes bonnes habitudes aussi.

La semaine qui a suivi, j’ai glissé sur la pente de l’excès. Y a comme une switch qui s’est allumée et je me suis redécouvert un grand intérêt pour le dessert et l’alcool et la bouffe réconfort. Et un intérêt disons mitigé pour le gym et le contrôle des portions.

J’ai fini la semaine avec 3 500 calories de trop à mon budget. Ba-zing!

J’ai fourré les breaks. Mais ça a pris du temps avant que je puisse m’arrêter. J’ai eu un peu peur même. Plus de peur que de mal : je n’ai pas pris de poids après cette semaine hors-bilan. Mais ça m’a fait réfléchir. On fait quoi quand on a l’impression qu’on n’a plus le contrôle?

Récemment, ça m’est arrivé à plusieurs reprises que quelqu’un me mentionne que perdre du poids, c’est un peu comme arrêter de boire. Le même challenge. Dans un sens, c’est bien vrai. Dans les deux cas, on abandonne quelque chose qui nous donne beaucoup de plaisir mais qui a un effet néfaste sur notre santé. Et qui a aussi une très grande emprise sur nous.

Mais il y a une différence très importante entre les deux. Je ne peux pas complètement arrêter de manger, comme un alcoolique peut complètement arrêter de boire. Un moment donné, il faut que je m’adonne à mon plaisir. Surtout dans mon cas, genre cinq fois par jour.

Mylene au resto

Oui, j’ai faim dans la vie. Ça me prend trois repas par jour et deux collasses. Sinon, je deviens plus agressive qu’un raton laveur qui a senti un restant de sandwich dans une poubelle.

Je n’aime pas penser à mon problème de poids en termes de dépendance. Mais c’est vrai que la bouffe a déjà eu un grand pouvoir sur moi. Y a eu des moments quand j’étais jeune où j’attendais que tout le monde dans la maison soit couché pour dévaliser le frige et le garde-manger. J’ai déjà dit la phrase : «Supersize it», au McDo, aux États.

Quand j’ai commencé ma perte de poids, j’avais toujours l’impression que j’étais à une mauvaise décision de me ramasser en train de manger la maison au complet. J’étais effrayée des activités sociales parce que j’avais toujours peur de shirer et de perdre le contrôle sur ce que j’allais ingérer. Comme si le fait de faire des excès pendant un repas allait me remettre sur le chemin de la dérape éternelle. Celle qui s’arrête ou pas au bout de 50 livres.

Je ne réalisais pas que c’était toujours moi qui avais le contrôle. Et je suis contente, je l’ai appris grâce à ma débandade du mois de janvier.

Et, bonne nouvelle : c’est vraiment à la portée de tout le monde!

Alors, concrètement, on fait quoi pour reprendre pied après une dérape? Lire la suite