Comment se motiver à être actif

J’ai toujours été l’antithèse du sport. D’aussi loin que je me rappelle, l’activité physique était synonyme de souffrance pour moi. Ou d’ennui. Ou de torture. Mais certainement pas de plaisir. Ni de loisir.

J’ai grandi dans les belles années du ballet jazz. Quand j’avais cinq ans, ma mère a donc décidé de me gréer d’un léotard rose et de legwarmers assortis et de m’inscrire au centre de loisirs local pour un cours à la saveur du moment.

Misère.

Je pense que j’ai toffé un gros 5 minutes. Incluant les réchauffements. Tout ce que je me rappelle de l’expérience, c’est la douleur. Mes micro-jambes de 5 ans chignaient solide face à cette nouvelle activité. J’ai pleuré. On m’a escorté à l’extérieur du cours. Fin de ma carrière de ballet jazz.

Puis, rapidement, mes problèmes de poids sont apparus. Aussi tôt que les premières années du primaire. Et le sport est devenu pour moi une source de stress. Je devrais dire : les cours d’éducation physique. Car je ne faisais aucun sport à l’extérieur de ce contexte. J’étais obsédée par le jugement des autres, je n’étais pas très bonne dans quoi que ce soit, je me fatiguais vite. Bref, mes années de primaire et de secondaire ont été consacrées à trouver des bonnes raisons pour skipper les cours de sport. Avec un taux de réussite assez élevé.

Donc, on ne peut vraiment pas dire que la pratique d’une activité physique est un penchant naturel chez moi. C’est pas mal de l’acquis et non de l’inné. J’ai développé un plus grand intérêt pour l’activité physique en même temps que j’ai progressé dans ma perte de poids. Évidemment, il y a une grande corrélation entre les deux. Plus on est en forme, plus c’est facile de faire du sport.

Et bien sûr, l’activité physique contribue à la perte de poids.

Raquette

La découverte d’un nouveau sport grâce à la perte de poids!

Maintenant (ou je devrais plutôt dire « en ce moment » parce que rien n’est jamais acquis pour de bon dans la catégorie perte de poids), je me considère comme relativement active. Je vais au gym trois fois par semaine, et mes entraînements sont intenses. Je peux sans problème différencier un squat d’une fente d’un développé couché, un kettle bell d’une haltère d’un barbell. Qui l’eut cru? Je marche régulièrement un parcours qui inclut des forts déclinés et des longs escaliers, je profite de mes pauses de dîner pour faire des promenades, je privilégie le transport actif, etc.

Bref, l’activité physique fait partie de ma vie. Et ce n’était vraiment pas gagné d’avance, compte tenu d’où je suis partie. Lire la suite

Comment l’activité physique contribue à la perte de poids

C’est quelque chose que je répète souvent : c’est l’alimentation qui compte le plus quand on veut perdre du poids. Une perte de poids se fait dans la cuisine, pas au gym (ou sur une piste de course ou dans une classe de Pilates).

Le premier réflexe que beaucoup de gens ont lorsqu’ils souhaitent perdre du poids, est de voir comment ils pourraient être plus actifs. Ce n’est pas mauvais en soi, bien sûr. Mais c’est un peu commencer en se posant la mauvaise question. Et en mettant beaucoup d’efforts pas au mauvais endroit, mais pas à l’endroit le plus efficace. Changer son alimentation a beaucoup plus d’impact sur notre poids que de commencer à faire de l’activité physique. Mais on dirait que c’est toujours au sport qu’on pense en premier quand même.

Moi-même, quand j’ai commencé ma perte de poids, je me suis acheté un vélo stationnaire. Un beau, avec plein de fonctions programmables, un mécanisme silencieux, même un lecteur MP3! J’ai choisi le vélo non pas parce que je suis très fan de ce sport à la base, mais parce que c’est l’équipement de sport « maison » qui nous en donne le plus pour notre argent. Pour un budget de 500$, on peut acheter un vélo stationnaire qui sera comparable aux vélos qu’on retrouve dans les gyms. Pour un budget de 500$, on aura un tapis roulant qui date de l’URSS. Ou un elliptique de l’arche de Noé.

Et au début de ma perte de poids, je me suis beaucoup servi de mon vélo stationnaire. Les journées où je n’allais pas au gym, par exemple. Ou les journées où je savais que j’allais peut-être avoir un peu plus de difficulté à respecter mon budget calorique.

Mais, rapidement, je me suis rendue compte que je trouvais ça plate à mort, le vélo stationnaire. Et que ça me faisait mal aux fesses. Et qu’une demi-heure sur le vélo me paraissait plus longue qu’une heure chez le dentiste. C’est pas peu dire. Et que, à vrai dire, après avoir fait un bon 30 minutes de pédalage, j’avais selon toute vraisemblance dépensé environ 200 calories. Pas très impressionnant.

Et je me suis peu à peu renseignée sur les calories qu’on brûle réellement en faisant de l’activité physique. Et je me suis peu à peu découragée de ce que j’ai appris. Premièrement, la plupart des appareils de sport nous mentent quand ils nous disent combien de calories on a perdu pendant une séance donnée. En fait, mettons qu’ils ne nous mentent pas mais que le chiffre qu’ils nous donnent est grossièrement estimé.

D’abord, les appareils sont calibrés en prenant pour acquis que c’est un homme qui les utilise. Et si on n’entre pas notre poids et notre âge avant de commencer l’activité, l’estimé est encore plus vague.  Parce que notre dépense calorique est fortement affectée par notre genre, notre âge, notre poids actuel, notre niveau de forme physique, notre métabolisme, etc. En bref, un homme de 250 livres pas trop en shape va probablement dépenser beaucoup plus de calories en 30 minutes sur un tapis roulant qu’une femme de 120 livres qui court des marathons.

Hé oui, vous avez bien lu! Plus on perd du poids et plus on est en forme, MOINS on dépense de calories pour faire une certaine activité physique. Injuste, vous dites?

Et quand j’ai réalisé tout ça, qu’est-ce que j’ai fait? Je n’ai pas tiré mon vélo stationnaire au bout de mes bras, annulé mon abonnement au gym et brûlé mes espadrilles ni pris un rendez-vous de 18 mois avec mon divan. Non. Mais j’ai modifié ma façon de voir le sport en relation avec ma perte de poids.

J’ai vendu mon vélo stationnaire sur Kijiji, il a fait le bonheur de quelqu’un d’autre pendant au moins un petit moment. Et j’ai continué à faire le sport que j’aimais faire, celui où je ne comptais pas les minutes avant la fin, celui qui me faisait me sentir bien.

J’ai concentré mes efforts sur mon entraînement au gym, parce que j’aime ça. J’ai arrêté de m’infliger de longues sessions de cardio au gym, parce que j’haïs ça. Je ne fais que le strict minimum pour réchauffer un peu mes vieux os avant de faire ma routine musculaire. J’ai commencé à aller marcher dehors, parce que je trouve ça beau et plaisant. J’ai commencé à faire de la randonnée. J’ai essayé de courir à l’extérieur aussi, mais mon corps a rouspété un peu trop fort. J’ai réalisé mon rêve de faire du transport actif.

Randonnée

La randonnée : la découverte du plaisir dans le sport et du sport dans le plaisir!

Bref, j’ai cherché le plaisir dans l’activité physique. Et non pas la dépense calorique. Mais ça tombe bien, elle vient quand même avec. C’est comme un effet secondaire du sport. Un petit bonus.

On pourrait croire à me lire que je ne considère pas que l’activité physique est un outil pour la perte de poids. C’est faux. Je suis convaincue que d’être active a contribué à ma perte de poids. Mais pas de la façon dont on pense. Pas en me faisant brûler full de calories. Voici les raisons pour lesquelles j’ai inclus l’activité physique dans ma perte de poids et pourquoi elle joue aussi un grand rôle dans le maintien mon poids.

Pour consolider mes bonnes habitudes

Je dis souvent qu’une perte de poids, ce n’est pas quelque chose de temporaire. Ça n’a pas de fin. Il y a le moment où on perd du poids, et le moment où on le maintient. Et la partie du maintien est pour la vie. Pour y arriver, il faut modifier ses habitudes de vie de façon permanente, pas juste donner un coup avant de revenir à nos vieilles façons de faire.

Changer ses habitudes, c’est difficile. Mais c’est aussi une roue qui tourne. Plus le temps passe, plus nos nouvelles habitudes sont ancrées dans notre quotidien. Et les nouvelles habitudes se renforcent entre elles.

Pour moi, faire du sport fait partie de ce nouveau mode de vie où je prends soin de moi. Quand je suis moins active, j’ai tendance à moins bien m’alimenter. Et quand je m’alimente moins bien, j’ai moins le goût de faire du sport. Une roue qui tourne, des habitudes qui s’alimentent entre elles.

Donc, je fais du sport parce que ça fait partie du « package » d’outils pour m’aider à maintenir ma perte de poids. Parce que ça m’incite à prendre soin de moi en général. Parce que, pour moi, être active est une pièce du puzzle. Sans cette pièce, il y a un trou dans le portrait. Et je me sens moins solide dans mes bonnes habitudes.

Pour augmenter ma dépense d’énergie même au repos

L’activité physique a un effet de booster sur le métabolisme, c’est-à-dire sur notre rapidité à brûler des calories, même au repos.

Le métabolisme, c’est une loterie. Certains auraient un métabolisme de formule un, donc brûleraient à la base plus de calories, même en restant couchés. Je suis certaine que vous connaissez tous une personne qui peut manger comme un camion de vidange et conserver sa ligne. Et certains auraient un métabolisme aussi rapide qu’un ti-coune endormi et auraient tendance à dépenser beaucoup moins de calories et, par le fait même, à prendre du poids facilement.

Ce  ne sont pas tous les experts qui s’entendent sur le rôle du métabolisme sur la perte de poids. Mais, bonne nouvelle! Tous les experts s’entendent pour dire qu’on n’a pas à être victime de son ti-coune. Quand on fait du sport, on motive le métabolisme à s’activer. Et on lui fait dépenser plus de calories. Mais pas juste pendant le sport. Après aussi! Fabuleux, n’est-ce pas?

Alors, toutes les infopubs qui vous vendent un DVD de sport ou un Ab Roller et qui vous disent que – Magie!!!- leur bébelle vous permet de brûler des calories même après l’entraînement ne vous bullshitent pas. C’est juste que ce n’est pas seulement leur bébelle qui permet de réaliser cette belle promesse, mais n’importe quelle activité.

Et je ne peux pas dire non à ce petit coup de main métabolique pour m’aider à gérer mon poids, c’est trop beau!

Avant le gym

Avant le gym : prête à donner un coup de pied aux fesses de mon métabolisme.

Lire la suite

Vidéo

Mon tout premier cours de groupe!

Pour cette vidéo, je vous propose de m’accompagner à mes deux tout premiers cours de groupe : VivaFit et Zumba!

Peu importe notre condition physique, notre niveau de forme, nos expériences passées, il n’est jamais trop tard ( ou trop tôt) pour découvrir de nouvelles activités.

Tout le monde est un peu maladroit et un peu misfit en commençant une nouvelle activité, mais ce n’est pas une raison pour ne pas essayer!

Merci à Viva et à Christine Morin-Fortin pour cette belle expérience! À recommencer!

Marathonienne et maman : ses trucs de pro pour trouver du temps!

 

Le manque de temps est l’excuse qui me vient le plus facilement quand ça ne me tente pas de faire quelque chose. Surtout quelque chose de bon pour moi, ou qui demande un effort plus soutenu, ou qui risque de changer mes habitudes.

J’aimerais cuisiner plus – manque de temps

J’aimerais faire du transport actif pour aller travailler – manque de temps

Il faudrait que je me couche plus tôt – manque de temps

Je devrais apporter mes lunchs au bureau – manque de temps

Je veux stalker la nouvelle blonde de mon ex sur Facebook – je vais ben trouver quelques minutes…

Pour perdre du poids, il a fallu que je prenne le temps. Et que j’arrête de me trouver trop occupée pour changer mes habitudes, remplir mon journal alimentaire, avoir un mode de vie moins sédentaire, etc.

Et quand j’avais le goût de me croire, de trouver que mon horaire était beeeeeeeaaaaaucoup trop chargé pour changer quoi que ce soit, je pensais à ma cousine Anne-Marie. Et à chaque fois, je concluais que je ne manquais pas de temps, mais de motivation. Il y a une bonne différence entre les deux!

Anne-Marie a été une inspiration pour moi. Et c’est pour cette raison que je souhaitais la présenter sur le blogue.

Maman monoparentale de 3 adorables jeunes enfants, elle travaille à temps plein et étudie à la maîtrise en administration des affaires. Et, le 25 septembre 2016, elle complètera son 2e marathon! Avouez que ça en jette!

Mais comment trouve-t-elle le temps? Elle a accepté avec gentillesse de nous donner quelques-uns de ses trucs.

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je travaille à temps plein comme conseillère expert en assurance de dommages pour Intact Assurance.

Je suis une maman solo de 3 enfants, 2 fillettes de 7 et 9 ans et un garçon de 4 ans.

Présentement, j’en suis à terminer ma maîtrise en administration des affaires, il me reste 2 sessions seulement.

Je n’ai pas beaucoup de temps pour les loisirs, les entraînements occupant une bonne partie du temps qui reste ainsi que mon copain. Je suis actuellement dans la phase intensive de ma préparation pour mon 2e marathon qui aura lieu le 25 septembre prochain, à Montréal.

Comment as-tu commencé à courir? Qu’est-ce qui t’a motivée à vouloir compléter ton premier marathon?

En septembre 2012, je regardais les nouvelles avec mon nouveau-né dans les bras et il y a eu un reportage sur le marathon de Montréal. J’ai aimé ce que j’ai vu, les coureurs avaient l’air heureux. J’étais à la recherche de nouveaux défis et, à ce moment précis, je me suis dit : « L’an prochain, je ferai 10km! »

En septembre 2013, je me suis donc retrouvée sur la ligne de départ de ma toute première course avec absolument aucun entraînement dans les jambes. J’ai complété le 10km en 1h16 et j’ai adoré l’ambiance, l’intensité physique et le sentiment d’accomplissement qui s’en est suivi.

L’année suivante, j’avais pris la décision de m’inscrire une seconde fois au 10km. Malheureusement, je m’y suis prise trop tard et il était complet. Comme je trouvais que 5km ce n’était pas assez et que j’avais complété mon 10km assez facilement, je me suis dit : « Un demi… c’est 2 fois 10km et des poussières, je peux le faire!!! »

Le 28 septembre 2014, avec encore une fois à peu près aucun entraînement et aucun en haut de 10km, je me suis présentée au fil de départ de mon premier demi-marathon avec beaucoup d’espoir et aucune idée de ce qui s’en venait. De peine et de misère, j’ai terminé le demi-marathon en 2h50. Ce fut un moment inoubliable pour moi et, à partir de ce jour, j’ai eu envie de m’entraîner plus.

C’est aussi à partir de ce premier demi-marathon que je me suis mise à rêver. Comment on peut se rendre à courir 2 fois plus loin que ça pour terminer un marathon? Je sentais que le rêve était inaccessible pour moi…

Et comment as-tu réalisé ce rêve?

Le temps a passé. Mon entraînement était un peu anarchique. Début 2015, je décide que je veux aller plus loin et je m’inscris à mon premier 30km qui aura lieu en novembre 2015. Entre-temps, je complète plusieurs demi-marathons heureusement beaucoup moins difficiles que le premier! À l’été 2015, je vois que le 30km s’en vient et que je ne m’entraîne toujours pas énormément. Je sais que je peux me lever un beau matin et aller courir un 21km, mais un 30km?…

Fin septembre 2015, une amie me suggère d’essayer un plan d’entraînement pour m’aider à bien gérer ma progression. Je le débute en octobre 2015.

Le 8 novembre 2015, je complète la distance de 30km à travers les côtes de Bromont. Ma vie de coureuse a changé ce jour-là. Je me suis préparée pour la distance et j’ai réussi. J’étais maintenant prête à prendre la route du marathon.

Début décembre 2015, je commence mon plan d’entraînement pour courir un marathon en moins de 4h de la Clinique des coureurs. Ce plan me mènera au fil d’arrivée de mon premier marathon à Ottawa le 29 mai 2016.

À quoi ressemble une semaine typique chez toi?

Difficile de définir un horaire typique. Il y a souvent des imprévus.

Règle générale, ça ressemble à ceci : j’ai mes enfants en garde partagée, je travaille 35 heures par semaine et je suis à l’université environ 2 jours de fin de semaine par mois.

J’ai adapté mon entraînement en fonction de la présence des enfants à la maison. Quand ils sont là, je fais moins de kilomètres, par choix. Pour ne pas les priver de maman durant les soirs de semaine. La semaine où je suis seule, je rattrape le temps perdu et je peux parfois doubler mon nombre de kilomètres.

Tes meilleurs trucs pour trouver du temps et atteindre tes objectifs?

  •  Trouver des raccourcis. Accepter que, des fois, on va manger du surgelé pour les repas du soir et que la maison ne sera pas toujours 100% en ordre.
  • Planifier son horaire. Maintenir un agenda familial pour une meilleure gestion du temps.
  • Accepter l’aide. Grand-maman veut les enfants pour une demi-journée? Super! Il faut savoir déléguer!
  • Être flexible. Autant dans l’horaire que dans l’entraînement.
  • Faire participer les enfants et le conjoint. S’entraîner en famille.
  • Identifier et gérer ses priorités.
  • Avoir le support de son conjoint.

Quel a été ton plus grand défi? Comment l’as-tu surmonté?

 Maintenir la constance!! Quand on a un horaire aussi chargé, c’est parfois tentant d’aller se coucher au lieu de remplir ses obligations.

Mes trucs :

  • Parfois, oui, je vais me coucher! On ne veut pas s’épuiser non plus…
  • Avoir un objectif et se le rappeler dans les moments où on est moins motivé. Se fixer des petits objectifs entre-temps.
  • Trouver un plan d’entraînement qui n’est pas trop exigeant. Si c’est trop difficile, il est facile d’abandonner.
  • Avoir du fun! Faire quelque chose qu’on aime.Si c’est une corvée, c’est sûr que la motivation y est moins.

Avouez que c’est inspirant! Merci cousine, et bonne chance pour le marathon de Montréal! 

Mes stratégies gagnantes pour perdre du poids

Juil.2014vsJuin2016

De juillet 2014 à juin 2016 : un changement de 72 livres.

C’est souvent drôle la façon dont les gens abordent ma perte de poids. Il y a généralement une petite gêne et des façons détournées de m’en parler.

Ça me fait sourire. Mais je comprends. Pas facile de dire à quelqu’un qu’il a perdu du poids. Même moi, sachant que ça fait très plaisir à entendre, j’hésite à le souligner. On dirait qu’il n’y a pas moyen que ça ne sonne pas comme : « T’étais vraiment huge avant… »

Une fois la glace brisée, les gens ont souvent beaucoup de questions pour moi. En particulier : « Comment t’as fait? ».

Et je sens toujours une petite déception quand je raconte. C’est que c’est assez peu glamour. Et pas full mystérieux…

La perte de poids, ce n’est pas compliqué. Ceux qui vous disent le contraire ont définitivement quelque chose à vous vendre. Il faut simplement créer un déficit calorique. S’assurer qu’à chaque jour (ou en tout cas, la plupart du temps), le nombre de calories qui entre est plus petit que le nombre de calories qui sort.

Simple. Mais pas facile pour autant…

Voici donc quelques trucs qui ont fonctionné pour moi. J’ai la belle intention d’écrire des articles plus complets pour chacun, mais comme on est tous pressés par le temps Netflix, l’essentiel se retrouve plus bas!

Mettre ses efforts au bon endroit : alimentation vs activité physique

Je fréquente assidument un gym depuis que j’ai 19 ans. Même au plus élevé de mon poids, j’y allais en moyenne 3 fois par semaine et mes entraînements étaient très intenses. Mais comme je consommais beaucoup plus de calories que ce que je pouvais dépenser en une à deux heures au gym, ça ne m’a jamais empêché de prendre du poids.

Contrairement à ce qu’on peut penser instinctivement, l’activité physique compte pour très peu dans une perte de poids. L’alimentation est l’aspect le plus important. Être actif a d’autres nombreux bénéfices mais ne fera pas une grande différence sur la balance.

Tenir un journal alimentaire

Il y a beaucoup d’applications gratuites de journal alimentaire, nul besoin de payer pour ce service. Personnellement, j’utilise Lose It! . J’aime sa façon de fonctionner. Lose It! se contente de compter les calories et ne juge pas les choix que je fais. Y a ma mère pour ça et elle fait déjà une très belle job!

Les journaux alimentaires en ligne sont archi-simples à utiliser : on entre son poids de départ, le nombre de livres qu’on veut perdre par semaine et l’application calcule un « budget » quotidien de calories. À chaque repas, il faut lister tout ce qu’on mange et l’application nous dit si on est en-dessous ou au-dessus de notre budget de calories.

Au début, c’est assez fastidieux de tout rentrer mais l’application a une très bonne mémoire et on peut aussi faire des copier-coller de repas/aliments précédents. Donc, après une semaine ou deux, ça devient beaucoup plus simple.

Pour plus de trucs concernant le journal alimentaire, voir un autre excellent article de yours truly!

Utiliser une balance alimentaire

L’œil n’est pas un très bon juge de portion, surtout quand on a faim!

J’utilise une balance pour peser la grande majorité de mes aliments, même le beurre d’arachide sur mes toasts du matin! Je préfère la balance aux mesures de volume (tasses et cuillers à mesurer, etc.) car c’est beaucoup plus précis.

 S’organiser

Je prévois mes repas pour la semaine, je fais mes lunchs pour le bureau et j’amène des collations quand je sais que je serai à l’extérieur de la maison pour un bout de temps.

Quand j’ai un souper entre amis, je prévois des repas plus légers pour le reste de la journée et quand je vais au resto, j’essaie de regarder le menu à l’avance (la magie de l’Internet!).

Chaque semaine, je prévois quand j’irai au gym et quels matins j’irai au travail en transport actif.

Oui, la spontanéité en prend un coup. Oui, on dirait que je vis la vie d’une retraitée de 170 ans. Mais ça marche pour moi!

Mesurer son progrès

Je me pèse tous les matins. Ça va à l’encontre de tous les conseils qu’on lit sur la perte de poids. Paraît que se peser tous les jours peut être contre-productif : si le poids diminue, on peut être tenté d’être au-dessus de ses affaires, baisser sa garde et se clancher une grosse molle trempée dans le chocolat. Si le poids augmente, ça peut nous décourager et mener à la grosse molle mais pour d’autres raisons.

Mais ça marche pour moi! Ça me motive. Ça me permet de mesurer mon progrès. Et ça ne me fait pas capoter.

C’est encourageant de pouvoir constater mon progrès. Et en même temps, ça me permet de rajuster ma stratégie si ça ne semble pas fonctionner. Pour moi, la pesée fonctionne bien mais il faut choisir ce qui est le plus parlant pour soi et pour son objectif.

Lire la suite