Que faire en cas de dérapage?

Ça y est, c’est arrivé. J’ai perdu le contrôle. Quelque part à la fin janvier. Ça a été l’anniversaire de mon chum. Et on a fêté en grand sur plusieurs jours. Et le journal alimentaire a pris le bord. Et mes bonnes habitudes aussi.

La semaine qui a suivi, j’ai glissé sur la pente de l’excès. Y a comme une switch qui s’est allumée et je me suis redécouvert un grand intérêt pour le dessert et l’alcool et la bouffe réconfort. Et un intérêt disons mitigé pour le gym et le contrôle des portions.

J’ai fini la semaine avec 3 500 calories de trop à mon budget. Ba-zing!

J’ai fourré les breaks. Mais ça a pris du temps avant que je puisse m’arrêter. J’ai eu un peu peur même. Plus de peur que de mal : je n’ai pas pris de poids après cette semaine hors-bilan. Mais ça m’a fait réfléchir. On fait quoi quand on a l’impression qu’on n’a plus le contrôle?

Récemment, ça m’est arrivé à plusieurs reprises que quelqu’un me mentionne que perdre du poids, c’est un peu comme arrêter de boire. Le même challenge. Dans un sens, c’est bien vrai. Dans les deux cas, on abandonne quelque chose qui nous donne beaucoup de plaisir mais qui a un effet néfaste sur notre santé. Et qui a aussi une très grande emprise sur nous.

Mais il y a une différence très importante entre les deux. Je ne peux pas complètement arrêter de manger, comme un alcoolique peut complètement arrêter de boire. Un moment donné, il faut que je m’adonne à mon plaisir. Surtout dans mon cas, genre cinq fois par jour.

Mylene au resto

Oui, j’ai faim dans la vie. Ça me prend trois repas par jour et deux collasses. Sinon, je deviens plus agressive qu’un raton laveur qui a senti un restant de sandwich dans une poubelle.

Je n’aime pas penser à mon problème de poids en termes de dépendance. Mais c’est vrai que la bouffe a déjà eu un grand pouvoir sur moi. Y a eu des moments quand j’étais jeune où j’attendais que tout le monde dans la maison soit couché pour dévaliser le frige et le garde-manger. J’ai déjà dit la phrase : «Supersize it», au McDo, aux États.

Quand j’ai commencé ma perte de poids, j’avais toujours l’impression que j’étais à une mauvaise décision de me ramasser en train de manger la maison au complet. J’étais effrayée des activités sociales parce que j’avais toujours peur de shirer et de perdre le contrôle sur ce que j’allais ingérer. Comme si le fait de faire des excès pendant un repas allait me remettre sur le chemin de la dérape éternelle. Celle qui s’arrête ou pas au bout de 50 livres.

Je ne réalisais pas que c’était toujours moi qui avais le contrôle. Et je suis contente, je l’ai appris grâce à ma débandade du mois de janvier.

Et, bonne nouvelle : c’est vraiment à la portée de tout le monde!

Alors, concrètement, on fait quoi pour reprendre pied après une dérape?

Mettre les choses en perspective

Même si on dérape solide, ce n’est physiquement pas possible de prendre plusieurs livres à cause d’un seul repas. On se rendrait malade bien avant de pouvoir ingérer assez de calories pour le faire.

Même si la balance dit le contraire le lendemain matin, pas de panique, Monique! Avant de conclure que tous nos efforts sont à mettre à la poubelle, avant de tirer la balance au bout de ses bras, il faut peser sur pause et analyser les choses rationnellement.

Mathématiquement, il faudrait manger et/ou boire 3 500 calories de trop en une journée pour prendre une seule livre. Méchant défi!

Manger de la scrap trop salée, ne pas boire assez d’eau, boire de l’alcool, avoir encore l’estomac plein : tout ça a un impact sur le poids affiché par la balance.

En buvant de l’eau, en reprenant nos bonnes habitudes, en bougeant un peu, le poids revient à la normale rapidement.

Éviter la mentalité du tout ou rien

À mon humble avis de scientifique de salon, la mentalité du tout ou rien est probablement la raison première des dérapes. Cette mentalité s’installe quand on se donne des objectifs trop rigides et qu’on ne se donne pas le droit à l’erreur.

Et quand on s’écarte de notre plan ne serait-ce qu’un brin, on se punit.

Ça donne quelque chose du genre : Je m’étais dit que je ne mangerais plus jamais de dessert et je viens de prendre un biscuit Social Thé… Je n’ai aucune volonté, c’est la preuve. Je ne mérite pas de réussir mon projet. Je suis aussi bien de me clancher un Deep ‘n Delicious et un sac format familial de Doritos. Comme ça, je vais avoir dévié de mon plan pour la peine…

C’est nono, non? Mais je suis la première coupable d’être maintes et maintes fois tombée dans le piège.

Pour lui régler son cas une fois pour toute à cette mentalité contre-productive, il faut juste prévoir que, des fois, on va faire des choses qui sortent de notre plan idéal. C’est inévitable et ça ne sert à rien de se punir. Il faut garder en tête le portrait global. La perte de poids n’est pas un sprint. C’est un marathon.

Revenir au plan de match dès que possible

Que ce soit une semaine dans le sud qui a tourné au all you can eat buffet de 7 jours, une tournée des bars qui finit en poutine de fin de soirée ou une fin de semaine de filles avec un peu trop de sex on the beach (la boisson, pas l’activité), les occasions d’excès ont toutes une fin naturelle. Les vacances finissent, on va se coucher, les bars ferment, etc.

On a donc une occasion de revenir à la normale. C’est ce qu’on doit viser dès que possible : le retour au plan de match, comme si on ne l’avait jamais quitté.

Je l’échappe au brunch? Pas grave, j’ai deux autres repas dans la journée pour reprendre le programme. Le plus tôt sera le mieux.

Ne pas essayer de compenser pour les excès commis

On a mangé l’équivalent en calories d’un Manoir Ronald McDonald? On passe ça en pertes et profits. Pas nécessaire de se lamenter là-dessus bien longtemps!

Il faut surtout éviter de tenter de compenser pour cette dérape en ne mangeant que des cubes de glace pour le restant de la semaine. Ça ne marchera pas et ça nous met à risque de reperdre le contrôle. La meilleure astuce post-dérape : boire beaucoup d’eau, manger sainement et ne pas aller vers l’autre extrême de trop se priver.

Toujours garder à l’esprit cette belle réalité : une grosse poutine italienne extra-fromage extra-saucisses ne me fera pas prendre du poids comme une salade ne m’en fera pas perdre. C’est sur le long terme que cette game-là se gagne!

Prévoir des petits plaisirs

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Pour éviter de l’échapper trop souvent, ce qui pourrait finir par devenir un yo-yo éternel, c’est bien important d’inclure des petits plaisirs dans nos efforts de guerre.

Quand j’étais en perte de poids, je voulais aller vite et j’avais une attitude orientée sur le résultat. Si quelque chose ne fittait pas avec ma perte de poids, je l’écartais d’emblée. Mais c’est sûrement la raison qui faisait que je me sentais si susceptible de perdre le contrôle.

C’est important de prévoir des repas un peu plus festifs, des gâteries, des aliments qui nous nourrissent l’âme. Et, oui, c’est possible de manger ce qui nous fait plaisir tout en respectant un budget calorique. Un morceau de gâteau au chocolat, un verre de vin ou des frites, c’est au final simplement des calories, tout comme des aliments considérés plus sains.

Si on prévoit le coup, qu’on compile les calories en toute honnêteté et qu’on choisit ses excès intelligemment, ce sera toujours possible d’inclure quelques comic reliefs dans son alimentation sans compromettre une perte de poids ou un maintien.

Promis!

5 réflexions sur “Que faire en cas de dérapage?

  1. Moi comparé à toi, je ne me suis pas lancée dans la perte de poids mais le bien être. Moins de quantité dans l’assiette mais aussi du bon. Plus de légumes et les féculents complets et un peu réduit. Pas aux 2 repas mais ne pas les bannir le soir. M’accorder des plaisirs de façons régulièrement mais pas dans l’excès. Le verre de vin OK mais pas le bouteille. Bref que du bon sens. Pas de pesées, pas d’objectifs. Avancer toujours le bien être et le bonheur dans l’assiette. J’ai effectué quelques pesées et j’ai perdu une quinzaine de kilos en un peu plus d’un an. Je suis ravie et à la maison tout le monde mange ce que j’ai préparé on n’est pas au resto lol.
    Je te souhaite de continuer ainsi en cas de dérapages car le foutu pour foutu n’existe plus pour nous 😉👍 on peut être fières de notre parcours
    À bientôt !

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