Truc du mois : des conseils pour le transport actif

Voilà, ça fait officiellement un an que je pratique le transport actif quelques jours par semaine pour me rendre au travail. C’est une petite fierté pour moi d’avoir réussi à mettre en place ce changement. Ça faisait vraiment longtemps que je me lamentais que mon rêve dans la vie était d’aller travailler à pied. Mais je croyais que c’était un rêve inaccessible. Parce que j’habite quand même loin de mon lieu de travail. Ou du moins, c’est l’impression que j’avais.

C’est en principe pas faux. J’habite dans la basse-ville de Québec et je travaille à Lévis. Une trentaine de kilomètres en voiture, matin et soir. 45 minutes à chaque fois, sauf quand il n’y a pas de trafic. C’est-à-dire, jamais. Il y a toujours du trafic sur cet axe. Les gens de Québec ont cette idée que je suis « à l’envers du trafic » quand je vais à Lévis en auto parce que, traditionnellement, les gens habitaient la Rive-Sud (où les maisons étaient réputées moins chères) pour aller travailler à Québec (où il y avait plus de jobs). Hé bien, ça n’existe plus depuis un foutu bout de temps l’envers du trafic… Un concept révolu. Comme aller aux vues ou passer à la Commission des liqueurs. C’est mort de sa belle mort.

C’est drôle parce que la plupart des gens à qui je raconte que je vais quelques jours par semaine au travail à pied ont beaucoup de compassion pour moi. C’est vrai que c’est un peu un parcours du combattant qui implique plusieurs modes de transport. Je prends le bus pour me rendre au traversier qui m’amène à Lévis. Rendue de l’autre bord du fleuve, je marche pour me rendre au bureau. C’est une marche challengeante, parce que c’est toujours en montant. Y a des escaliers au nombre de beaucoup et un sentier bien trop escarpé à gravir. Bref, j’arrive au bureau et j’ai l’air d’un chihuahua qui sort d’un combat dans le Jell-o contre un pitbull. Maganée, essoufflée et mouillée…

Sweaty happy

À peine quelques minutes après mon arrivée au bureau!

Mais y a personne qui trouve que je fais pitié à vouloir manger le dash de mon char parce que ça me prend 45 minutes faire quelque 30 misérables kilomètres en auto. Que j’arrive au bureau en ayant déjà l’air bête avant même de commencer ma journée. Que ça me stresse de ne pas savoir si ça va me prendre 45 minutes ou 2 heures retourner à la maison le soir. Ouin, des fois y a des accidents… Des fois y a rien mais ça jamme comme si y avait pas de lendemain anyway. Je ne comprends rien au trafic. Je comprends juste que ça raccourcit ma vie d’être pognée dedans.

Mais l’affaire c’est que je suis relaxe quand j’arrive au bureau à pied. C’est un tout autre état d’esprit. Je suis trop brûlée pour être de mauvaise humeur de toute façon! J’ai vu des belles affaires, j’ai flexé mes muscles, je me suis aéré la tête, j’ai pensé mourir au milieu de la côte, ça m’a fait apprécié le reste de ma vie. Et je sais que je fais quelque chose de bon pour moi. Donc, même quand c’est tof, même quand il vente trop pour que mon brushing résiste, même quand il fait frette, c’est positif.

Maintenant que j’ai passé au travers 4 saisons de transport actif, voici quelques conseils que je tire de mon expérience, pour ceux qui voudraient se lancer dans cette aventure.

Quelques conseils généraux

  • Être bien équipé. Avoir de bons vêtements et de bonnes chaussures. Peut-être un petit sac à dos de randonnée. Il y aura probablement un compromis à faire sur le look. Aller dans des boutiques spécialisées pour vous faire conseiller s’il le faut.
  • Prévoir. Le transport actif demande un peu plus de préparation que de tout sacrer dans son char le matin. Préparer son stock la veille, profiter des moments où on va au bureau en auto pour laisser des trucs dans ses tiroirs (vêtements de rechange, peigne, déo, wipettes, etc.).
  • S’informer de la météo. J’utilise l’application Accuweather et j’en suis bien satisfaite. Il ne faut pas nécessairement se laisser arrêter par la température, mais être au courant du temps qu’il fait ou fera pendant notre trajet permet de mieux prévoir le coup et de garder le tout agréable.
  • Faire des réserves au bureau. Surtout si, comme dans mon cas, on n’a pas accès facilement à une douche sur son lieu de travail. Je garde une serviette à main, un déo, du talc, un peigne, des élastiques, des bas-culottes, des sous-vêtements propres, un sac réutilisable, etc. dans ma petite armoire de bureau. Mon kit pour me rafraîchir quand j’arrive le matin de ma belle grande marche.
  • Pour ceux qui s’inquiètent parce qu’ils suent beaucoup : bienvenue dans ma gang! Se rappeler une chose : pour faire descendre rapidement sa température et ainsi arrêter de suinter, il faut bouger le moins possible. Pas s’éventer avec sa main ou une feuille ou se souffler dans le toupet. Assoyez-vous tranquille 5 minutes, ça va passer rapidement.
  • Avant de se lancer, faire une ou deux fois le trajet pendant un jour de congé. Question de savoir combien de temps ça nous prend, dans quel état on arrive, etc. Ça aide à compléter le point « prévoir ».
  • Y aller mollo. Comme dans tout, rien ne sert de partir avec des objectifs trop ambitieux, du style : je vends mon char à partir de la première journée où je décide d’aller au bureau à pied. Commencer modestement, voir comment on aime ça, progresser si ça nous tente.
  • À l’inverse : se donner le temps d’aimer ça. Ça peut que les premières fois, on ne trippe pas tant. C’est un grand changement. Attendre un petit peu avant de décider si c’est fait pour nous. Ne pas se décourager si c’est difficile! Le meilleur est peut-être à venir…
  • Être conscient que ça demande des compromis. J’arrive au bureau dans le même état que quand je sors du gym. Je voudrais bien dire qu’en deux coups de cuiller à pot, je me fais un brushing, une manucure et un maquillage au air brush et que rien ne paraît plus pour le reste de la journée, mais… ce n’est pas tant le cas. Donc, j’ai dû faire quelques compromis sur mon look au bureau. Parce que je suis limitée par ce que je peux apporter dans mon sac à dos et par ce que je peux laisser au bureau pour me préparer (sans complètement accaparer tout l’espace que je partage avec mes délicieux collègues).

Ce que je retire de cette expérience? Contre toute attente, ma saison favorite de transport actif a été : l’hiver!

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’hiver est une saison agréable pour le transport actif. J’adore voir les glaces sur le fleuve, les falaises de Québec enneigées, le Château Frontenac avec ses lumières de Noël. C’est absolument magnifique. À condition d’être habillé en conséquence.

Parce que l’hiver est plein de surprise. Et on ne s’habille pas de la même façon pour affronter des rues glacées, des bancs de neige de 6 pieds, du grésil, des moins 30, etc. Never a dull moment avec l’hiver, bref! C’est fou, mais c’est aussi dangereux l’hiver d’avoir trop chaud que trop froid. Si le parcours qu’on fait est exigeant (ou si on court par exemple), il est recommandé de s’habiller pour une température 20 degrés plus chaude que ce qu’il fait réellement. Voulant dire que s’il fait moins 10, on s’habille comme s’il faisait 10. En bref, on s’habille pour avoir un peu froid au début (mais ne pas geler comme un creton) et pour finir juste bien.

Des conseils spécifiques à l’hiver. Penser à s’équiper de :

  • Crampons amovibles (qu’on va sortir en cas de verglas/sol glacé seulement car marcher en crampons le reste du temps fait solidement gricher des dents)
  • Bottes très chaudes. On peut probablement s’en sortir avec n’importe quel autre équipement d’hiver cheapette, mais les bottes doivent être top notch.
  • Mitaines chaudes mais qui respirent et qui sèchent facilement. Et des hot paws au cas où.
  • Tuque en laine de mérinos ou en matériel technique qui ne retient pas la sueur mais qui tient au chaud.
  • Un manteau avec de l’aération.
  • Un cache-col et un foulard. Les 2.
Vieux Lévis

Une des beautés sur mon chemin : le Vieux-Lévis.

Je vous encourage vraiment à faire l’expérience du transport actif. Pour se rendre au bureau, mais aussi dans les autres situations de la vie de tous les jours. On a souvent tendance à considérer tous les autres moyens de transport avant de se dire : et si je marchais ou si je prenais mon vélo? Alors que c’est parfois une solution qui a bien du sens.

Faites-nous part de vos trucs en commentaires! Et dites-moi si vous pensez au transport actif autant que moi!

7 réflexions sur “Truc du mois : des conseils pour le transport actif

  1. Jean Bernard Fournier dit :

    Bonjour Mylène tout ce que tu dis est si vrai… Bravo pour ton choix de transport actif et j’espère te croiser un matin
    sur la Côte du Passage… Jean Bernard

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  2. Alice dit :

    Je suis aussi une adepte du transport actif mais je t’envie tellement de prendre le bateau pour aller travailler, c’est vraiment trop hot!!! Je me contente de marcher jusqu’à mon bus puis jusqu’à mon bureau au centre-ville de Montréal chaque jour et je ne reprendrais pas mon auto que j’ai définitivement délaissée il y a près d’un an. En plus ça fait des économies et du sport que l’on a souvent pas le temps de faire en arrivant le soir. D’ailleurs maintenant, je passe même chercher ma fille à la garderie sur mon chemin et nous rentrons ensemble à pied (ou avec elle sur mes épaules…), hiver comme été, comme tu dis, il suffit juste d’être bien habillée!

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    • C’est vraiment trop hot! Bravo pour avoir si bien intégré le transport actif dans ton quotidien et dans celui de ta fille. C,est également mon but de définitivement me débarrasser de ma voiture. Une étape à la fois! Merci de ton partage!

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  3. Jeannie dit :

    Moi aussi, fervente pratiquante du transport actif! Merci pour cet article complet! Dis moi svp ce que tu penses de la perte de calories quand on bouge . Est-ce un simple calcul mathématique. Moi par exemple j’ai un budget quotidien de 1400 calories. Si j’en perds 400, suis-je automatiquement en deçà ou bien le corps en décide autrement, par la métabolisation des aliments consommés. Merci Mymy!

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    • Bravo Jeannie, pour ton engagement envers le transport actif! On fait quelque chose de bien pour nous et pour notre planète! Concernant la dépense calorique, la réponse est oui et non. Oui, ça contribue à ton déficit calorique par jour. Mais il faut être très prudent quand on calcule une dépense calorique. La plupart des appareils de sport et des journaux alimentaires ont tendance et sur-exagérer les calories dépensées par une activité physique. Ce qui fait que si tu re-consommes le tout, tu pourrais bien dépasser ton budget calorique. POur ma part, je considère l’activité physique comme un bonus santé, mais je ne calcule pas les calories dépensées pour augmenter mon nombre de calories quotidien. J’espère que ça t’aide!

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  4. Jeannie dit :

    Merci, ça m’éclaire.
    Ma perte de poids est teeeellement lente que j’aimerais qu’une simple soustraction, calories ingérées moins calories dépensées fasse un bilan négatif quotidien! La pensée magique quoi!
    Merci pour toutes les informations!

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