Avant les 10 dernières : le parcours qui m’a amenée de 226 à 155 livres

D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours eu des problèmes de poids. À l’école primaire, j’étais la petite grosse de ma classe. Mal à l’aise dans mon corps. Peur de l’éducation physique. À l’occasion, victime de la cruauté de mes petits copains d’école.

Mes parents, bien de leur temps, avaient une alimentation assez meat-and-potatoe et étaient grands amateurs de desserts et de snacks. L’activité physique n’était pas vraiment valorisée dans ma famille. Même pour de courtes distances, l’auto était privilégie. À quatre ans, je me rappelle avoir abandonné mes cours de ballet jazz parce que mes petites jambes me faisaient trop mal, tellement je n’étais pas habituée à être active.

À 11 ans, en sixième année, je pesais presque 200 livres. J’ai accompagné ma mère à des rencontres de Weight Watchers et j’ai suivi leur programme. J’ai perdu presque 40 livres. J’étais fière. Pour la première fois, les gens me disaient que j’étais belle.

Et puis, je suis entrée au secondaire, dans une école où je ne connaissais personne. J’ai eu de la difficulté à me faire des amis. J’ai commencé à me tourner vers la nourriture pour remplir ce petit vide et j’ai repris du poids à la vitesse grand V. À 14 ans, en secondaire 2, je pesais presque 230 livres. L’année suivante, retour à Weight Watchers et perte de poids de plus de 50 livres. Yoyo pendant les années qui ont suivi.

À la fin du Cégep, j’ai commencé à fréquenter le gym et à réduire mes portions. J’ai perdu beaucoup de poids comme ça. Puis, rendue à l’université, d’un party à l’autre, le poids a recommencé à s’accumuler. J’ai atteint mon maximum quelques années après avoir terminé mon bacc. Je vivais à Montréal à l’époque et mes habitudes alimentaires étaient désastreuses. J’ai presque atteint 250 livres.

Mon médecin de l’époque a suggéré de m’inscrire sur la liste d’attente pour la chirurgie bariatrique. J’ai pleuré. J’ai refusé. Je suis allée consulter une nutritionniste et, en commençant à faire de meilleurs choix alimentaires, je me suis plus ou moins stabilisée entre 200 et 220 livres pendant les 10 années suivantes.

Le changement

Juillet 2013

Un an avant le début de ma perte de poids. Autour de 210 livres.

Il n’y a pas eu de déclic, pas d’événement qui m’a poussée à la perte de poids. Juste la réalisation de deux choses : je n’étais pas heureuse avec mon corps et, si je ne faisais rien, ça allait être comme ça toute ma vie.

Le 24 novembre 2014, J’ai commencé à utiliser Lose it! et à contrôler mes portions. J’ai amélioré la qualité des aliments que je consommais et continué à visiter le Énergie Cardio trois fois par semaine. Après quelques mois, j’ai commencé à aller marcher à chaque matin avant le travail. Puis, j’ai intégré la course, un jour sur deux. J’ai aussi commencé à voir une coach au gym à tous les mois pour changer mes entraînements et garder ma motivation. Elle s’appelle Jade. Elle est adorable. Et sans pitié.

Mon objectif était de perdre une livre par semaine. Je l’ai maintenu pendant la grande majorité de ma perte de poids. Ça m’a pris un an et demi pour perdre un peu plus de 70 livres (32 kg) et passer d’un IMC de plus de 37 à un IMC d’un peu plus de 25.

Le style de vie

Juillet 2016

À la fin de ma perte de poids, à l’été 2016.

Même si l’activité physique n’a pas un grand impact sur la perte de poids, il a un grand impact sur mon hygiène de vie. Quand je suis active, j’ai le goût de prendre soin de moi, de bien manger, de faire des choix sains. Quand je suis moins active, j’ai le goût de faire des marathons de Netflix en mangeant des crottes de fromage et en buvant du Quick et des gin and tonic. En même temps.

Donc, je vais au gym 3 fois par semaine, tout de suite après le boulot. Si j’arrête à la maison, je suis faite, je me roule en boule sur le divan avec mon chat et on ronronne ensemble jusqu’au souper. Les jours où je vais au gym varient selon mes obligations de job, de famille, de loisirs, etc. Mais je maintiens la fréquence la plupart du temps.

Quand je ne vais pas au gym, je fais du transport actif pour me rendre au bureau. J’ai la chance de travailler dans un édifice qui est au sommet d’une énorme côte qui prend une demi-heure à monter le matin et 20 minutes à descendre le soir. Ça garde en shape!

En ce moment, je mange plus ou moins 1 500 calories par jour, parce que je tente encore de perdre les 10 dernières. Elles me narguent. Je suis jammée à 155 livres.

Côté bouffe, pour déjeuner, j’aime bien la combine œufs, parmesan et gruau. Ça a l’air dégueu vite de même, mais c’est bon. Et ça remplit le bedon.

Pour le dîner et le souper, mes choix sont assez standards : beaucoup de légumes, du tofu ou autres produits dérivés du soya, des légumineuses, du poisson et des fruits de mer, de la viande quand ça adonne, quelques grains (quinoa, freekeh, amaranthe).

Et ne pas oublier les collations! Ma vie en dépend. Et surtout mon humeur. J’ai faim dans la vie. C’est mon occupation principale. Donc, je collationne deux fois par jour en mélangeant un fruit et une protéine : du fromage cottage (consommé hebdomadairement par le gallon), des fois du jerky (ne me jugez pas, c’est de la lean protein!!!), des barres protéinées maison, du yogourt grec, du beurre de peanut, des ficellos. Ça y est, j’ai faim!

Et maintenant, que vais-je faire?

Beaucoup de chemins se sont ouverts grâce à la perte de poids.

La perte de poids, ça ne change pas une vie. Mais ça ouvre les perspectives. Il y a beaucoup de choses qui me tentaient par le passé, mais qui était hors d’atteinte.

J’aimerais éventuellement commencer le powerlifting (une blessure aux épaules m’en empêche depuis un moment, mais j’ai bon espoir d’en voir le boutte). J’aimerais pouvoir courir un 5 km en continu. Faire de la longue randonnée (mon dada depuis que j’ai vu le film Wild). Poursuivre le transport actif pour me rendre au boulot et peut-être même y aller en vélo au printemps prochain. Continuer d’animer mon blogue en espérant pouvoir inspirer quelques personnes. Donner des conférences, qui sait?

Bref, tout un tas de choses qui étaient plutôt des fantaisies il n’y a que quelque temps. Et qui, maintenant, sont des rêves atteignables.

5 réflexions sur “Avant les 10 dernières : le parcours qui m’a amenée de 226 à 155 livres

  1. Rosalie dit :

    Bravo Mylene!
    C’est inspirant ce que tu écris! Nous n’avons pas le même parcours mais disons que moi aussi depuis la naissance de mes filles j’ai un bon 40 livres à perdre et je n’y arrive pas! Te lire me donne du courage, de la volonté. Ça m’aide à me motiver!
    Je te souhaite bonne chance pour les 10 dernières!!! Ce sont les plus difficiles mais les plus valorisantes sans doute!!!
    Xxx

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    • Merci Rosalie! C’est exactement ce que je souhaite faire avec mon blogue: partager mon histoire pour ques les gens sachent que c’est possible, que ce n’est pas hors d’atteinte. Merci pour tes encouragements, je ne lâche pas!

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  2. Josée T dit :

    Mylène, cet article me touche. Tu sais, pour moi, tu as toujours été une belle personne en dedans comme en dehors. J’ai eu de la peine en lisant que, dans le passé, certains t’ont manqué de respect. Mais regardons devant. L’avenir t’appartient et tu peux en faire ce que tu veux; en personne intelligente que tu es, (le petit plus tu connais?), tu as transformé le vilain petit canard en utilisant la persévérance, le courage, la ténacité et l’authenticité que tu as toujours possédés. Je souhaite que ton futur soit à la hauteur de tes ambitions, tes rêves et tes désirs. Vraiment tu ne cesses de m’épater…. Continus de le faire! Te lire est un baume pour l’âme et l’esprit. Merci de nous encourager à devenir meilleure🎀

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    • Merci chère Josée de prendre le temps de commenter, ça me touche beaucoup. Oui, il y a eu des moments difficiles, mais ils m’ont permis d’être où je suis en ce moment et qui je suis maintenant. Il y s certainement des choses que je ferais différemment si j’avais droit à un 2e essai, mais c’est sûrement le cas de bien des gens. Merci de me lire et de me partager tes réactions, c’est tellement important pour moi et ça m’encourage à continuer.

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