Comment l’activité physique contribue à la perte de poids

C’est quelque chose que je répète souvent : c’est l’alimentation qui compte le plus quand on veut perdre du poids. Une perte de poids se fait dans la cuisine, pas au gym (ou sur une piste de course ou dans une classe de Pilates).

Le premier réflexe que beaucoup de gens ont lorsqu’ils souhaitent perdre du poids, est de voir comment ils pourraient être plus actifs. Ce n’est pas mauvais en soi, bien sûr. Mais c’est un peu commencer en se posant la mauvaise question. Et en mettant beaucoup d’efforts pas au mauvais endroit, mais pas à l’endroit le plus efficace. Changer son alimentation a beaucoup plus d’impact sur notre poids que de commencer à faire de l’activité physique. Mais on dirait que c’est toujours au sport qu’on pense en premier quand même.

Moi-même, quand j’ai commencé ma perte de poids, je me suis acheté un vélo stationnaire. Un beau, avec plein de fonctions programmables, un mécanisme silencieux, même un lecteur MP3! J’ai choisi le vélo non pas parce que je suis très fan de ce sport à la base, mais parce que c’est l’équipement de sport « maison » qui nous en donne le plus pour notre argent. Pour un budget de 500$, on peut acheter un vélo stationnaire qui sera comparable aux vélos qu’on retrouve dans les gyms. Pour un budget de 500$, on aura un tapis roulant qui date de l’URSS. Ou un elliptique de l’arche de Noé.

Et au début de ma perte de poids, je me suis beaucoup servi de mon vélo stationnaire. Les journées où je n’allais pas au gym, par exemple. Ou les journées où je savais que j’allais peut-être avoir un peu plus de difficulté à respecter mon budget calorique.

Mais, rapidement, je me suis rendue compte que je trouvais ça plate à mort, le vélo stationnaire. Et que ça me faisait mal aux fesses. Et qu’une demi-heure sur le vélo me paraissait plus longue qu’une heure chez le dentiste. C’est pas peu dire. Et que, à vrai dire, après avoir fait un bon 30 minutes de pédalage, j’avais selon toute vraisemblance dépensé environ 200 calories. Pas très impressionnant.

Et je me suis peu à peu renseignée sur les calories qu’on brûle réellement en faisant de l’activité physique. Et je me suis peu à peu découragée de ce que j’ai appris. Premièrement, la plupart des appareils de sport nous mentent quand ils nous disent combien de calories on a perdu pendant une séance donnée. En fait, mettons qu’ils ne nous mentent pas mais que le chiffre qu’ils nous donnent est grossièrement estimé.

D’abord, les appareils sont calibrés en prenant pour acquis que c’est un homme qui les utilise. Et si on n’entre pas notre poids et notre âge avant de commencer l’activité, l’estimé est encore plus vague.  Parce que notre dépense calorique est fortement affectée par notre genre, notre âge, notre poids actuel, notre niveau de forme physique, notre métabolisme, etc. En bref, un homme de 250 livres pas trop en shape va probablement dépenser beaucoup plus de calories en 30 minutes sur un tapis roulant qu’une femme de 120 livres qui court des marathons.

Hé oui, vous avez bien lu! Plus on perd du poids et plus on est en forme, MOINS on dépense de calories pour faire une certaine activité physique. Injuste, vous dites?

Et quand j’ai réalisé tout ça, qu’est-ce que j’ai fait? Je n’ai pas tiré mon vélo stationnaire au bout de mes bras, annulé mon abonnement au gym et brûlé mes espadrilles ni pris un rendez-vous de 18 mois avec mon divan. Non. Mais j’ai modifié ma façon de voir le sport en relation avec ma perte de poids.

J’ai vendu mon vélo stationnaire sur Kijiji, il a fait le bonheur de quelqu’un d’autre pendant au moins un petit moment. Et j’ai continué à faire le sport que j’aimais faire, celui où je ne comptais pas les minutes avant la fin, celui qui me faisait me sentir bien.

J’ai concentré mes efforts sur mon entraînement au gym, parce que j’aime ça. J’ai arrêté de m’infliger de longues sessions de cardio au gym, parce que j’haïs ça. Je ne fais que le strict minimum pour réchauffer un peu mes vieux os avant de faire ma routine musculaire. J’ai commencé à aller marcher dehors, parce que je trouve ça beau et plaisant. J’ai commencé à faire de la randonnée. J’ai essayé de courir à l’extérieur aussi, mais mon corps a rouspété un peu trop fort. J’ai réalisé mon rêve de faire du transport actif.

Randonnée

La randonnée : la découverte du plaisir dans le sport et du sport dans le plaisir!

Bref, j’ai cherché le plaisir dans l’activité physique. Et non pas la dépense calorique. Mais ça tombe bien, elle vient quand même avec. C’est comme un effet secondaire du sport. Un petit bonus.

On pourrait croire à me lire que je ne considère pas que l’activité physique est un outil pour la perte de poids. C’est faux. Je suis convaincue que d’être active a contribué à ma perte de poids. Mais pas de la façon dont on pense. Pas en me faisant brûler full de calories. Voici les raisons pour lesquelles j’ai inclus l’activité physique dans ma perte de poids et pourquoi elle joue aussi un grand rôle dans le maintien mon poids.

Pour consolider mes bonnes habitudes

Je dis souvent qu’une perte de poids, ce n’est pas quelque chose de temporaire. Ça n’a pas de fin. Il y a le moment où on perd du poids, et le moment où on le maintient. Et la partie du maintien est pour la vie. Pour y arriver, il faut modifier ses habitudes de vie de façon permanente, pas juste donner un coup avant de revenir à nos vieilles façons de faire.

Changer ses habitudes, c’est difficile. Mais c’est aussi une roue qui tourne. Plus le temps passe, plus nos nouvelles habitudes sont ancrées dans notre quotidien. Et les nouvelles habitudes se renforcent entre elles.

Pour moi, faire du sport fait partie de ce nouveau mode de vie où je prends soin de moi. Quand je suis moins active, j’ai tendance à moins bien m’alimenter. Et quand je m’alimente moins bien, j’ai moins le goût de faire du sport. Une roue qui tourne, des habitudes qui s’alimentent entre elles.

Donc, je fais du sport parce que ça fait partie du « package » d’outils pour m’aider à maintenir ma perte de poids. Parce que ça m’incite à prendre soin de moi en général. Parce que, pour moi, être active est une pièce du puzzle. Sans cette pièce, il y a un trou dans le portrait. Et je me sens moins solide dans mes bonnes habitudes.

Pour augmenter ma dépense d’énergie même au repos

L’activité physique a un effet de booster sur le métabolisme, c’est-à-dire sur notre rapidité à brûler des calories, même au repos.

Le métabolisme, c’est une loterie. Certains auraient un métabolisme de formule un, donc brûleraient à la base plus de calories, même en restant couchés. Je suis certaine que vous connaissez tous une personne qui peut manger comme un camion de vidange et conserver sa ligne. Et certains auraient un métabolisme aussi rapide qu’un ti-coune endormi et auraient tendance à dépenser beaucoup moins de calories et, par le fait même, à prendre du poids facilement.

Ce  ne sont pas tous les experts qui s’entendent sur le rôle du métabolisme sur la perte de poids. Mais, bonne nouvelle! Tous les experts s’entendent pour dire qu’on n’a pas à être victime de son ti-coune. Quand on fait du sport, on motive le métabolisme à s’activer. Et on lui fait dépenser plus de calories. Mais pas juste pendant le sport. Après aussi! Fabuleux, n’est-ce pas?

Alors, toutes les infopubs qui vous vendent un DVD de sport ou un Ab Roller et qui vous disent que – Magie!!!- leur bébelle vous permet de brûler des calories même après l’entraînement ne vous bullshitent pas. C’est juste que ce n’est pas seulement leur bébelle qui permet de réaliser cette belle promesse, mais n’importe quelle activité.

Et je ne peux pas dire non à ce petit coup de main métabolique pour m’aider à gérer mon poids, c’est trop beau!

Avant le gym

Avant le gym : prête à donner un coup de pied aux fesses de mon métabolisme.

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Truc du mois : des conseils pour le transport actif

Voilà, ça fait officiellement un an que je pratique le transport actif quelques jours par semaine pour me rendre au travail. C’est une petite fierté pour moi d’avoir réussi à mettre en place ce changement. Ça faisait vraiment longtemps que je me lamentais que mon rêve dans la vie était d’aller travailler à pied. Mais je croyais que c’était un rêve inaccessible. Parce que j’habite quand même loin de mon lieu de travail. Ou du moins, c’est l’impression que j’avais.

C’est en principe pas faux. J’habite dans la basse-ville de Québec et je travaille à Lévis. Une trentaine de kilomètres en voiture, matin et soir. 45 minutes à chaque fois, sauf quand il n’y a pas de trafic. C’est-à-dire, jamais. Il y a toujours du trafic sur cet axe. Les gens de Québec ont cette idée que je suis « à l’envers du trafic » quand je vais à Lévis en auto parce que, traditionnellement, les gens habitaient la Rive-Sud (où les maisons étaient réputées moins chères) pour aller travailler à Québec (où il y avait plus de jobs). Hé bien, ça n’existe plus depuis un foutu bout de temps l’envers du trafic… Un concept révolu. Comme aller aux vues ou passer à la Commission des liqueurs. C’est mort de sa belle mort.

C’est drôle parce que la plupart des gens à qui je raconte que je vais quelques jours par semaine au travail à pied ont beaucoup de compassion pour moi. C’est vrai que c’est un peu un parcours du combattant qui implique plusieurs modes de transport. Je prends le bus pour me rendre au traversier qui m’amène à Lévis. Rendue de l’autre bord du fleuve, je marche pour me rendre au bureau. C’est une marche challengeante, parce que c’est toujours en montant. Y a des escaliers au nombre de beaucoup et un sentier bien trop escarpé à gravir. Bref, j’arrive au bureau et j’ai l’air d’un chihuahua qui sort d’un combat dans le Jell-o contre un pitbull. Maganée, essoufflée et mouillée…

Sweaty happy

À peine quelques minutes après mon arrivée au bureau!

Mais y a personne qui trouve que je fais pitié à vouloir manger le dash de mon char parce que ça me prend 45 minutes faire quelque 30 misérables kilomètres en auto. Que j’arrive au bureau en ayant déjà l’air bête avant même de commencer ma journée. Que ça me stresse de ne pas savoir si ça va me prendre 45 minutes ou 2 heures retourner à la maison le soir. Ouin, des fois y a des accidents… Des fois y a rien mais ça jamme comme si y avait pas de lendemain anyway. Je ne comprends rien au trafic. Je comprends juste que ça raccourcit ma vie d’être pognée dedans.

Mais l’affaire c’est que je suis relaxe quand j’arrive au bureau à pied. C’est un tout autre état d’esprit. Je suis trop brûlée pour être de mauvaise humeur de toute façon! J’ai vu des belles affaires, j’ai flexé mes muscles, je me suis aéré la tête, j’ai pensé mourir au milieu de la côte, ça m’a fait apprécié le reste de ma vie. Et je sais que je fais quelque chose de bon pour moi. Donc, même quand c’est tof, même quand il vente trop pour que mon brushing résiste, même quand il fait frette, c’est positif.

Maintenant que j’ai passé au travers 4 saisons de transport actif, voici quelques conseils que je tire de mon expérience, pour ceux qui voudraient se lancer dans cette aventure.

Quelques conseils généraux

  • Être bien équipé. Avoir de bons vêtements et de bonnes chaussures. Peut-être un petit sac à dos de randonnée. Il y aura probablement un compromis à faire sur le look. Aller dans des boutiques spécialisées pour vous faire conseiller s’il le faut.
  • Prévoir. Le transport actif demande un peu plus de préparation que de tout sacrer dans son char le matin. Préparer son stock la veille, profiter des moments où on va au bureau en auto pour laisser des trucs dans ses tiroirs (vêtements de rechange, peigne, déo, wipettes, etc.).
  • S’informer de la météo. J’utilise l’application Accuweather et j’en suis bien satisfaite. Il ne faut pas nécessairement se laisser arrêter par la température, mais être au courant du temps qu’il fait ou fera pendant notre trajet permet de mieux prévoir le coup et de garder le tout agréable.
  • Faire des réserves au bureau. Surtout si, comme dans mon cas, on n’a pas accès facilement à une douche sur son lieu de travail. Je garde une serviette à main, un déo, du talc, un peigne, des élastiques, des bas-culottes, des sous-vêtements propres, un sac réutilisable, etc. dans ma petite armoire de bureau. Mon kit pour me rafraîchir quand j’arrive le matin de ma belle grande marche.
  • Pour ceux qui s’inquiètent parce qu’ils suent beaucoup : bienvenue dans ma gang! Se rappeler une chose : pour faire descendre rapidement sa température et ainsi arrêter de suinter, il faut bouger le moins possible. Pas s’éventer avec sa main ou une feuille ou se souffler dans le toupet. Assoyez-vous tranquille 5 minutes, ça va passer rapidement.
  • Avant de se lancer, faire une ou deux fois le trajet pendant un jour de congé. Question de savoir combien de temps ça nous prend, dans quel état on arrive, etc. Ça aide à compléter le point « prévoir ».
  • Y aller mollo. Comme dans tout, rien ne sert de partir avec des objectifs trop ambitieux, du style : je vends mon char à partir de la première journée où je décide d’aller au bureau à pied. Commencer modestement, voir comment on aime ça, progresser si ça nous tente.
  • À l’inverse : se donner le temps d’aimer ça. Ça peut que les premières fois, on ne trippe pas tant. C’est un grand changement. Attendre un petit peu avant de décider si c’est fait pour nous. Ne pas se décourager si c’est difficile! Le meilleur est peut-être à venir…
  • Être conscient que ça demande des compromis. J’arrive au bureau dans le même état que quand je sors du gym. Je voudrais bien dire qu’en deux coups de cuiller à pot, je me fais un brushing, une manucure et un maquillage au air brush et que rien ne paraît plus pour le reste de la journée, mais… ce n’est pas tant le cas. Donc, j’ai dû faire quelques compromis sur mon look au bureau. Parce que je suis limitée par ce que je peux apporter dans mon sac à dos et par ce que je peux laisser au bureau pour me préparer (sans complètement accaparer tout l’espace que je partage avec mes délicieux collègues).

Ce que je retire de cette expérience? Contre toute attente, ma saison favorite de transport actif a été : l’hiver!

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’hiver est une saison agréable pour le transport actif. J’adore voir les glaces sur le fleuve, les falaises de Québec enneigées, le Château Frontenac avec ses lumières de Noël. C’est absolument magnifique. À condition d’être habillé en conséquence.

Parce que l’hiver est plein de surprise. Et on ne s’habille pas de la même façon pour affronter des rues glacées, des bancs de neige de 6 pieds, du grésil, des moins 30, etc. Never a dull moment avec l’hiver, bref! C’est fou, mais c’est aussi dangereux l’hiver d’avoir trop chaud que trop froid. Si le parcours qu’on fait est exigeant (ou si on court par exemple), il est recommandé de s’habiller pour une température 20 degrés plus chaude que ce qu’il fait réellement. Voulant dire que s’il fait moins 10, on s’habille comme s’il faisait 10. En bref, on s’habille pour avoir un peu froid au début (mais ne pas geler comme un creton) et pour finir juste bien.

Des conseils spécifiques à l’hiver. Penser à s’équiper de :

  • Crampons amovibles (qu’on va sortir en cas de verglas/sol glacé seulement car marcher en crampons le reste du temps fait solidement gricher des dents)
  • Bottes très chaudes. On peut probablement s’en sortir avec n’importe quel autre équipement d’hiver cheapette, mais les bottes doivent être top notch.
  • Mitaines chaudes mais qui respirent et qui sèchent facilement. Et des hot paws au cas où.
  • Tuque en laine de mérinos ou en matériel technique qui ne retient pas la sueur mais qui tient au chaud.
  • Un manteau avec de l’aération.
  • Un cache-col et un foulard. Les 2.
Vieux Lévis

Une des beautés sur mon chemin : le Vieux-Lévis.

Je vous encourage vraiment à faire l’expérience du transport actif. Pour se rendre au bureau, mais aussi dans les autres situations de la vie de tous les jours. On a souvent tendance à considérer tous les autres moyens de transport avant de se dire : et si je marchais ou si je prenais mon vélo? Alors que c’est parfois une solution qui a bien du sens.

Faites-nous part de vos trucs en commentaires! Et dites-moi si vous pensez au transport actif autant que moi!

Changer sa façon de penser pour perdre du poids

Depuis que j’ai commencé à bloguer sur ma perte de poids, j’en apprends énormément sur le processus. J’en apprends en fait encore plus que quand j’étais en perte de poids. Les gens me partagent leurs succès, leurs échecs, leurs angoisses, ce qui les motive, ce qui les décourage. Je rencontre des gens qui ont, comme moi, eu des problèmes de poids toute leur vie. Et qui ont essayé des dizaines de fois de perdre du poids. Et qui ont réussi, à divers degrés. Certains pour de bon, d’autres qui ont repris le poids perdu, d’autres qui n’ont jamais progressé beaucoup vers leur objectif.

Toutes ces histoires résonnent avec moi. J’ai été toutes ces personnes, il me semble.

La fille qui part ben crinquée sur un projet de perte de poids, qui torche des culs pendant 6 semaines, alimentation stellaire, activité physique à tous les jours, elle est sur une super lancée. Et puis, un jour, tu la retrouves en pleine face dans le bol de bonbons d’Halloween. Et tu la croises la même journée la main dans une boîte de Timbits. Et deux jours plus tard, elle ne te parle plus du tout de ses nouvelles habitudes de vie.

La fille qui pense pendant des années à perdre du poids. Mais que, chaque fois qu’elle pense être assez motivée, la vie lui joue un vilain tour et elle met son projet de perte de poids de côté.

La fille qui a trouvé un nouveau régime, un nouveau sport, une nouvelle patente et qui croit ben ben ben ben fort que c’est ça qui va tout changer et lui permettre d’enfin perdre du poids.

La fille qui commencerait ben à changer ses habitudes, mais là les Fêtes s’en viennent, pis après ça la St-Valentin pis quesse tu veux on va être rendus aux vacances d’été, ça vaut pas la peine.

La fille qui a fini par perdre du poids, mais qui peut pas encore relaxer parce qu’il y a une foutue petite voix qui lui dit tout le temps que c’est juste une question de temps avant qu’elle s’enfarge, qu’elle dérape et que tous ses efforts s’envolent en fumée.

Wow! Petit problème de personnalité multiple!!! À partir de quand faut consulter, vous pensez???

La constante dans tous ces scénarios, et je les ai tous vécus, c’est la mentalité. Elle est noir et blanc en sivouplaît. Blanc : tu manges comme du monde, tu fais de l’exercice, tu prends soin de toi, tu perds du poids, ta vie est belle, t’es bonne. Noir : tu manges tout croche, tu es scotchée au divan, t’es décrépie, tu prends deux livres à la seconde, t’es nulle.

Alors que, dans la vraie vie, la perte de poids n’est vraiment pas si polarisée. Y a des moments tout blancs, y a des moments tout noirs et y a pas mal de moments gris/gris pâle/charcoal.

C’est bizarre parce qu’on accepte cette réalité dans la vie en général. Ça peut pas toujours bien aller. Y a des hauts et des bas. Après la pluie, le beau temps. Mais on a de la misère à l’accepter pour la perte de poids. Ce serait le seul domaine de notre vie où tout doit aller tout droit tout le temps. Sinon, c’est mauvais signe.

Et, en fait, c’est une des clés de la perte de poids : changer cette façon de penser. Mettre fin à la mentalité du tout ou rien. Elle est créatrice d’échec, de culpabilité. Elle est contre-productive en perte de poids. Elle nous énarve en général.

C’est quoi, la mentalité du tout ou rien? Merci de poser la question! C’est de partir avec un plan tellement rigide qu’on ne se donne pas droit à l’erreur. C’est de penser qu’un seul écart, une seule baisse de motivation, va nous mener à l’échec. C’est de penser qu’on n’a pas droit de faire des écarts à notre beau plan pour perdre du poids. C’est de voir tout blanc ou tout noir.

Je peux l’illustrer à partir d’un million d’exemples personnels.

Je m’étais dit que j’irais au gym trois fois cette semaine. Si je ne suis pas capable d’y aller trois fois, je n’irai pas du tout.

Je viens de prendre quelques chips. Je suis aussi bien de finir le sac et de me clancher le restant du pot de Coaticook qui attend dans le congèle.

J’ai plein d’activités sociales en fin de semaine. Ça me donne rien d’essayer de maintenir mes bonnes habitudes. Je réparerai les dégâts lundi… ou dans un mois… ou dans un an.

Etc. etc. etc.

Quand c’est écrit, ça a l’air bien niaiseux. Quasiment caricatural. Et ça l’est! Mais la plupart des gens qui souhaitent perdre du poids ou qui sont en processus de perte ou de maintien vivent des situations bien similaires. C’est comme si un seul petit écart venait mettre en péril tous les efforts, toute la bonne volonté.

Et comment on fait pour changer cette façon de penser? Comment on se débarrasse de la mentalité du tout ou rien? Pas facile. Mais on peut faire des petits pas. Lire la suite

Vidéo

Mon tout premier cours de groupe!

Pour cette vidéo, je vous propose de m’accompagner à mes deux tout premiers cours de groupe : VivaFit et Zumba!

Peu importe notre condition physique, notre niveau de forme, nos expériences passées, il n’est jamais trop tard ( ou trop tôt) pour découvrir de nouvelles activités.

Tout le monde est un peu maladroit et un peu misfit en commençant une nouvelle activité, mais ce n’est pas une raison pour ne pas essayer!

Merci à Viva et à Christine Morin-Fortin pour cette belle expérience! À recommencer!

Tirer le meilleur de la balance en perte de poids

J’ai une relation trouble avec ma balance. En ce moment particulièrement, elle me fait flipper (pour ne pas dire un gros mot qui rime avec flipper). Je reviens de voyage. J’ai passé deux semaines au pays de la morue à la crème et du vin à 4 piasses. Et du porto. Et de la sangria. Et des desserts ben ben ben riches. Et je n’ai pas amené mon journal alimentaire dans mes bagages. That’s a lie. J’avais mon téléphone avec moi, bien sûr. Mais je n’avais aucune intention de logger pendant mon voyage.

C’était un test pour savoir comment je m’en sortirais en liberté. Réponse : isch. J’ai pris du poids. La balance me dit 5 livres. Elle affiche sans cesse 160. Ça m’angoisse, ça m’exaspère, ça me frustre, ça me fait chier. Tiens, c’est dit.

Morue à bras

Morue à la crème portugaise avec juste un peu d’huile d’olive…

Ça fait un mois que je suis revenue et j’ai repris mes bonnes habitudes. Grâce à celles-ci, je devrais être en train de perdre une livre par semaine. Donc, je devrais me rapprocher à nouveau des 155 livres. Mais la balance affiche toujours 160.

Quiconque a essayé de perdre du poids a connu au moins une fois un désir intense de tirer sa balance au bout de ses bras. Et de piétiner les restants. Je suis en plein dedans en ce moment et ça me donne le goût de réfléchir au fait que la balance peut être à la fois une grande alliée de la perte de poids mais aussi une grande saboteuse.

Dans la fascinante industrie de la gestion du poids, il y a une idée qui circule que de se peser peut être néfaste pour la perte de poids. Plusieurs gourous suggèrent même de remiser la balance et de ne se fier qu’à ses vêtements pour savoir si on progresse.

Pourquoi? Paraît que la balance nous démotiverait quand on ne perd pas ce à quoi on s’attendait et nous rendrait trop au-dessus de nos affaires si on perd le poids comme prévu.

J’ai un malaise avec cette façon de faire. À mon avis, ça revient à demander à quelqu’un de conduire une voiture à 100 km/heure mais de ne pas lui donner de compteur de vitesse et de lui dire de se fier aux arbres qui défilent pour juger de son progrès.

C’est essentiel dans une perte de poids de savoir si nos efforts d’alimentation, d’activité physique et de motivation portent fruit. La balance nous permet de savoir si on avance vers notre objectif.

Mais pour que la balance joue ce rôle, il faut garder quelques petits trucs en tête et ne pas lui donner une plus grande importance que ce qu’elle est vraiment : un indicateur du progrès.

C’est quoi, les trucs à garder en tête? Ha! Excellente question! Lire la suite

Obèse.

Je me rappellerai toujours de la conversation que j’ai eue avec ma famille quand j’ai décidé de commencer le blogue. J’avais écrit quelques articles et j’avais demandé à ma famille ce qu’ils en pensaient.

Ma mère et mon frère me sont revenus quelques jours plus tard, outrés. Pas de l’idée du blogue, ils trouvaient ça chouette. Et si ça pouvait aider quelques personnes, encore plus beau! Mais dans un de mes textes, je disais que j’avais été obèse une bonne partie de ma vie. Et tous les deux, ils trouvaient ce terme odieux.

« Tu peux pas te décrire comme ça! C’est dégradant, humiliant, ça pas d’allure! De toute façon, t’as jamais été obèse. T’étais ronde/enveloppée/dodue/bien en chair (expression de ma mère…), mais pas obèse! »

Bref, ils étaient tellement fâchés noir que j’ai enlevé le mot de mon texte et de mon blogue. Je me suis dit que j’allais leur épargner d’être la mère et le frère d’une personne obèse. Ça avait l’air important pour eux.

Guanajuato

Mais, le fait demeure. J’ai été obèse toute ma vie. J’avais un IMC de plus de 37 en commençant ma perte de poids en novembre 2014.

Avant ça, en 2005, mon IMC était de plus de 40. C’est exactement à partir de cette limite qu’une personne est considérée obèse morbide. D’ailleurs, mon médecin de l’époque m’avait proposé de me faire inscrire sur la liste d’attente pour la chirurgie bariatrique. J’avais refusé. Je savais que je ne pourrais pas vivre la vie qui vient avec cette opération. Je savais aussi que je pouvais perdre le poids autrement. Ça m’a pris 10 ans, mais j’y suis arrivée.

Obèse est un terme médical. Comme diabétique ou cardiaque. Ça n’est pas un jugement. C’est un chiffre. Ça se calcule, de façon bête et méchante. Ça ne diminue pas la valeur d’une personne.

Pour moi, ça ne donne rien d’avoir peur des mots. J’ai été obèse. Pas juste toutoune ou grassouillette ou chubby. Obèse. De la même façon que je n’utilise pas le terme « paparloune » pour parler d’organes génitaux, je pense que je peux parler de mon obésité sans que ce soit offensant. Ou du moins, j’aimerais que ce soit le cas.

Mais qu’est-ce que ça change, la grande, le terme qu’on utilise?

Pour moi, tant qu’obèse restera presqu’une insulte, on continuera de traiter ceux qui en souffrent différemment, comme des paresseux, des sans-volonté, du monde qui pourrait faire un effort. Et non comme des gens aux prises avec un problème de santé qui va bien au-delà de « mange plus de salade, bois moins de coke pis bouge un peu. »

Il n’y a pas si longtemps, j’écoutais la radio. Ils discutaient d’un article sur l’obésité. Paraît que ça coûte cher au système, les gros. Un obèse va plus souvent chez le médecin, a plus de risques de développer des maladies chroniques (diabète, hypertension, cancer), guérit moins vite, tombe plus souvent malade, etc. Tout ça comme si c’était un peu l’obèse qui l’avait cherché. Tsé, parce qu’il est gros.

Et je criais au volant de ma voiture. Oui, je parle à la radio et à la télé. Je suis venue au monde en m’obstinant et toutes les occasions sont belles pour le faire.

L’histoire c’est que ces personnes obèses, le système les abandonne. On les pointe du doigt parce qu’elles coûtent cher, mais de l’autre côté, on n’a aucune aide à leur proposer. Leur obésité, c’est leur problème, leur faute. S’ils le voulaient vraiment, ils se prendraient en mains.

C’est un peu le même discours qu’on tenait il n’y a pas si longtemps au sujet des gens souffrant de maladies mentales. Un stigmate différent, mais dans la même famille à mon avis.

Obèse, c’est un terme qui vient avec un jugement. Sur la personne qui en souffre, sur ce que doit être sa vie, sur les choix qu’elle fait sûrement, qu’elle devrait faire, sur sa force de caractère. C’est pour cette raison que je veux l’utiliser. Le plus souvent possible. Pour qu’il arrête de traîner autant de négatif dans son sillage.

Novembre 2013 Vermont

Quelqu’un s’étonnait dernièrement du fait que j’avais l’air heureuse sur mes photos « avant ». J’étais surprise de ce commentaire. « Ben oui, J’ÉTAIS heureuse! » Peser 226 livres, ce n’est pas une cellule anti-bonheur. Ça ne m’a pas empêchée de faire plein de choses, d’avoir une belle vie, de réaliser plusieurs de mes rêves.

De voyager beaucoup pour le plaisir et pour le travail, de vivre dans d’autres pays que le mien, d’avoir une vie sociale extensive, d’être invitée à des partys mémorables, d’avoir des amis fantastiques, de faire des conférences devant des centaines de personnes, d’avoir des beaux gars dans mes pants, de rencontrer l’homme de ma vie (non, pas Keanu Reeves, je n’ai jamais pu trouver son adresse…).

« Ben pourquoi t’as voulu perdre du poids, d’abord? »

Pour toutes sortes de raisons. Parce que je n’aimais pas mon corps, même si j’aimais ma vie. Parce que je ne me sentais pas bien, physiquement. Parce que j’avais le goût de découvrir ce que je pourrais faire d’autre, ou ce que je pourrais faire différemment, si mon corps n’était plus un frein.

Mais pas pour être plus heureuse. Parce que si on perd du poids pour être plus heureux, on s’enligne pour une belle grande déception. Perdre du poids ne change qu’une seule chose dans la vie : on n’est plus obèse. Mais ça ne vient pas avec un passeport pour le bonheur infini. On se réveille le matin dans un pyjama plus petit, mais dans le même lit, à côté de la même personne (ou du même petit chat), c’est le même cadran qui nous réveille pour aller à la même job.

Juste comme ce ne sont pas tous les gens sans surpoids qui sont heureux, tous les obèses ne sont pas malheureux. Certains même n’ont pas de problème avec leur poids, avec leur corps, avec leur vie, avec leur santé.

Et si on est capable d’accepter cette idée, collectivement, on aura fait un pas de plus vers l’inclusion et la diversité dans notre société. Et on pourra commencer à utiliser des mots comme obèse, sans condamner, juger, dévaloriser.

Ce n’est pas gagné. C’est un défi. Mais un beau défi.

Le truc du mois : cuisiner les courges

Ça sent l’automne, même si le temps chaud vient à peine de nous quitter. L’indice le plus certain de l’automne c’est qu’il y a des cossins épicés à la citrouille partout : à l’épicerie, au café du coin, dans les chaînes de fast food, à la pharmacie, au poste de gaz : partout!

Un des plaisirs les plus grands de l’automne pour moi est l’abondance de légumes. J’adore aller au marché près de chez moi et acheter d’énormes sacs de poivrons, de tomates, de concombres. C’est tellement beau et bon!

Mais je pense que ce que je préfère de l’automne, c’est la courge. Mon chum me faisait remarquer cette semaine que je capotais un peu trop sur la courge. Ou que, du moins, mon enthousiasme pour celle-ci n’était pas nécessairement commun. « Même ceux qui aiment ça beaucoup aiment pas ça autant que toi… »

Et, en effet, je l’admets : j’adore la courge. La butternut, la  spaghetti, la citrouille, la buttercup, la Hubbard, elles ont toutes une place dans mon cœur. J’en mange à chaque semaine. C’est un de mes accompagnements favoris. Et je la cuisine à toutes les sauces. Même au déjeuner. Oui-oui!

Alors, pour le truc du mois d’octobre, je vous présente : quoi faire avec les courges! Je vous propose trois de mes recettes favorites qui, je ‘espère, feront de vous des fans de cucurbitacées!

Avant tout, quelques infos sur la courge en général :

  • La courge est très bénéfique pour la perte ou le maintien du poids parce qu’elle est pleine de fibres et faible en calories (1 tasse de courge / 200 grammes = 75 calories), en plus d’être une super source de vitamines et d’antioxydants de toutes sortes. Et d’être tellement délicieuse!
  • Ne pelez/coupez plus jamais une courge crue, c’est un enfer sans nom! Faites-la cuire entière ou coupée en deux et pelez-la après cuisson avec un couteau ou un économe. C’est vraiment beaucoup plus facile!
  • La meilleure façon de savoir si une courge est cuite? Piquez un couteau ou une fourchette dedans. Si l’outil s’enfonce facilement, elle est cuite. Si vous sentez de la résistance, il lui manque un peu de cuisson.
  • Pas besoin de se casser la tête pour apprêter la courge : faites-la cuire, pelez-la, coupez-la en dés, ajouter du sel et du poivre, un peu d’huile ou de beurre et voilà!
  • La courge cuite se congèle facilement (sauf la courge Spaghetti, qui contient beaucoup d’eau), alors pas de souci si vous avez des restants.

3 recettes étonnantes et succulentes à base de courge!

Je vous propose un type de courge pour chacune des recettes, mais vous pouvez varier à l’infini pour beaucoup de plaisir et de découvertes gustatives!

Avec la belle butternut : Cari de courge butternut et tofu

Cari tofu butternut

Cette recette avec beaucoup de saveurs, inspirée de nos favoris asiatiques, a un peu plus d’ingrédients et d’étapes que mes recettes habituelles. Mais ça vaut la peine! On peut ajuster le niveau de piquant selon sa propre tolérance, ajouter d’autres légumes à la recette si on le souhaite, et sûrement la faire avec du poulet plutôt que du tofu. Une recette réconfortante quand la température baisse!

Pour 4-5 portions

Ingrédients

  • 1 lb de tofu extra-ferme
  • I petite courge butternut
  • 1 c. à table d’huile végétale
  • 2-3 gousses d’ail
  • 2 c. à table de gingembre frais râpé
  • 1 oignon
  • 1 jalapeno (facultatif)
  • 1 tasse de lait de coco
  • 3 c. à table de pâte de cari vert
  • ½ t. de bouillon de légumes ou de poulet
  • Herbes fraîches émincées (coriandre, basilic, etc.)

Étapes

  1. Couper la courge en deux, enlever les pépins et faire cuire à 425 jusqu’à ce qu’elle soit tendre mais encore un peu croquante (environ 45 minutes). Peler et couper en dés.
  2. Couper le tofu en petits dés et le faire sauter dans l’huile jusqu’à ce qu’il soit bien doré.
  3. Faire revenir l’ail, le gingembre, l’oignon et le jalapeno dans l’huile jusqu’à ce qu’ils soient odorants mais pas brunis.
  4. Ajouter le lait de coco, le cari et le bouillon. Porter à ébullition.
  5. Ajouter le tofu et la courge. Bien mélanger. Assaisonner avec les herbes fraîches.
  6. Se régaler!

Inspiré de Dry-Fried Tofu and Pumpkin Curry

Avec la sémillante citrouille : Gruau « tarte à la citrouille et aux épices »

Gruau courge

Recette inspirée de nos voisins du sud, dont l’obsession pour le pumpkin spice est assez confusionnante. Mais cette recette est parfaite pour un petit matin de fin de semaine en famille ou en amoureux. Et la couleur est tellement belle!

Pour deux portions (on peut doubler la recette)

Ingrédients

  • 2/3 t. de gruau non-cuit
  • 1 3/4 t. d’eau ou de lait ou de lait végétal (ou plus, selon la consistance que vous préférez)
  • ½ t. de purée de citrouille
  • 1 c. à thé de votre épice automnale préférée (cannelle, muscade, girofle, gingembre)
  • 1 c. à table de sirop d’érable (facultatif)

Étapes

  1. Mettre le gruau et le liquide dans une casserole et amener à ébullition à feu moyen.
  2. Lorsque ça frémit, baisser le feu et laisser mijoter 3 minutes.
  3. Ajouter la purée de citrouille et les épices et cuire 2 minutes supplémentaires
  4. Laisser reposer 2-3 minutes, séparer dans 2 bols et ajouter le sirop d’érable.
  5. On peut ajouter quelques noix de Grenoble, des graines de chia, des amandes effilées, de la noix de coco râpée ou autre crunchy en garniture pour encore plus de miam!

Avec la pétulante courge Spag : Spaghetti sans pâtes

Courge Spag

OK, là on casse pas sa tête, on réinvente pas la roue, on va pas chercher ça loin. Mais en même temps, c’est super bon! Du comfort food à base de courge!

Pour 4 portions

Ingrédients

  • 1 courge Spaghetti moyenne
  • 2 1/2 tasses de votre sauce à spag préférée (celle de votre mère, sûrement!)
  • Parmesan ou autre fromage au goût

Étapes

  1. Couper la courge en deux et enlever les pépins
  2. Faire cuire la courge. 2 options : au four conventionnel à 400 pendant environ 45 minutes  // ou // Mettre la courge au micro-ondes 8-10 minutes
  3. Faire le test du couteau/fourchette pour savoir si la courge est prête. Elle doit être molle.
  4. Une fois la courge bien cuite, gratter la pulpe à l’aide d’une fourchette pour faire des « spaghetti »
  5. Faire réchauffer la sauce
  6. Mettre la courge dans la sauce, bien mélanger et servir
  7. Assaisonner de parmesan ou d’un autre fromage excitant

 

J’espère que vous allez vous régaler! N’oubliez pas de partager vos trucs et vos recettes de courges en commentaires! Bon automne tout le monde!