Gérer sa garde-robe pendant une perte de poids

L’année dernière à peu près à la même date, je finissais ma perte de poids. Enfin, je ne savais pas encore que je la finissais, parce que j’étais à dix livres de mon objectif. Mais mon corps avait décidé pour moi. La balance ne bougerait plus.

Et donc, après avoir perdu 72 livres, j’ouvrais mon garde-robe (le lieu) pour constater que ma garde-robe (le concept) était inexistante. Au printemps 2015, je pesais 200 livres. J’avais remisé mes vêtements dans un bac de plastique en espérant qu’ils ne me feraient plus du tout au printemps 2016.

Souhait réalisé!

Mais je faisais face à un autre genre de problème : je me retrouvais avec plus rien à me mettre. Pas le genre de plus rien à me mettre où le garde-robe est plein d’options mais qu’elles ne te tentent pas, t’es tannée de les voir, t’as besoin de changement, donc t’as plus rien à te mettre.

Nenon. Plus rien à me mettre du genre : ma seule paire de pantalons est deux tailles trop grandes et ce sont des corduroy. Pas chic pour l’été. Du genre : tous les hauts que j’ai ont l’air d’avoir appartenu à une grande sœur qui mesurerait 8 pieds 4.

C’est là que j’ai réalisé que la perte de poids (ou en fait, tout changement que subit notre corps) a un impact financier bien réel.

En perdant 70 livres, j’ai dû changer plusieurs fois de taille de vêtements. Je suis passée d’une taille 18 (1X) à une taille 10 (M) en 18 mois. Un heureux problème, me direz-vous. Mais un problème quand même quand t’es pas l’héritière Hilton.

Grosso modo, chaque 10 livres perdues signifiait une nouvelle taille de vêtement. Dans le chapitre des « bizarre mais vrai », même mes souliers sont éventuellement devenus trop grands. Même certains bijoux. Et que dire des sous-vêtements…

Alors j’ai dû développer quelques trucs pour minimiser l’impact financier de ma perte de poids. Et, le cœur sur deux pattes que je suis vous partage aujourd’hui ce qui m’a permis de ne pas trop irriter la banque pendant mon cheminement.

Avant d’aller au magasin

Ne pas péter sa coche. Résister au besoin de refaire sa garde-robe à chaque fois qu’un vêtement est trop lousse. Étirer le plus possible le moment où on n’a pas le choix de remplacer un vêtement. Et ne pas dévaliser le centre d’achats. Rebâtir sa garde-robe petit à petit pour éviter d’avoir à refinancer la maison. Choisir seulement quelques morceaux indispensables. Même si on est arrivé à notre objectif final. Même si on veut que les gens remarquent notre nouveau body.

Choisir les bons vêtements. Avant ma perte de poids, je ne comprenais pas l’idée d’un pantalon à taille élastique. Y a-tu quelque chose qui empêche quelqu’un de monter un zipper dans la vie? C’est tu si fatigant que ça pour qui que ce soit? Je me posais la question sur la nécessité de la chose.

Mais pendant ma perte de poids, j’avoue avoir trouvé cette option très pratique, car les pantalons me faisaient beaucoup plus longtemps.

La robe est aussi devenue mon alliée. Facile à cintrer avec une ceinture quand elle devient trop grande, pas compliquée à altérer par une couturière, moins cher d’acheter de nouveaux collants que de nouveaux pantalons quand ils deviennent trop grands… Bref, beaucoup d’avantages.

La coupe du vêtement qu’on choisit a aussi de l’importance. Si on choisit des vêtements qui se portent plus amples et non ajustés, ils pourront être portés plus longtemps. Sans non plus jeter son dévolu sur les djellabas, y a quand même des limites! Lire la suite

Que faire en cas de dérapage?

Ça y est, c’est arrivé. J’ai perdu le contrôle. Quelque part à la fin janvier. Ça a été l’anniversaire de mon chum. Et on a fêté en grand sur plusieurs jours. Et le journal alimentaire a pris le bord. Et mes bonnes habitudes aussi.

La semaine qui a suivi, j’ai glissé sur la pente de l’excès. Y a comme une switch qui s’est allumée et je me suis redécouvert un grand intérêt pour le dessert et l’alcool et la bouffe réconfort. Et un intérêt disons mitigé pour le gym et le contrôle des portions.

J’ai fini la semaine avec 3 500 calories de trop à mon budget. Ba-zing!

J’ai fourré les breaks. Mais ça a pris du temps avant que je puisse m’arrêter. J’ai eu un peu peur même. Plus de peur que de mal : je n’ai pas pris de poids après cette semaine hors-bilan. Mais ça m’a fait réfléchir. On fait quoi quand on a l’impression qu’on n’a plus le contrôle?

Récemment, ça m’est arrivé à plusieurs reprises que quelqu’un me mentionne que perdre du poids, c’est un peu comme arrêter de boire. Le même challenge. Dans un sens, c’est bien vrai. Dans les deux cas, on abandonne quelque chose qui nous donne beaucoup de plaisir mais qui a un effet néfaste sur notre santé. Et qui a aussi une très grande emprise sur nous.

Mais il y a une différence très importante entre les deux. Je ne peux pas complètement arrêter de manger, comme un alcoolique peut complètement arrêter de boire. Un moment donné, il faut que je m’adonne à mon plaisir. Surtout dans mon cas, genre cinq fois par jour.

Mylene au resto

Oui, j’ai faim dans la vie. Ça me prend trois repas par jour et deux collasses. Sinon, je deviens plus agressive qu’un raton laveur qui a senti un restant de sandwich dans une poubelle.

Je n’aime pas penser à mon problème de poids en termes de dépendance. Mais c’est vrai que la bouffe a déjà eu un grand pouvoir sur moi. Y a eu des moments quand j’étais jeune où j’attendais que tout le monde dans la maison soit couché pour dévaliser le frige et le garde-manger. J’ai déjà dit la phrase : «Supersize it», au McDo, aux États.

Quand j’ai commencé ma perte de poids, j’avais toujours l’impression que j’étais à une mauvaise décision de me ramasser en train de manger la maison au complet. J’étais effrayée des activités sociales parce que j’avais toujours peur de shirer et de perdre le contrôle sur ce que j’allais ingérer. Comme si le fait de faire des excès pendant un repas allait me remettre sur le chemin de la dérape éternelle. Celle qui s’arrête ou pas au bout de 50 livres.

Je ne réalisais pas que c’était toujours moi qui avais le contrôle. Et je suis contente, je l’ai appris grâce à ma débandade du mois de janvier.

Et, bonne nouvelle : c’est vraiment à la portée de tout le monde!

Alors, concrètement, on fait quoi pour reprendre pied après une dérape? Lire la suite

La vie à trois : toi, moi et la perte de poids

On parle de threesome aujourd’hui! Parce que la perte de poids peut prendre une grande place dans une vie de couple ou dans n’importe quelle relation interpersonnelle. Et comme dans tout threesome, la clé est d’éviter que l’un des partenaires se sente de trop!

Ok, assez de comparaisons douteuses. Parlons d’amour!

Je ne me considère pas tant comme une grande romantique. Mais j’accorde beaucoup de valeur à ma vie à deux. Pour moi, être en couple, c’est faire partie d’une équipe : Team « Nous deux ». Et c’est, entre autres, encourager l’autre dans ses projets.

C’est plus que de ne pas ralentir la game. C’est faire de son mieux pour aider, motiver, inspirer, contribuer.

Une perte de poids est un grand projet. Ça change pas mal tout dans la vie quotidienne. Pas la perte de poids elle-même, mais ce qu’il faut faire pour y arriver. Ça chamboule les habitudes, les loisirs, les repas, le temps qu’on a pour autre chose. Bref, il y a beaucoup d’impacts collatéraux.

C’est donc à mon avis essentiel que le plus-un embarque dans le projet. À 100%. Sinon, en plus d’investir beaucoup d’efforts dans la perte de poids, il faut aussi investir des efforts à ne pas assassiner l’autre dans son sommeil. C’est ben trop d’ouvrage.

Quand j’ai rencontré le bel homme avec qui je partage maintenant ma vie, je faisais déjà monter la balance à plus de 200 livres. Il m’a vue, a été renversé par ma beauté transcendante et par mon intellect irrésistible et est éperdument tombé en amour avec moi dans la minute qui a suivi (oui, c’est comme ça que je le conte. Prends ça, The Notebook!). Pour lui, mon poids ne posait pas problème. Il me trouvait cute de même. Il n’a pas commencé notre relation en espérant que je change. Et même quand j’ai pris une vingtaine de livres dans les premières années où on se fréquentait, il n’a jamais manifesté d’inquiétude. Lire la suite

Conserver ses bonnes habitudes pendant les Fêtes : Yes we can!

J’ai commencé ma perte de poids le 24 novembre 2014. Yep, juste un mois avant Noël. J’ai un sens du timing remarquable dans la vie… Mais, on ne peut pas mettre sa vie sur hold pour perdre du poids. Dans une vie, ça n’arrive jamais un stretch de trois ans avec pas de Noël, pas d’anniversaire, pas de vacances d’été, pas de Pâques, pas de baptême, pas de 5 à 7.

Bref, y a pas de moment idéal pour perdre du poids dans la vraie vie.

N’empêche qu’il y a des moments plus faciles que d’autres. Par exemple, pas entre le 24 décembre et le 1er janvier. On peut se l’avouer, ce n’est pas optimal. Mais il ne faut pas penser que c’est voué à l’échec. Il faut juste être conscient que ce sera difficile. Et que plus on est préparés, plus ce sera gérable.

Mon premier Noël en perte de poids a été difficile. Au tout début de mon processus, j’avais peur de perdre le contrôle et qu’un léger dérapage me démotive complètement. J’avais peur de retomber dans mes vieux patterns d’abus. Alors, j’ai planifié en malade. Et ça a porté fruit. Je ne dirais pas que j’ai maintenu mon rythme de perte de poids d’une livre par semaine pendant Noël 2014, mais j’ai maintenu mes bonnes habitudes, je n’ai pas dérapé et j’ai quand même perdu un peu de poids.

Et dès le 2 janvier 2015, c’était le retour à la normale et à la routine habituelle, sans délai, sans « dans une semaine slash à la fin du mois de janvier-février, je m’y remets ».

Voici quelques trucs qui ont marché pour moi pour encadrer la frénésie des Fêtes et ne pas me ramasser avec une grosse pile de regret pour la nouvelle année.

Pratico-pratique

Je vous propose d’abord un guide de survie éclair pour tous vos événements du temps des Fêtes – l’équivalent de la trousse de premiers soins qu’on a tous dans le fond de l’armoire à pharmacie et dans laquelle on a juste utilisé les Band-Aids…

  • Un peu avant la frénésie des Fêtes, cuisiner quelques plats plus légers pour les joursoù on sera à la maison : soupe-repas, grosse salade dans laquelle il nous restera juste à ajouter de la protéine, etc. De cette façon, on n’aura pas juste des restants de tites saucisses dans le bacon à manger entre deux soupers de famille.
  • Inversement, ne pas remplir la maison d’options trash qui sont si disponibles dans les épiceries en ce moment. Si on n’en a pas à la maison quand l’envie nous prend, les chances sont assez faibles qu’on sorte en acheter.
  • Jouer au « gamble de Noël ». Je ne suis pas gambleuse pour deux cennes (que je ne mettrai jamais dans la machine à sous!). Mais, voici un petit pari plaisant que je prends avec moi-même pendant le temps des Fêtes. Je fais une liste des 4-5 trucs qui me font le plus envie  (Number 1 : les Turtles!!!!). Mais, je n’en achète pas parce que : truc précédent. Mais si jamais il y en a dans une activité où je suis invitée : bingo/black jack/banco/la-poule-ou-l’enveloppe! Je gagne une belle portion dudit truc, sans culpabilité ou autre. Quel thrill de la mort! Est-ce que ma vie est palpitante ou ma vie n’est pas palpitante?
  • Ne pas abandonner le journal alimentaire : même si on sait que le budget a été explosé, continuer de logger. Ça peut nous freiner un peu et, à l’inverse, ça peut aussi faire qu’on va se permettre une petite gâterie si on se rend compte qu’on a encore un peu de lousse!
  • Manger léger dans la journée en prévision d’un repas plus costaud.
  • Ne pas arriver affamé à une activité. Se prendre une collation protéinée avant le départ. Le mindset buffet chinois i.e. «Y feront pas d’argent avec moi j’ai pas mangé de la journée » ne sera jamais payant.
  • Boire beaucoup d’eau. La déshydratation peut parfois être interprétée par notre cerveau comme de la faim. En plus, l’eau remplit l’estomac et ne contient aucune calorie. Et ça fait de plus beaux lendemains de veille!
  • Consommer de l’alcool uniquement avec le plat principal, pour limiter les calories liquides qu’on ingère et éviter les beer goggles pour les choix alimentaires. Avouons-le, les graines de chips nature dans le fond du bol ont toujours l’air plus attirantes après 3 gin tonic.
  • Si on est invités dans un potluck, amener un plat plus léger – quelque chose qu’on va pouvoir manger en grande quantité sans défoncer la banque (crudités, salade de légumes (pas la salade de patates extra mayo double bacon), plateau de fruits, crevettes cocktail, etc.)
  • Si on ne participe pas à l’élaboration de la bouffe, se renseigner sur ce qu’il y aura au menu pour planifier son repas et éviter les décisions intempestives.
  • Au repas, remplir la moitié de son assiette d’un plat moins calorique (salade, légumes, poisson) avant de remplir l’autre moitié de trucs plus dévastateurs pour le budget. Attention : un seul étage par assiette! C’est pas le Complexe G!
  • Attendre une vingtaine de minutes avant de prendre une deuxième portion, le temps de réaliser qu’on a déjà trop mangé – en profiter pour jaser avec le cousin Machin qu’on voit jamais.
  • Prendre un seul dessert, mais choisir celui qui va certainement nous empêcher de dormir et/ou provoquer une crise d’hyperglycémie. Faut que le dessert choisi en vaille la peine!
  • Limiter la consommation d’alcool – choisir la bière, le vin ou les spiritueux non mixés. Laisser tomber les cocktails douteux du beau-frère avec sa grenadine qui date de l’URSS.
  • Aller prendre une marche après le repas.
  • Si on reçoit, demander aux invités d’amener des Tupperware et leur donner les restes avant qu’ils repartent. À l’inverse, si on est invités, ne pas ramener de restes à la maison.
  • En profiter dès qu’on a la chance pour manger normalement , être actif et donner un répit à son foie.

Et pour terminer, quelques réflexions sorties de mon fond pour ne pas perdre le contrôle de ses bonnes habitudes pendant le temps des Fêtes. Lire la suite

Les bons plans au petit déjeuner

Sérieux, j’adore déjeuner. C’est le repas que je préfère. Mes petits déjeuners, ça pourrait être le titre de mon autobiographie.

Je me couche en pensant à ce que je vais manger le lendemain matin.Ça me rend heureuse. Je m’endors en paix.

Pourquoi cette passion? Premièrement, j’ai toujours fucking faim le matin. Sur semaine, je me lève très tôt, vers les 5h45. Et je déjeune vers 6h45. Des fois, la fin de semaine, je me sens wild. Je fais des plans. Des plans de dormir jusqu’à très tard. Mais vers 6h00, mon ventre commence à protester. Bruyamment. J’essaie quand même de continuer à dormir. Mais à 7h00, je rêve que je déjeune, je ne suis plus capable de trouver une position confortable dans le lit, j’ai un trou dans l’estomac. Pis le chat capote. Fait que je me lève. Et je déjeune!

Deuxièmement, la bouffe de déjeuner, c’est fait pour rendre heureux! Comment être de mauvaise humeur en mangeant du pain doré? Il y a tellement de belles possibilités pour commencer la journée.

Troisièmement : déjeuner au resto. Ai-je besoin d’en dire plus? Downer 48 cafés en 2 heures, ne pas faire cuire ses propres toasts, manger du beurre de pinottes qui vient dans un ptit carré de plastique. Ahhh! Le bonheur!

Et en plus, plusieurs études ont démontré que les gens qui déjeunent ont plus de facilité à gérer leur poids. Mais encore faut-il faire les bons choix. Pour moi, les bons choix sont raisonnables en termes de calories et me permettent de toffer jusqu’à ma collation du matin sans avoir trop l’air bête. J’ai fait beaucoup d’essais et erreurs pour trouver les bonnes formules. Je vous partage aujourd’hui mes meilleures trouvailles.

Pour les matins pressés : gruau sans cuisson

Overnight oats

Je rabats les oreilles de tout le monde avec mon nouveau dada : le transport actif. Je vais au travail quelques jours par semaine successivement en bus, en traversier et à pied. J’aime beaucoup, c’est plus tchill que la voiture. Mais pour ne pas arriver trop tard au bureau, je dois partir pas mal tôt de la maison. Pas le temps de prendre beaucoup de temps pour le déjeuner. Solution : gruau sans cuisson (ou overnight oats comme je les appelle dans l’intimité de l’assimilation)!

Le dimanche, je me fais quelques bols de cette recette. Ça se garde au frige plusieurs jours. En fait, j’ai l’intuition qu’il devient même meilleur plus il reste longtemps au frige.

La recette est simple. Pour une portion, je mélange :

  • 1/4 tasse de gruau à cuisson rapide, non cuit
  • 8 grammes (1/2 c. à soupe) de graines de chia
  • 15 grammes (1 c. à soupe) de beurre de noix ou arachides ou de protéine en poudre (éviter à tout prix la protéine de pois)
  • 1/2 tasse de yogourt ou de lait (vache, soya, ou autre choix)
  • 1/2 banane bien mûre, écrasée
  • Cannelle ou muscade ou autres épices au goût

Je mets au frigo au moins 12 heures et : tada!!!

Grosso modo, pour 375 calories, on a 30 grammes de protéine (lorsque fait avec de la protéine en poudre), pas mal de fibres, pas de sucre ajouté et une portion de fruits. Et c’est facile à transporter et bon dans la bouche. Dur à battre!

Pour les matins salés : oeufs fromage

Oeufs fromage

Oeufs et fromage, une combinaison gagnante et savoureuse!

Confession : je suis une passionnée de l’oeuf. J’en mange au moins une douzaine par semaine.Je peux facilement en manger le matin pendant des semaines en ligne. J’achète jamais l’oeuf à moins d’une batch de 18. Ma mère tchèque les spéciaux sur les oeufs pour moi. Hier, elle est arrivée à la maison avec une caisse de 30.

30 oeufs. J’étais émue. C’était comme Noël!

L’oeuf est un aliment parfait. Faible en calories, full de protéines et de bons gras. Versatile. Bref, ma passion pour l’oeuf n’a pas de limites connues.

L’oeuf a été victime de calomnies et considéré comme un aliment à éviter il n’y a pas si longtemps. On a prétendu qu’il augmentait le mauvais cholestérol sanguin. Fallait pas en manger gros par semaine pour voir des effets néfastes. Ça a donné lieu à la mode de manger juste les blancs d’oeufs. Quelles niaiseries! Ça me choque juste d’y penser. Que ce soit dit haut et clair : les oeufs sont bons pour la santé et il n’y a aucun danger pour une personne en bonne santé d’en manger quotidiennement.

Pour les matins de grosse faim, j’aime beaucoup la combinaison oeufs et fromage.

La mienne : deux oeufs brouillés avec 10 grammes de parmesan.

Celle de mon chum : deux oeufs et deux Singles.

Servies toutes les deux avec une tranche de pain (et du beurre, bien sûr!) ou dans 1/2 tasse de gruau cuit. Pour vrai, c’est divin!

Total calories : 350

Protéines : 20 grammes

Pour les matins traditionnels : la tartine beurre d’arachide-banane améliorée

Beurre d'arachide et banane

La tradition délicieuse : beurre d’arachide et banane!

Ne vous fiez jamais à quelqu’un qui dit que le beurre d’arachide n’a pas sa place dans un processus de perte de poids. Le beurre d’arachide botte des fesses en termes de satiété! Alors, même s’il est effectivement calorique et gras, il est aussi satisfaisant et remplit le bedon longtemps. En plus d’être tellement miam!

Pour rendre la traditionnelle toast au beurre de pinottes et bananes un peu plus friendly sur le budget, j’ai quand même fait une ou deux manipulations payantes. D’abord, on peut s’en tirer avec une seule tartine si elle est pleine de belles fibres (au moins 5 grammes par tranche). Ensuite, pour s’assurer d’avoir assez de protéines, il faut viser 30 grammes de beurre de noix ou d’arachides. Et une demi-banane pour compléter.

Comme on peut le constater sur la photo, 30 grammes de beurre d’arachide, c’est beaucoup pour une seule toast. Dans les faits, 15 grammes par toast est la proportion idéale. Ce que je fais souvent, j’en mets dans un petit bol à part et j’utilise ma banane comme véhicule pour le beurre d’arachide restant. Ou je le mange à la cuiller. Jugez-moi!

Le résultat nutritionnel : 380 calories et 10 grammes de protéine, du bon gras et du plaisir garanti.

Pour les dimanche matins : crêpes protéinées

Crêpe protéinée

480 calories, 40 grammes de protéine, de la fibre et du bonheur!

J’avoue avoir longtemps eu une relation remplie de malaises avec la crêpe. Pas que je la trouvais pas bonne au goût, au contraire. Mais je trouvais qu’elle faisait un méchant trou dans mon budget calorique et qu’elle ne me satisfaisait pas longtemps. Bref, pas avantageuse dans le ratio calories/satiété. Quel jargon sérieux, je me sens un brin comme un banquier!

Et là, j’ai découvert la crêpe boostée! Quelques manipulations dans la recette de crêpe de base et elle devient beaucoup plus attrayante niveau satiété. L’ingrédient secret : la protéine en poudre, bien sûr. Et ses sidekicks : le cottage et/ou le yogourt grec.

Si simple à faire en plus! Dans un blender ou au mélangeur à mains, pour une portion, je combine :

  • 1/2 tasse de gruau à cuisson rapide
  • 1/8 tasse de protéine en poudre
  • 1/2 c. à thé de poudre à pâte
  • 1 oeuf
  • 1/4 tasse de yogourt grec ou de fromage cottage
  • 1/8 tasse d’eau

Je fais cuire par la suite comme les crêpes traditionnelles. La recette en fait 2 grosses ou 4 petites. Ou 3 moyennes, rendu là…

Et j’ajoute une petite sauce très goûteuse, qui peut remplacer le sirop d’érable (ou qui s’y marie très bien, c’est dimanche, on se gâte un peu).

Pour la petite sauce, je combine à la main :

  • 1/4 tasse de yogourt
  • 1 c. à soupe de confiture
  • Un peu de sirop d’érable

Je n’ai pas mis de photo de la crêpe avec sauce car le résultat n’était pas full appétissant. Mes talents de photographe culinaire ne sont pas sans limite…

Pour les valeurs nutritionnelles, on s’en sort pas mal : 480 calories, 40 grammes de protéine, de la fibre et du bonheur!

Pour les déjeuners au resto : la combine gagnante

Déjeuner au resto

Quoi de mieux pour commencer la journée qu’un déjeuner au resto?

Et enfin, quelques trucs pour ne pas casser la banque quand on déjeune au resto. Car il y a beaucoup de choix très explosifs en calories dans une assiette brunch.

D’abord et toujours, faire des choix. Se poser la question à mille balles : qu’est-ce qui me rendrait vraiment heureux? Et se faire un petit plaisir. Pis laisser faire ce qui n’est pas essentiel au bonheur.

Dans mon cas, c’est souvent : du pain doré. Et je laisse tomber les rôties. J’en mange plusieurs fois par semaine, je peux m’en passer si c’est pour libérer du budget pour le pain doré. Souvent, je vais aussi laisser faire les tites patates. Il faut se rappeler que c’est juste des frites. Aussi grasses et aussi caloriques que celles qui viennent avec un burger. La plupart des restos vont être heureux de remplacer les patates par des tomates ou des fruits.

Côté viande, c’est surprenant, mais le bacon n’est pas si calorique. Le pire choix : la saucisse déjeuner. Le meilleur : le jambon.

Et pour breuvage, en rester au café. Les jus et les smoothies sont très caloriques (un smoothie peut facilement contenir plus de calories qu’une brioche au chocolat!) et c’est toujours un meilleur choix de manger ses calories que de les boire. Et plus gagnant pour la satiété.

Deux interrogations pour terminer :

C’est curieux, mais souvent, un des pires choix qu’on peut faire pour déjeuner au resto est «l’assiette santé», qui est souvent juste une assiette de viennoiseries. Faudra me dire un jour pourquoi les restos ont déterminé qu’un croissant ou un muffin (aka les pires choix parce que très caloriques et remplis d’air) étaient des choix santé. Get real, people!

Autre curiosité, une question qui me hante depuis des années : l’ordre de toasts. Ça vient d’où comme quantité, un ordre? Et comment ça se fait que la seule chose qu’on peut commander en ordre, c’est des toasts? Je vais te prendre un ordre de toast. Fine! Je vais te prendre un ordre de jus d’orange. Fail! Quelqu’un peut m’éclairer à ce sujet?