Conserver ses bonnes habitudes pendant les Fêtes : Yes we can!

J’ai commencé ma perte de poids le 24 novembre 2014. Yep, juste un mois avant Noël. J’ai un sens du timing remarquable dans la vie… Mais, on ne peut pas mettre sa vie sur hold pour perdre du poids. Dans une vie, ça n’arrive jamais un stretch de trois ans avec pas de Noël, pas d’anniversaire, pas de vacances d’été, pas de Pâques, pas de baptême, pas de 5 à 7.

Bref, y a pas de moment idéal pour perdre du poids dans la vraie vie.

N’empêche qu’il y a des moments plus faciles que d’autres. Par exemple, pas entre le 24 décembre et le 1er janvier. On peut se l’avouer, ce n’est pas optimal. Mais il ne faut pas penser que c’est voué à l’échec. Il faut juste être conscient que ce sera difficile. Et que plus on est préparés, plus ce sera gérable.

Mon premier Noël en perte de poids a été difficile. Au tout début de mon processus, j’avais peur de perdre le contrôle et qu’un léger dérapage me démotive complètement. J’avais peur de retomber dans mes vieux patterns d’abus. Alors, j’ai planifié en malade. Et ça a porté fruit. Je ne dirais pas que j’ai maintenu mon rythme de perte de poids d’une livre par semaine pendant Noël 2014, mais j’ai maintenu mes bonnes habitudes, je n’ai pas dérapé et j’ai quand même perdu un peu de poids.

Et dès le 2 janvier 2015, c’était le retour à la normale et à la routine habituelle, sans délai, sans « dans une semaine slash à la fin du mois de janvier-février, je m’y remets ».

Voici quelques trucs qui ont marché pour moi pour encadrer la frénésie des Fêtes et ne pas me ramasser avec une grosse pile de regret pour la nouvelle année.

Pratico-pratique

Je vous propose d’abord un guide de survie éclair pour tous vos événements du temps des Fêtes – l’équivalent de la trousse de premiers soins qu’on a tous dans le fond de l’armoire à pharmacie et dans laquelle on a juste utilisé les Band-Aids…

  • Un peu avant la frénésie des Fêtes, cuisiner quelques plats plus légers pour les joursoù on sera à la maison : soupe-repas, grosse salade dans laquelle il nous restera juste à ajouter de la protéine, etc. De cette façon, on n’aura pas juste des restants de tites saucisses dans le bacon à manger entre deux soupers de famille.
  • Inversement, ne pas remplir la maison d’options trash qui sont si disponibles dans les épiceries en ce moment. Si on n’en a pas à la maison quand l’envie nous prend, les chances sont assez faibles qu’on sorte en acheter.
  • Jouer au « gamble de Noël ». Je ne suis pas gambleuse pour deux cennes (que je ne mettrai jamais dans la machine à sous!). Mais, voici un petit pari plaisant que je prends avec moi-même pendant le temps des Fêtes. Je fais une liste des 4-5 trucs qui me font le plus envie  (Number 1 : les Turtles!!!!). Mais, je n’en achète pas parce que : truc précédent. Mais si jamais il y en a dans une activité où je suis invitée : bingo/black jack/banco/la-poule-ou-l’enveloppe! Je gagne une belle portion dudit truc, sans culpabilité ou autre. Quel thrill de la mort! Est-ce que ma vie est palpitante ou ma vie n’est pas palpitante?
  • Ne pas abandonner le journal alimentaire : même si on sait que le budget a été explosé, continuer de logger. Ça peut nous freiner un peu et, à l’inverse, ça peut aussi faire qu’on va se permettre une petite gâterie si on se rend compte qu’on a encore un peu de lousse!
  • Manger léger dans la journée en prévision d’un repas plus costaud.
  • Ne pas arriver affamé à une activité. Se prendre une collation protéinée avant le départ. Le mindset buffet chinois i.e. «Y feront pas d’argent avec moi j’ai pas mangé de la journée » ne sera jamais payant.
  • Boire beaucoup d’eau. La déshydratation peut parfois être interprétée par notre cerveau comme de la faim. En plus, l’eau remplit l’estomac et ne contient aucune calorie. Et ça fait de plus beaux lendemains de veille!
  • Consommer de l’alcool uniquement avec le plat principal, pour limiter les calories liquides qu’on ingère et éviter les beer goggles pour les choix alimentaires. Avouons-le, les graines de chips nature dans le fond du bol ont toujours l’air plus attirantes après 3 gin tonic.
  • Si on est invités dans un potluck, amener un plat plus léger – quelque chose qu’on va pouvoir manger en grande quantité sans défoncer la banque (crudités, salade de légumes (pas la salade de patates extra mayo double bacon), plateau de fruits, crevettes cocktail, etc.)
  • Si on ne participe pas à l’élaboration de la bouffe, se renseigner sur ce qu’il y aura au menu pour planifier son repas et éviter les décisions intempestives.
  • Au repas, remplir la moitié de son assiette d’un plat moins calorique (salade, légumes, poisson) avant de remplir l’autre moitié de trucs plus dévastateurs pour le budget. Attention : un seul étage par assiette! C’est pas le Complexe G!
  • Attendre une vingtaine de minutes avant de prendre une deuxième portion, le temps de réaliser qu’on a déjà trop mangé – en profiter pour jaser avec le cousin Machin qu’on voit jamais.
  • Prendre un seul dessert, mais choisir celui qui va certainement nous empêcher de dormir et/ou provoquer une crise d’hyperglycémie. Faut que le dessert choisi en vaille la peine!
  • Limiter la consommation d’alcool – choisir la bière, le vin ou les spiritueux non mixés. Laisser tomber les cocktails douteux du beau-frère avec sa grenadine qui date de l’URSS.
  • Aller prendre une marche après le repas.
  • Si on reçoit, demander aux invités d’amener des Tupperware et leur donner les restes avant qu’ils repartent. À l’inverse, si on est invités, ne pas ramener de restes à la maison.
  • En profiter dès qu’on a la chance pour manger normalement , être actif et donner un répit à son foie.

Et pour terminer, quelques réflexions sorties de mon fond pour ne pas perdre le contrôle de ses bonnes habitudes pendant le temps des Fêtes.

Noël, ce n’est pas tous les jours

On a probablement plus de soupers-brunchs-déjeuners-apéros-partys de famille pendant les Fêtes que dans n’importe quelle autre période de l’année. Mais, pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas à tous les jours. Ni à tous les repas.

Une stratégie qui peut être intéressante pour limiter les excès est d’identifier quelles activités sont les plus spéciales pour nous et réserver nos écarts pour ces moments-là.

Mais un beau mardi d’entre Noël pis le jour de l’An tu-seule à maison, on peut slaquer le beat et retrouver nos belles habitudes. Ça a beau être les Fêtes, c’est quand même pas obligatoire de déjeuner à la bûche!

Ça ne sera pas parfait

Il faut être réaliste. Ce n’est probablement pas possible d’être 100% parfait avec l’alimentation et l’activité physique pendant les Fêtes. Et ce n’est pas vraiment grave! C’est clair qu’un moment donné, on va faire un choix qui ne cadre pas avec notre plan idéal. Il y a tant de choix difficiles à faire en cette période de réjouissances : sucre à la crème ou yogourt?  Tites saucisses dans l’bacon ou légumes-vapeurs? Ciné-cadeau ou espadrilles?

Il faut juste savoir que, même si on planifie et qu’on veut être bons, ça se peut qu’on se fasse prendre dans le détour d’un gâteau aux fruits ou d’une tourtière et qu’on fasse quelques abus. No biggie. L’idée c’est simplement de ne pas transformer un souper un peu trop copieux ou une activité physique qui a pris le bord en trois semaines d’orgie romaine.

On peut toujours se reprendre au prochain repas ou à la prochaine occasion de bouger!

C’est pas parce que c’est Noël que c’est spécial

Pendant les Fêtes, on peut avoir l’impression que toute la bouffe est unique et qu’il faut en profiter drette là. Sinon, c’est comme gâcher Noël. Mais on peut faire des choix et se concentrer sur la bouffe qui nous fait vraiment tripper. Moi, je me pose la question : « Qu’est-ce qui va m’apporter le plus de plaisir? » ou  « Qu’est-ce qui va vraiment me manquer si je m’en passe? » Ça m’aide à investir mes calories au bon endroit.

Je me dis aussi que la tourtière, les tites saucisses, la dinde et les carrés aux dattes ne disparaîtront pas subitement le 31 décembre à minuit. Mettons que j’en ai pas mangé pis que j’en ai tout à coup envie au mois de mars, je pourrai me gâter!

On ne mange pas pour faire plaisir à personne, sauf à soi-même.

Le temps des Fêtes est une belle occasion pour se choisir et faire ce qui nous plaît. Et on peut se donner le droit de skipper le pouding au pain de matante Rita si on a plus de fun à manger autre chose. Just sayin!

Janvier n’est pas si loin que ça…

Une dernière réflexion avant d’aller faire le sapin. Ça peut être tentant d’adopter une attitude « Fack aff, je m’occuperai de ça en janvier! » pendant les Fêtes. Avant de perdre du poids, je me laissais aller à tous les abus plus quelques extras pendant les vacances de Noël en me disant que j’allais me reprendre en mains une fois les vacances terminées.

Mais je me suis rendue compte que ce n’était vraiment pas un service que je me rendais. Premièrement, perdre du poids est beaucoup plus difficile que d’en prendre. C’est très injuste, mais c’est bien réel. Ensuite, combattre une pile de nouvelles mauvaises habitudes au retour des Fêtes, ce n’est vraiment pas facile. Et, finalement, ça peut être très difficile de reprendre rapidement les bonnes habitudes une fois qu’on les a ditché. Une dérape du temps des Fêtes pouvait durer jusqu’en mai dans mon cas.

Mais finalement, tout est une question d’équilibre : se rappeler qu’un moment d’égarement n’est pas dramatique, se faire plaisir à l’occasion et essayer de maintenir nos bonnes habitudes la plupart du temps. Janvier n’en sera que plus positif!

Je vous souhaite une très belle période des Fêtes et beaucoup de plaisir!

4 réflexions sur “Conserver ses bonnes habitudes pendant les Fêtes : Yes we can!

  1. Josée T dit :

    Oui effectivement le temps des Fêtes c’est difficile! On dirait que tout le monde veut nous engraisser; partout où je vais on m’offre un petit verre de ceci un chocolat par là et que dire des traditions dites familiales: pâtés à la viande de toutes les dimensions, tourtières du Lac St-Jean, pain sandwich, au secours! Merci pour les trucs; effectivement c’est la bonne période pour pratiquer! Que le temps des Fêtes soit merveilleux pour toi et ta famille!🎀

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  2. Dès dit :

    Un gros MERCI pour tes trucs… je sens que j’aurais la dérape facile!!! J’en ai eu un avant-goût samedi dernier avec un brunch et un souper tapas le même jour. Ça m’aide de penser à tes messages de soutien et de persévérance!

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    • Et de se rappeler que la perfection n’est pas de ce monde! Et que si on l’échappe un peu à l’occasion, ce n’est pas la fin du monde. C’est le grand portrait qui compte. Merci pour ton commentaire et merci de me lire!

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