Une perte de poids ne vient jamais seule!

En commençant ma perte de poids, j’avais les yeux rivés sur l’objectif : Perdre. Du. Poids.

Mon regard n’était fixé que sur la balance, les vêtements qui devenaient trop grands, mon image qui changeait dans le miroir.

Je m’attendais à ce que l’impact majeur de ma perte de poids soit… une perte de poids! Mais, ô étonnement, elle n’est pas venue seule! Elle a été accompagnée de quelques surprises. Certaines positives, d’autres pas tant.

Mais comme on a tous besoin de positif dans nos vies à la fin d’un hiver qui ne finit plus, voici les effets secondaires de ma perte de poids qui ont vraiment été les bienvenus.

S’affirmer et apprendre à dire non

Manger est un acte fondamentalement social. Chaque fois que quelque chose arrive dans une vie, on mange.

Un mariage? Buffet.

Funérailles? Tites sandwiches.

Anniversaire? Gâteau et bulles.

Promotion? Démotion? Peine d’amour? Vacances? Mercredi? On mange!!!!!

Il n’y a pas une semaine sans occasion spéciale. Alors si chaque occasion spéciale devient un prétexte pour larguer les bonnes habitudes, on ne s’en sort pas.

En perdant du poids, j’ai appris à m’affirmer, à me choisir, à dire non. Non à la deuxième portion, au verre de vin de trop, à la sortie au resto, au dessert, etc. Ce n’est pas toujours facile quand tout le monde à table prend une entrée de passer son tour. Mais c’est devenu de plus en plus naturel pour moi au fil du temps.

C’est une compétence qui peut se transférer à toutes les autres sphères de ma vie. J’ai compris que quand j’ai un but à atteindre, c’est à moi de prendre les moyens pour le faire.

Repenser ma consommation d’alcool

Deux verres

Je n’ai jamais eu officiellement de problème de boisson. 1- Parce que c’est une expression qui ne s’utilise plus depuis le dernier épisode des Dames de cœur. 2- Parce que j’étais (et je suis toujours) un animal social à tendance à l’ébriété. Ou un animal ébriétaire à tendance sociale.

Bref, j’aimais faire la fête mais boire seule ne m’intéressait pas.

Pour moi, une bouteille entamée ne demandait qu’à être terminée. Mon auteur favori, Stephen King, qui a combattu longtemps ses démons de la dépendance, a déjà déclaré qu’il pognait intérieurement les nerfs quand il voyait au resto quelqu’un avec un verre de vin à demi-plein tout au long du repas. Genre : « Pourquoi t’en as commandé un si t’avais pas le goût de boire??? ». J’étais un peu comme ça aussi.

Avec la perte de poids et le comptage de calories, j’ai diminué drastiquement ma consommation d’alcool.Ce n’était pas un but recherché. Mais quand j’ai dû choisir entre manger un repas ou boire quelques verres, la bouffe a gagné. J’ai appris à refuser de l’alcool pour ne pas dépasser mon budget calorique. Je suis capable maintenant de siroter le même verre toute la soirée. I’m sorry, Stephen. I love you. Call me!

Et pourquoi c’est une « belle » surprise, me demanderez-vous? Parce que ça a eu un impact positif sur ma santé. Et sur mon portefeuille. Et parce que ma consommation d’alcool me préoccupait depuis un bon moment, mais que je n’avais pas encore trouvé un moyen d’y faire face.

Améliorer ma game au gym

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J’ai toujours beaucoup aimé aller au gym, mais perdre du poids a poussé cet intérêt un peu plus loin. Entre autres grâce à mon entraîneure, qui ne pense jamais que je ne serai pas capable de faire quoi que ce soit. Des fois, elle me propose des trucs et je suis certaine que je ne pourrai pas le faire. Dans ma tête, je me vois déjà effoirée par terre sous une barre de 25 livres. Mais je l’essaie. Et je réussis. C’est un feeling incroyable.

L’autre jour, j’ai entendu mon entraîneure dire à quelqu’un au gym : Y a pas grand monde qui souffre autant que Mylène ici. La seule affaire c’est que, ce n’est pas de la souffrance pour moi, c’est du plaisir. Qui l’eut cru?

Tomber en amour avec le plein air

IMG_0120Avant de perdre du poids, j’étais vraiment l’antithèse du plein air. Je suis allée camper deux fois avec ma gang d’amis et on a mangé nos bas. Faut dire que choisir de ne pas amener la chaufferette parce qu’on manquait de place dans le char a été une décision douteuse…

Mais je suis pas mal tombée en amour avec la randonnée pendant ma perte de poids quand j’ai fait un voyage en Écosse avec mon amoureux. J’avais à ce moment-là perdu à peu près la moitié de mes 70 livres et les conditions gagnantes étaient réunies : c’est beau, l’Écosse, et c’est encore plus magnifique à pied.

Tout le long de notre première randonnée, j’en revenais pas. Je faisais juste dire Wow! et My God! et d’autres termes admiratifs monosyllabiques. Genre sans arrêt. Je pense aussi que j’ai pleuré, mais je ne le confirmerai jamais.

En randonnée là-bas, j’ai réalisé que ma perte de poids m’avait ouvert des possibilités. Ce n’était pas juste une question d’apparence ou de poids, mais ça me donnait les clés pour ouvrir de nouvelles portes, dont je ne soupçonnais même pas l’existence.

C’est un cadeau que je me suis fait, cette perte de poids. Et je suis convaincue que j’ai encore de belles surprises à déballer.

Mes 8 meilleurs choix de collation

Il y a quelques jours, je dînais avec des collègues. Et comme souvent, en m’attablant, j’ai lâché un « J’ai TELLEMENT faim! » retentissant. Une de mes collègues m’a fait remarquer que la faim chez moi ne semblait pas être une sensation, mais plutôt une émotion. Et pas une petite!

Plus j’y pense, plus ça m’apparaît juste comme observation. J’ai faim au même niveau que je suis émue en voyant une photo de petit chat. C’est-à-dire : beaucoup! Genre y a juste l’émoji qui se pogne la face en criant qui peut traduire adéquatement ce que je ressens.

Et ce genre d’émotion, faut que ça se gère. Une des façons pour moi de le faire, c’est de prendre des collations. Je prends deux « colasses »par jour, une entre le déjeuner et le dîner et une autre entre le dîner et le souper. Ça m’aide à ne pas arriver aux repas (trop) affamée. Ça m’aide aussi psychologiquement de savoir que, quand je termine un repas, je n’ai pas à attendre plusieurs heures avant de manger à nouveau. Y a un ptit mini repas qui m’attend avant la prochaine attraction principale.

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Une pause collation pendant une activité de plein air!

Manger entre les repas a souvent été considéré comme un des coupables de la prise de poids. Mais j’affirme en fait que la collation est une grande alliée de la perte de poids. Il faut simplement la prévoir dans notre budget calorique et faire des bons choix.

Voici quelques critères pour faire un choix judicieux :

  • de 150 à 200 calories
  • contient de la protéine et des fibres
  • ne contient pas trop de sucre
  • nous rassasie jusqu’au repas suivant
  • est facilement transportable
  • idéalement, n’a pas besoin d’être réfrigérée

Je vous propose un top 8 de mes collations favorites. Pour une collation complète, j’accompagne les items plus bas d’un fruit au goût du jour (sauf pour les deux derniers).

  1. La mozzarella – les ficello (pour ne pas les nommer) sont très pratiques car ils peuvent se traîner partout, n’ont pas besoin d’être réfrigérés et on peut leur faire prendre des formes rigolotes (bonus!). Personnellement, par un souci de produire moins de déchet, j’achète maintenant une grosse brique de fromage que je taille d’avance en morceaux de 30 grammes et que mets dans des plats réutilisables. Bonne conscience et délicieux? Imbattable! (30 grammes / 100 calories)
  2. L’œuf cuit dur – pratique à transporter car il vient dans son propre emballage! Je n’ai pas besoin de vous re-raconter à quel point l’œuf est mon aliment fétiche. Mais on oublie souvent qu’il convient parfaitement à la collation. J’avoue que je me sens pas toujours glamour quand je m’en clanche un en public. Mais ça ne m’empêche pas d’en amener comme collation au bureau plusieurs fois par semaine. Seul bémol, l’oeuf doit être réfrigéré. Pour des raisons hygiéno-sanitaires, un œuf ne devrait jamais être à la température ambiante plus que deux heures au total, incluant son temps de cuisson. (environ 70 calories / œuf)
  3. Le beurre d’arachide – il n’a pas besoin de s’étendre sur une toast pour être dégusté. Il peut se manger à la cuillère, disons-nous-le. Il n’a pas à être réfrigéré, donc on peut se faire un petit plat d’onctuosité arachidée et le traîner où bon nous semble. (15 grammes / 100 calories)
  4. Le cottage – oh yes! C’est l’heure de mettre de côté nos préjugés et d’embrasser l’aliment « régime » par excellence des années 1980! Le cottage contient un peu de gras et beaucoup de protéine. Tche-tching la satiété. Ok, le goût n’est pas pour tout le monde, mais ça vaut la peine de l’essayer. Personnellement, j’en retire beaucoup de plaisir. (1/2 tasse / 100 calories)
  5. Le yogourt ethnique (grec ou islandais) – à choisir avec gras et sans sucre, le contraire de ce qu’on fait souvent. Il est assez versatile et on peut mélanger les fruits DEDANS. C’est capoté. Et les versions grecques et islandaises contiennent vraiment beaucoup plus de protéine que les versions traditionnelles, pour pas beaucoup plus de calories. Et c’est comme un ptit voyage en bouche! (1/2 tasse / 100 calories)
  6. Les graines de citrouille – ou tout autre graine qui vous fait plaisir… Oh, no! I didn’t!!!!! Du bon gras, des fibres, un ptit crunch sous la dent, pas besoin de réfrigérer, y a rien à ne pas aimer. (15 grammes / 80 calories)
  7. La barre tendre maison – pourquoi maison? Parce que c’est le fun à faire, tiens! Et parce que vous trouverez deux belles recettes par ici. Et aussi parce qu’on peut contrôler les ingrédients qu’on met dedans (les barres du commerce sont parfois ultra-sketch) et qu’on peut limiter le sucre (qui est souvent présent au nombre de beaucoup trop dans les barres toutes faites). (environ 180 calories / barre)
  8. Le popcorn – « Hein? A dit que le popcorn peut être un bon choix de collation pour la perte de poids? » Hé oui! Quand il n’est pas noyé dans le beurre, enseveli de sel et accompagné de Reeses Pieces et d’un deux gallons de Coke, le popcorn est une super collation, pleine de belles fibres et tellement savoureuse! Et en plus, on a l’impression de manger une gâterie. Il y a beaucoup de choix dans les sacs à micro-onder mais il faut bien lire les informations nutritionnelles. Sinon, on ressort la machine à air des années 1980! Je suis certaine qu’elle est encore dans sa boîte dans le haut de l’armoire chez ta mère… (3 tasses / 100 calories)

Et vous, quelles sont vos collations favorites?

La vie à trois : toi, moi et la perte de poids

On parle de threesome aujourd’hui! Parce que la perte de poids peut prendre une grande place dans une vie de couple ou dans n’importe quelle relation interpersonnelle. Et comme dans tout threesome, la clé est d’éviter que l’un des partenaires se sente de trop!

Ok, assez de comparaisons douteuses. Parlons d’amour!

Je ne me considère pas tant comme une grande romantique. Mais j’accorde beaucoup de valeur à ma vie à deux. Pour moi, être en couple, c’est faire partie d’une équipe : Team « Nous deux ». Et c’est, entre autres, encourager l’autre dans ses projets.

C’est plus que de ne pas ralentir la game. C’est faire de son mieux pour aider, motiver, inspirer, contribuer.

Une perte de poids est un grand projet. Ça change pas mal tout dans la vie quotidienne. Pas la perte de poids elle-même, mais ce qu’il faut faire pour y arriver. Ça chamboule les habitudes, les loisirs, les repas, le temps qu’on a pour autre chose. Bref, il y a beaucoup d’impacts collatéraux.

C’est donc à mon avis essentiel que le plus-un embarque dans le projet. À 100%. Sinon, en plus d’investir beaucoup d’efforts dans la perte de poids, il faut aussi investir des efforts à ne pas assassiner l’autre dans son sommeil. C’est ben trop d’ouvrage.

Quand j’ai rencontré le bel homme avec qui je partage maintenant ma vie, je faisais déjà monter la balance à plus de 200 livres. Il m’a vue, a été renversé par ma beauté transcendante et par mon intellect irrésistible et est éperdument tombé en amour avec moi dans la minute qui a suivi (oui, c’est comme ça que je le conte. Prends ça, The Notebook!). Pour lui, mon poids ne posait pas problème. Il me trouvait cute de même. Il n’a pas commencé notre relation en espérant que je change. Et même quand j’ai pris une vingtaine de livres dans les premières années où on se fréquentait, il n’a jamais manifesté d’inquiétude.

Quand j’ai décidé de perdre du poids, je l’ai annoncé au bel homme et je lui ai dit que j’aurais besoin de son appui pour y arriver. C’est tout à son honneur, il m’a répondu qu’il m’aimait comme j’étais. Mais que si je voulais le faire pour moi, il allait me soutenir.

C’est beau, non?

Alors on a plongé. On a annulé le vin à presque tous les soirs. L’apéro. Les desserts. Beaucoup de sorties au resto. Les munchies en écoutant un film. On a fait des meilleurs choix alimentaires pour nos repas à deux. Nicolas a été très efficace à dissimuler sa stash secrète de gâteries (quelque part dans sa mancave serait mon guess). On a varié nos loisirs. On a commencé à aller à bien des endroits en marchant. On a découvert la randonnée.

On a appris à gérer le changement ensemble. On ne s’en rend peut-être pas compte dès le début, mais une perte de poids, c’est beaucoup de gestion du changement. Autant pour la personne qui perd le poids que pour celui/celle/ceux qui l’accompagnent.

On s’attend évidemment aux changements physiques, mais eux aussi peuvent nous surprendre et avoir un impact sur la douce moitié. Et on s’entend qu’ils ne sont pas tous positifs : les 20 premières livres semblent se perdent entièrement dans le soutien-gorge…

Dans mon cas, mon partner était bien à l’aise avec les changements qui sont arrivés. Mais parfois, les relations sont basées sur les apparences et ça peut mettre le couple en péril si l’un des partenaires décide de modifier la sienne. C’est pour ça que c’est mieux si les deux partners sont dans le coup.

Évidemment, tout n’a pas été rose. On a eu moins de temps à passer ensemble parce que j’étais toujours au gym. Et parce que j’ai commencé à me coucher solidement tôt pour aller marcher le matin. J’étais tout le temps fatiguée. J’étais (parfois…) de mauvaise humeur. J’ai commencé à produire du linge sale comme une classe de maternelle.

Il y a eu l’incident des frites. Un soir, tous les deux tannés et pas le goût de cuisiner, on avait décidé de se commander une pizz’. Déjà, je trouvais ça wild… Mais Nicolas avait également envie de frites. J’ai apposé un veto, déjà qu’on commandait une pizz’… Mais il voulait VRAIMENT  des frites. J’ai  maintenu que c’était trop pour moi. Sa réponse : Ben t’auras juste à pas en manger… Duh!

La rage totale et intense. Je me suis sentie incomprise et pas respectée. J’ai ressenti une énorme frustration. J’ai senti qu’il se sacrait de mes efforts. Et de moi. Et j’avais le goût de lui suggérer un bel endroit pour mettre ses frites. Je ne peux pas jurer que je ne l’ai pas fait, pour être honnête…

Mais, en bout de piste, il ne diminuait pas l’importance de ma démarche ni la valeur de mes efforts. Il voulait juste des frites. Mais il n’en voulait pas au point de me mettre dans tous mes états. Alors on a mangé notre pizz’. Sans accompagnement.

Au final, que ce soit un amoureux, des enfants, parents, frères et sœurs, amis, collègues, voisins, amis Facebook… l’important est de trouver nos cheerleaders. Comme pour tout grand projet, on augmente nos chances d’arriver à notre objectif de perte de poids quand on peut compter sur l’appui et les encouragements de gens qui comptent pour nous.

J’aurais pu le faire seule, mais ça aurait été vraiment plus difficile. Et probablement que ça n’aurait pas bien auguré pour l’avenir de notre vie à deux. Je suis contente d’avoir pu compter sur un bon co-pilote. Qui parfois avait le goût de manger des frites. Mais pas au point de torpiller mon projet.

Et pour moi, la solidarité dans l’absence de frites, c’est aussi beau que n’importe quel geste d’amour extravagant.

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Je n’ai rien d’exceptionnel : un peu de tough love!

Ouin, j’ai l’air bête de ce temps-là. Premièrement, ma chère ville a été victime d’un acte de barbarie. Je ne m’en remets pas encore vraiment. Not cool.

Et y a pas beaucoup d’ensoleillement, les Fêtes sont passées, y a trop de neige, mon chat aime mieux son coussin chauffant que moi…

Je vous promets que je vais revenir à ma bonne vieille attitude Roger-Bon-Temps dans le temps de le dire.

Mais pour le moment, laissez-moi vous dire la conclusion à laquelle j’arrive après réflexion : je n’ai rien d’exceptionnel. Ar-djien, comme disent nos amis beaucerons. Mis à part mon amour pour les chats. Il a des proportions jamais encore égalées.

(Je vais prendre une pause maintenant. Et aller connecter avec mon chat… Quitte à déploguer son estie de coussin chauffant!)

Pourquoi je vous partage cette constatation? Parce qu’il y a bien des gens qui pensent que ça prend quelque chose de spécial pour atteindre ses objectifs, notamment en matière de perte de poids. Mais je vous jure : si j’ai été capable de le faire, tout le monde peut y arriver.

Premièrement, il faut mettre les choses en perspective. J’ai juste perdu du poids. Ce n’est pas vraiment un exploit. Ça ne faisait pas partie des travaux d’Hercule. Ça ne mérite pas nécessairement un prix Nobel. Je vais quand même l’accepter si on m’en donne un. Mais je trouverais ça prématuré.

Deuxièmement, je déclare mon extrême ordinarité parce mettre les gens qui atteignent leurs objectifs dans une catégorie à part, c’est un peu avoir une bonne raison pour ne pas y arriver, nous.

Et troisièmement, tant qu’à être partie sur l’énumération, quand on met quelqu’un dans une catégorie à part, c’est comme si on diminuait son effort ou sa réalisation : « Oh? T’as complété un Ironman en composant une symphonie et en découvrant une cure contre le pied-main-bouche? Ouin, mais toi, c’est pas pareil, t’as tellement de motivation… »

Que nenni, mes bons m’sieurs/dames!  Voici à quel point on est tous pareil!

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Personne n’a des journées de 38 heures

Comme tout le monde, je manque de temps pour toute. Ok, je n’ai pas 24 enfants et je ne passe pas ma vie entre deux avions. Mais le manque de temps est souvent plus une impression qu’une réalité. Et plus on essaie d’économiser le temps, plus il nous fuit.

Il n’y a pas de recette miracle pour trouver du temps pour : mieux manger, remplir un journal alimentaire, faire du sport, méditer, etc. Il faut juste être au clair avec ses priorités et, des fois, se choisir.

La vie n’est pas un buffet de motivation…

Quand on me dit que je suis tellement motivée… Ben pas tant que ça dans la vraie vie. Je suis souvent beaucoup plus motivée par mon divan que par mon sac de gym. On connecte, mon divan et moi. Il me comprend. Mais je choisis fréquemment mon sac de gym quand même.

Peu importe le changement qu’on veut mettre en place, ça ne sert à rien d’attendre un beau matin de se lever full motivé. Ça peut être long. C’est ce que j’ai eu pas mal de misère à comprendre : on ne commence pas par avoir de la motivation. On commence par faire quelque chose. Et la motivation vient après.

…ni d’énergie

Pour perdre du poids, il faut consacrer beaucoup d’énergie à son projet. Moi, mon niveau d’énergie dans la vie est assez low profile. Je ne suis pas la fille qui jumpe avec des pompoms en faisant la split dès qu’une occasion se présente.

Avoir de l’énergie, ça ne veut pas dire grand-chose de toute façon. Premièrement, ça ne veut pas dire que cette énergie-là va être canalisée au bon endroit. Pour le comprendre, il faut déjà avoir vu un chiot détruire une paire de bottes… Deuxièmement, tout le monde a une quantité limitée d’énergie, même ceux qui en ont beaucoup. Troisièmement, c’est comme pour le temps, on peut choisir de l’allouer où on veut, même si on a certaines contraintes.

Des fois, ça prend plus d’effort pour mettre ses running que pour aller marcher 30 minutes… Quand je manque d’énergie pour aller au gym, je me dis que je vais y aller juste 15 minutes. Faire la moitié de ma routine. Et vraiment pas forcer fort. Mais une fois rendue au gym, ça ne m’arrive jamais de faire une moitié de routine. L’énergie est soudainement au rendez-vous. Magie!

La vie n’est pas une Infopub

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Comment tu fais pour ne pas avoir faim en perdant du poids? Euh… Pouvez-vous répéter la question???

Quand on mange moins de calories que notre corps en a besoin pour vivre, c’est impossible de ne pas finir par avoir solidement faim. Y a personne qui perd du poids et qui ne souffre pas de la faim à un moment ou un autre. Sauf le monde des infopubs.

C’est inévitable d’avoir faim en perdant du poids. Personnellement, c’est à peu près aux demi-heures que ça m’arrive. Je deal avec. J’essaie de manger à une fréquence optimale des aliments qui vont me satisfaire le plus longtemps possible. Je bois de l’eau. Du café. Je mâche de la gomme. Je re-bois de l’eau. Je me change les idées. Je chante des chansons. J’écris un blogue.

Mais j’ai faim.

Personne n’a de score parfait

J’ai fait plus ou moins 36 ans d’essais/erreurs avant de trouver ce qui marchait pour moi pour perdre du poids. Donc, non, ça n’a pas été facile. Non, ça n’a pas été vite. Oui, j’aurais vraiment aimé y arriver avant.

Et pire : d’avoir réussi en ce moment ne veut absolument pas dire que je ne me planterai pas dans l’avenir.

C’est la vie. Ça n’a pas à être parfait.

On ne court pas tous des marathons

On dirait que c’est tout ou rien. Soit t’as 300 livres à perdre, soit tu fais des ultra marathons. Souvent, les gens qui ont réussi à perdre un poids considérable deviennent par la suite des méga-athlètes pus arrêtables. Je pense à Jimmy Sévigny. Ou à cette dame qui a perdu 160 livres et qui a couru son premier marathon l’été dernier.

Ça met la barre haute. Ça nous dit que, peut-être, on n’est pas fait de ce bois-là. Qu’on n’a finalement pas ce qu’il faut pour atteindre notre objectif.

Mais tsé, c’est pas obligé de courir des marathons. Pour ma part, oui, je suis devenue plus active. Mais je n’ai pas spécialement accompli d’exploits sportifs. Ni ai-je l’intention de. On peut bien tirer la ligne où on veut. Et continuer d’admirer ceux qui vont plus loin. Mais assis sur notre divan!

Bref, baboune mise à part, c’est une message important que je voulais convier ici : tout le monde peut le faire. Je vous jure. Il faut juste se faire confiance. Et foncer!

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Ce que j’aurais aimé savoir avant de perdre du poids

Depuis aussi loin que je me rappelle, j’ai souhaité être mince. Même quand j’étais très jeune. Mince, désirable, belle : tout ça était relié pour moi dans ma tête. L’un n’allait pas sans l’autre. Si j’arrivais à perdre du poids, tout le reste allait suivre.

Je ne sais pas si on est tous comme ça, mais quand j’ai commencé ma perte de poids, j’avais de grandes attentes. Le tout se passait comme dans un film. Tsé, le film où on veut nous faire croire que la fille est moche et grosse. Mais dans le fond, elle a juste des lunettes et elle est habillée trop lousse. Pis là, le gars hot de l’école perd une gageure et il faut qu’il l’amène au bal. Il fait croire à la fille qu’il s’intéresse à elle. Pis là, la fille décide qu’elle va se montrer digne d’un tel honneur et elle se prend en mains. Et il y a un montage avec de la musique entrainante qui nous montre la fille qui mange des légumes et fait du sport. Elle est gauche au début, mais elle s’améliore vers le milieu de la toune.

Pis elle s’achète des verres de contact pis une belle robe à la fin du montage et : TADA!!! C’était un pétard finalement…

Yep, c’était comme ça dans ma tête. La musique pis toute.

Hé boy… Hé, bo-boy… J’étais due pour réaliser quelques trucs en cours de parcours. Et pour rajuster mes attentes.

Voici donc quelques réflexions tirées de mon expérience. Ce sont des choses qu’on entend rarement à propos de la perte de poids, mais dont on devrait parler. Pas pour décourager personne, mais juste pour mettre les choses en perspective. Et pour dire que, si vous aussi vous vivez quelques déceptions avec votre perte de poids, c’est probablement normal. Ou, en tout cas, on est au moins deux!

Perdre du poids, ce n’est pas comme avoir été mince toute sa vie…

Le corps endure bien des choses en surpoids. Et doit trouver des façons de gérer efficacement le stress qu’un surplus de poids représente, question de continuer sa job principale : rester en vie.

C’est donc pas tellement étonnant qu’après une perte de poids, on ne ressemble pas tous à Kate Upton ou Bradley Cooper. (Bien que j’aurais été en état de choc de me réveiller un matin en ressemblant à Bradley Cooper…)

Mon corps porte les marques de ce que je lui ai fait subir en le négligeant pendant longtemps. Peau étirée, drôle de répartition du gras, du ptit mou un peu partout qui ne disparaît pas peu importe les exercices…

Même si je sais que très peu de gens sont 100% satisfaits de leur corps, même ceux qui n’ont jamais été obèse, c’est une partie un peu injuste de la perte de poids : tous ces efforts pour ne pas être entièrement satisfaite du résultat.

…et ce n’est pas une chirurgie plastique

Ça n’a pas magiquement corrigé ce que je n’aimais pas de mon corps avant ma perte de poids. Quand je pesais plus de 220 livres, j’avais une modeste poitrine et un large derrière. Maintenant? Les proportions sont pas mal les mêmes, mais dans du linge plus petit.

Ça ne change rien dans la vie

Tu n’aimes pas ta job, ton chum, ton chien, ton voisin? Perdre du poids n’y changera rien.

Crime, c’est presque un haiku…

Souvent, on veut nous faire croire que la perte de poids, c’est une solution pour tout ce qui va mal dans notre vie. Enfin, c’est l’impression qu’on a en regardant une infopub de Shaun T…

Mais ce n’est qu’un aspect de qui on est. Oui, ça peut donner un petit boost de confiance, nous rendre un peu plus heureux parce qu’on a pris soin de soi et qu’on a atteint un bel objectif, mais ça ne rend pas magiquement notre vie plus belle si on ne l’aimait pas au départ.

Y  a l’alcool pour ça.

C’est une blague. Je n’ai pas de problème d’alcool. Je peux arrêter quand je veux, OK?

Ça se peut que je n’atteigne pas mon objectif

J’en ai douté tout le long. Je continue d’en douter. En fait, je suis pas mal certaine que je suis stallée net à une perte de poids de 72 livres. Je n’atteindrai pas mon objectif de 80. Pendant un moment, ça me semblait vraiment grave. Maintenant, je me dis que ça ne serait pas si catastrophique. Ça reste juste un chiffre sur un appareil électronique.

Au bout du compte, I still win.

Ça n’arrête jamais

Il n’y a pas de fin à mon processus de perte de poids. C’est difficile à réaliser et à accepter. La toune du montage n’arrête pas et la vie ne reprend pas son cours « normal ». Il y a des fois où c’est comme un petit deuil pour moi. Ma vie d’avant, manger sans compter, boire comme je veux, voir la nourriture comme un plaisir et non comme un nombre de calories, c’est terminé.

Je pense que ça a valu la peine, c’est certain. J’ai gagné plus que perdu. Mais, des fois, ça me manque.

Les probabilités sont contre moi

Celle-là, c’est le verre à moitié vide, solide… Seulement 5% des gens qui perdent du poids de façon significative réussissent à maintenir leur perte de poids. La majorité reprend tout ce qu’ils ont perdu, plus quelques bonus.

Je veux bien croire que je serai l’exception. Il y en a. J’en connais personnellement. Mais il y a des fois où ça m’empêche de dormir le soir.

Ça pis le chat qui fait ses vocalises.

Avant les 10 dernières : le parcours qui m’a amenée de 226 à 155 livres

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D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours eu des problèmes de poids. À l’école primaire, j’étais la petite grosse de ma classe. Mal à l’aise dans mon corps. Peur de l’éducation physique. À l’occasion, victime de la cruauté de mes petits copains d’école.

Mes parents, bien de leur temps, avaient une alimentation assez meat-and-potatoe et étaient grands amateurs de desserts et de snacks. L’activité physique n’était pas vraiment valorisée dans ma famille. Même pour de courtes distances, l’auto était privilégie. À quatre ans, je me rappelle avoir abandonné mes cours de ballet jazz parce que mes petites jambes me faisaient trop mal, tellement je n’étais pas habituée à être active.

À 11 ans, en sixième année, je pesais presque 200 livres. J’ai accompagné ma mère à des rencontres de Weight Watchers et j’ai suivi leur programme. J’ai perdu presque 40 livres. J’étais fière. Pour la première fois, les gens me disaient que j’étais belle.

Et puis, je suis entrée au secondaire, dans une école où je ne connaissais personne. J’ai eu de la difficulté à me faire des amis. J’ai commencé à me tourner vers la nourriture pour remplir ce petit vide et j’ai repris du poids à la vitesse grand V. À 14 ans, en secondaire 2, je pesais presque 230 livres. L’année suivante, retour à Weight Watchers et perte de poids de plus de 50 livres. Yoyo pendant les années qui ont suivi.

À la fin du Cégep, j’ai commencé à fréquenter le gym et à réduire mes portions. J’ai perdu beaucoup de poids comme ça. Puis, rendue à l’université, d’un party à l’autre, le poids a recommencé à s’accumuler. J’ai atteint mon maximum quelques années après avoir terminé mon bacc. Je vivais à Montréal à l’époque et mes habitudes alimentaires étaient désastreuses. J’ai presque atteint 250 livres.

Mon médecin de l’époque a suggéré de m’inscrire sur la liste d’attente pour la chirurgie bariatrique. J’ai pleuré. J’ai refusé. Je suis allée consulter une nutritionniste et, en commençant à faire de meilleurs choix alimentaires, je me suis plus ou moins stabilisée entre 200 et 220 livres pendant les 10 années suivantes.

Le changement

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Il n’y a pas eu de déclic, pas d’événement qui m’a poussée à la perte de poids. Juste la réalisation de deux choses : je n’étais pas heureuse avec mon corps et, si je ne faisais rien, ça allait être comme ça toute ma vie.

Le 24 novembre 2014, J’ai commencé à utiliser Lose it! et à contrôler mes portions. J’ai amélioré la qualité des aliments que je consommais et continué à visiter le Énergie Cardio trois fois par semaine. Après quelques mois, j’ai commencé à aller marcher à chaque matin avant le travail. Puis, j’ai intégré la course, un jour sur deux. J’ai aussi commencé à voir une coach au gym à tous les mois pour changer mes entraînements et garder ma motivation. Elle s’appelle Jade. Elle est adorable. Et sans pitié.

Mon objectif était de perdre une livre par semaine. Je l’ai maintenu pendant la grande majorité de ma perte de poids. Ça m’a pris un an et demi pour perdre un peu plus de 70 livres (32 kg) et passer d’un IMC de plus de 37 à un IMC d’un peu plus de 25.

Le style de vie

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Même si l’activité physique n’a pas un grand impact sur la perte de poids, il a un grand impact sur mon hygiène de vie. Quand je suis active, j’ai le goût de prendre soin de moi, de bien manger, de faire des choix sains. Quand je suis moins active, j’ai le goût de faire des marathons de Netflix en mangeant des crottes de fromage et en buvant du Quick et des gin and tonic. En même temps.

Donc, je vais au gym 3 fois par semaine, tout de suite après le boulot. Si j’arrête à la maison, je suis faite, je me roule en boule sur le divan avec mon chat et on ronronne ensemble jusqu’au souper. Les jours où je vais au gym varient selon mes obligations de job, de famille, de loisirs, etc. Mais je maintiens la fréquence la plupart du temps.

Quand je ne vais pas au gym, je fais du transport actif pour me rendre au bureau. J’ai la chance de travailler dans un édifice qui est au sommet d’une énorme côte qui prend une demi-heure à monter le matin et 20 minutes à descendre le soir. Ça garde en shape!

En ce moment, je mange plus ou moins 1 500 calories par jour, parce que je tente encore de perdre les 10 dernières. Elles me narguent. Je suis jammée à 155 livres.

Côté bouffe, pour déjeuner, j’aime bien la combine œufs, parmesan et gruau. Ça a l’air dégueu vite de même, mais c’est bon. Et ça remplit le bedon.

Pour le dîner et le souper, mes choix sont assez standards : beaucoup de légumes, du tofu ou autres produits dérivés du soya, des légumineuses, du poisson et des fruits de mer, de la viande quand ça adonne, quelques grains (quinoa, freekeh, amaranthe).

Et ne pas oublier les collations! Ma vie en dépend. Et surtout mon humeur. J’ai faim dans la vie. C’est mon occupation principale. Donc, je collationne deux fois par jour en mélangeant un fruit et une protéine : du fromage cottage (consommé hebdomadairement par le gallon), des fois du jerky (ne me jugez pas, c’est de la lean protein!!!), des barres protéinées maison, du yogourt grec, du beurre de peanut, des ficellos. Ça y est, j’ai faim!

Et maintenant, que vais-je faire?

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La perte de poids, ça ne change pas une vie. Mais ça ouvre les perspectives. Il y a beaucoup de choses qui me tentaient par le passé, mais qui était hors d’atteinte.

J’aimerais éventuellement commencer le powerlifting (une blessure aux épaules m’en empêche depuis un moment, mais j’ai bon espoir d’en voir le boutte). J’aimerais pouvoir courir un 5 km en continu. Faire de la longue randonnée (mon dada depuis que j’ai vu le film Wild). Poursuivre le transport actif pour me rendre au boulot et peut-être même y aller en vélo au printemps prochain. Continuer d’animer mon blogue en espérant pouvoir inspirer quelques personnes. Donner des conférences, qui sait?

Bref, tout un tas de choses qui étaient plutôt des fantaisies il n’y a que quelque temps. Et qui, maintenant, sont des rêves atteignables.

Mes stratégies gagnantes pour perdre du poids

C’est souvent drôle la façon dont les gens abordent ma perte de poids. Il y a généralement une petite gêne et des façons détournées de m’en parler.

Ça me fait sourire. Mais je comprends. Pas facile de dire à quelqu’un qu’il a perdu du poids. Même moi, sachant que ça fait très plaisir à entendre, j’hésite à le souligner. On dirait qu’il n’y a pas moyen que ça ne sonne pas comme : « T’étais vraiment huge avant… »

Une fois la glace brisée, les gens ont souvent beaucoup de questions pour moi. En particulier : « Comment t’as fait? ».

Et je sens toujours une petite déception quand je raconte. C’est que c’est assez peu glamour. Et pas full mystérieux…

La perte de poids, ce n’est pas compliqué. Ceux qui vous disent le contraire ont définitivement quelque chose à vous vendre. Il faut simplement créer un déficit calorique. S’assurer qu’à chaque jour (ou en tout cas, la plupart du temps), le nombre de calories qui entre est plus petit que le nombre de calories qui sort.

Simple. Mais pas facile pour autant…

Voici donc quelques trucs qui ont fonctionné pour moi. J’ai la belle intention d’écrire des articles plus complets pour chacun, mais comme on est tous pressés par le temps Netflix, l’essentiel se retrouve plus bas!

Mettre ses efforts au bon endroit : alimentation vs activité physique

Je fréquente assidument un gym depuis que j’ai 19 ans. Même au plus élevé de mon poids, j’y allais en moyenne 3 fois par semaine et mes entraînements étaient très intenses. Mais comme je consommais beaucoup plus de calories que ce que je pouvais dépenser en une à deux heures au gym, ça ne m’a jamais empêché de prendre du poids.

Contrairement à ce qu’on peut penser instinctivement, l’activité physique compte pour très peu dans une perte de poids. L’alimentation est l’aspect le plus important. Être actif a d’autres nombreux bénéfices mais ne fera pas une grande différence sur la balance.

Tenir un journal alimentaire

Il y a beaucoup d’applications gratuites de journal alimentaire, nul besoin de payer pour ce service. Personnellement, j’utilise Lose It! . J’aime sa façon de fonctionner. Lose It! se contente de compter les calories et ne juge pas les choix que je fais. Y a ma mère pour ça et elle fait déjà une très belle job!

Les journaux alimentaires en ligne sont archi-simples à utiliser : on entre son poids de départ, le nombre de livres qu’on veut perdre par semaine et l’application calcule un « budget » quotidien de calories. À chaque repas, il faut lister tout ce qu’on mange et l’application nous dit si on est en-dessous ou au-dessus de notre budget de calories.

Au début, c’est assez fastidieux de tout rentrer mais l’application a une très bonne mémoire et on peut aussi faire des copier-coller de repas/aliments précédents. Donc, après une semaine ou deux, ça devient beaucoup plus simple.

Pour plus de trucs concernant le journal alimentaire, voir un autre excellent article de yours truly!

Utiliser une balance alimentaire

L’œil n’est pas un très bon juge de portion, surtout quand on a faim!

J’utilise une balance pour peser la grande majorité de mes aliments, même le beurre d’arachide sur mes toasts du matin! Je préfère la balance aux mesures de volume (tasses et cuillers à mesurer, etc.) car c’est beaucoup plus précis.

 S’organiser

Je prévois mes repas pour la semaine, je fais mes lunchs pour le bureau et j’amène des collations quand je sais que je serai à l’extérieur de la maison pour un bout de temps.

Quand j’ai un souper entre amis, je prévois des repas plus légers pour le reste de la journée et quand je vais au resto, j’essaie de regarder le menu à l’avance (la magie de l’Internet!).

Chaque semaine, je prévois quand j’irai au gym et quels matins j’irai au travail en transport actif.

Oui, la spontanéité en prend un coup. Oui, on dirait que je vis la vie d’une retraitée de 170 ans. Mais ça marche pour moi!

Mesurer son progrès

Je me pèse tous les matins. Ça va à l’encontre de tous les conseils qu’on lit sur la perte de poids. Paraît que se peser tous les jours peut être contre-productif : si le poids diminue, on peut être tenté d’être au-dessus de ses affaires, baisser sa garde et se clancher une grosse molle trempée dans le chocolat. Si le poids augmente, ça peut nous décourager et mener à la grosse molle mais pour d’autres raisons.

Mais ça marche pour moi! Ça me motive. Ça me permet de mesurer mon progrès. Et ça ne me fait pas capoter.

C’est encourageant de pouvoir constater mon progrès. Et en même temps, ça me permet de rajuster ma stratégie si ça ne semble pas fonctionner. Pour moi, la pesée fonctionne bien mais il faut choisir ce qui est le plus parlant pour soi et pour son objectif.

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Mon meilleur conseil pour perdre du poids

C’est en plein le temps de l’année où on commence à faiblir de la résolution. Me semble que le 1er janvier, je le sentais bien de revenir à 1 500 calories par jour. Ouin, je voulais encore m’attaquer à mes *blip* de 10 dernières… Mais à quelque part autour du 15 janvier, je commence à trouver que c’est pas beaucoup, 1 500 calories. Et je commence à oublier à quel point j’ai feelé tout croche le 31 décembre parce que j’avais trop mangé. Était-ce si pire que ça, que je me demande? Le souvenir s’efface…

Donc, ça va me faire du bien de revenir à l’essentiel et de revisiter mon seul conseil valable pour perdre du poids : miser sur l’alimentation. Si on n’a qu’un seul changement à mettre en place, le plus payant est de s’arranger pour que les calories qui entrent soient moins élevées que celles qui sortent. Ou, pour dire la même affaire mais en ayant l’air brillant, il faut créer un déficit calorique.

Comment on fait ça? Le plus simple est d’utiliser un journal alimentaire pour établir notre budget calorique et compter nos calories à tous les jours.

Je pourrais arrêter mon article drette là. C’est ça mon meilleur conseil pour perdre du poids. Le reste, ce qu’on mange, combien on en mange, etc., c’est une question de choix.

Mais j’ai le goût de vous parler d’alimentation.

Parce même si on peut créer un déficit calorique en mangeant de la scrap, on se rend vite compte qu’on a tout intérêt à faire de meilleurs choix alimentaires.

Quand t’as un nombre limité de calories à chaque jour, tu veux qu’elles valent la peine. Et tu ne veux pas te ramasser à 9 heures le soir en train de brailler à ta mère parce que t’as faim et que tu te demandes qu’est-ce que tu pourrais bien manger pour 8 calories… Je ne dis pas ça parce que je l’ai vécu nécessairement… C’est juste un exemple. Ok, ça m’est peut-être déjà arrivé. Mais je le nierai jusqu’à la mort.

Depuis le début de mon blogue, je suis hésitante à donner mon avis concernant l’alimentation.

Plusieurs raisons expliquent cette hésitation :

  1. Je suis convaincue qu’une perte de poids durable se fait quand on mange ce qu’on aime, pas quand on mange ce que quelqu’un d’autre nous dit de manger.
  2. Je n’ai pas une diète super standard. Conseil de mon frère quand je lui ai dit que j’allais faire un article sur l’alimentation? «Essaie de pas être trop weird…»
  3. Je n’ai aucune formation sur ce sujet, malgré un grand intérêt.

Mais c’est une question qu’on me pose souvent. Oui, c’est beau compter ses calories, mais qu’est-ce qu’on devrait manger? As-tu des aliments vedettes? Des suggestions? Des recettes? Et je me rappelle aussi qu’au début de ma perte de poids, j’étais un peu dans ce même flou quand je pensais à mon alimentation.

Alors je me lance.

Mais avant de parler de ce que je mange, j’aimerais quand même faire deux mises en garde. Je me sens comme Santé Canada tout à coup…

L’aliment miracle n’existe pas

On ne doit pas s’infliger de manger un aliment parce qu’il est supposé nous faire perdre du poids. Je n’aime pas les huîtres : leur texture me dégueule et leur goût me rappelle un lendemain de veille à Old Orchard. Si j’avais basé mon alimentation sur l’huître pour perdre du poids, soit j’aurais été vachement malheureuse depuis deux ans, soit ça aurait toffé un gros 15 secondes.

(Ou, autre option, j’aurais peut-être appris à aimer les huîtres! Je suis tellement fermée d’esprit des fois…)

En gros, il n’y a aucun aliment qui a le pouvoir de nous faire perdre du poids. Triste mais vrai. Donc, mangeons ce qu’on aime, ce qui nous satisfait, ce qui nous rend heureux et laissons de côté les options qui nous donnent la baboune.

Par ailleurs, la perte de poids, c’est bien des essais-erreurs. Il ne faut pas avoir peur d’essayer, faire des découvertes de nouveaux aliments, garder l’esprit ouvert. Se donner le droit de tomber en amour avec le fromage cottage, qui sait?

Il n’y a pas de mauvais aliment, il n’y a que de mauvaises portions ou une mauvaise fréquence

Dans le domaine de la perte de poids, on a souvent tendance à penser en termes de bon ou mauvais. C’est comme un western. Salade : bon. Mr. Big : mauvais. Mais dans les faits, aucun aliment à lui tout seul n’a un grand impact sur le poids. Et s’empêcher de manger quelque chose parce qu’il fait supposément prendre du poids peut nous frustrer solidement.

Le fait est qu’il est possible de continuer à manger ce qui nous fait tripper quand on perd du poids. Même des trucs considérés très «méchants» comme des frites ou du gâteau aux carottes. Le secret-pas-tant-secret? La quantité et la fréquence à laquelle on inclut nos petits plaisirs.

Se claquer un gallon de Coaticook à tous les soupers : pas winner pour le tour de taille. S’en prendre un bol le samedi soir (ou le mardi, si on est wild!!!!) : pas d’souci, comme disent nos cousins.

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Perdre du poids : un tremplin vers les plus hauts sommets!

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Aujourd’hui, je veux vous présenter mon amie Hélène.

J’ai connu Hélène il y a déjà plusieurs années, par amis interposés. Impossible de ne pas tomber sous son charme! Hélène est l’amie de tout le monde, elle a un sourire grand comme la terre. Elle déborde d’énergie, elle a toujours mille et un projets. Elle fait du couch surfing, elle aime voyager, cuisiner, rire.

Comme moi, Hélène a perdu beaucoup de poids dans les dernières années (45 livres) en changeant ses habitudes alimentaires et en faisant du sport.

Comme moi aussi, Hélène a perdu un de ses parents à cause du cancer. Dans son cas, c’était sa chère maman, la belle Dina aux ancêtres portugais et aux magnifiques yeux foncés, dont Hélène a d’ailleurs hérité.

Mais Hélène a décidé de faire de cette triste épreuve quelque chose de beau, et quelque chose de bien. Pour amasser des fonds pour la recherche sur le cancer, elle s’est lancé le défi d’aller faire l’ascension du Kilimandjaro. Rien de moins!

Elle a réussi à amasser 13 150 $ en 3 mois et elle s’est rendue jusqu’en haut du Kili! Elle revient avec une fabuleuse histoire à raconter et le sentiment du devoir accompli.

C’est une femme d’inspiration, de courage et de détermination que je vous propose de découvrir.

Tu nous parles un peu de toi ?

Je travaille dans un cégep depuis 2008 auprès des jeunes afin de favoriser leur réussite scolaire.

J’adore travailler auprès de cette clientèle. Ça me rappelle que je me posais les mêmes questions qu’eux à cet âge. Ce n’est pas toujours évident à 18 ans de savoir qui nous sommes, ce que l’on veut et ce que l’on vaut… On ne sait pas encore tout à fait ce dont nous sommes capable et vers où nous irons dans la vie. Parfois, on ne le sait toujours pas à 36 ans!

As-tu toujours eu des problèmes de poids ?

J’ai toujours été plus boulotte que la moyenne depuis aussi longtemps que je me rappelle. Comme la plupart de celles aux prises avec des problèmes de poids, j’ai eu bien des périodes yo-yo! Je ne comprenais pas ce qui se passait dans mon corps quand je perdais du poids ni quand j’en prenais, car je suivais des recettes de régime toutes faites. Ça marche sur le coup, mais pas à long terme.

Dans ma famille, nous étions actifs mais pas très sportifs. Par contre, nous avions une saine alimentation. Aujourd’hui, avec du recul, je comprends que même si je mangeais très bien – du tofu, des légumineuses, du poisson et des légumes en masse même dans les années 80! -, je mangeais trop et ne faisais pas assez d’activité physique.

Qu’est-ce qui t’a motivée à perdre du poids? Y a-t-il eu un élément déclencheur?

J’ai essayé à plusieurs reprises de perdre du poids. En 2011, j’avais réussi à perdre 25 livres, mais je les ai vite reprises (et bien plus!) lorsque ma mère est tombée malade. Je crois que je n’ai jamais autant mangé mes émotions!

Entre 2013 et 2014, j’ai commencé à faire beaucoup d’activité physique : plein air la fin de semaine, entraînement en salle et spinning la semaine. J’ai même consulté une kinésiologue.

Pourtant, tout ça a eu un effet très léger sur mon poids. Après 2 ans, j’avais seulement perdu 8 livres!

Et puis, j’ai eu 35 ans…

À ce moment-là, j’ai décidé de changer pour vrai. Le soir de ma fête, j’ai pris deux résolutions : 1- retrouver un poids santé (donc perdre 50 livres) et 2- faire l’ascension du Kilimandjaro en octobre 2016, un projet mythique que j’avais en tête depuis 3 ans!

C’était super secret au début, je n’en parlais à personne. Je ne croyais pas encore que c’était possible. J’avais essayé tellement de fois.

Petit à petit, j’y ai cru. J’ai enfin compris le fonctionnement du corps humain face à l’alimentation et l’entraînement! J’ai aussi été inspirée par une collègue qui avait perdu 70 livres en 1 an et demi. De voir qu’elle avait réussi, ça m’a redonné des ailes. Ça voulait dire que ce n’était pas seulement les femmes des magazines qui pouvaient le faire ni celles qui sont payées par des compagnies comme Weight Watchers. On peut tous le faire!

Un an plus tard, j’avais perdu 45 livres, une livre à la fois, parfois avec des plateaux, parfois avec des remontées, mais surtout en misant sur la constance, sur le changement durable de mes habitudes alimentaires et sur la pratique régulière de l’activité physique.

Quels seraient tes trucs et conseils pour la perte de poids?

  • Se trouver un coach ou un partner. Débuter le processus de perte de poids avec une autre personne pour s’encourager, s’aider à tenir le coup.
  • Avoir des objectifs à court, moyen et long terme. Pour moi, le court terme était de perdre 10 livres et de courir mon premier 5km (check, 3 mois après le début de ma perte de poids !). Mon objectif à moyen terme était de courir un 10km, monter 20 montagnes en un été et perdre 35 livres (check!) et mon objectif à long terme : l’ascension du Kilimandjaro (méga check!).
  • Accepter que, pour perdre du poids de façon durable et maintenir sa perte de poids, il faudra changer ses habitudes alimentaires complètement et pour toujours. Pas seulement lors de la période de perte de poids. Ce n’est pas un régime, c’est un style de vie!
  • Comprendre les calories. C’est seulement mathématique. J’ai résisté longtemps, car je trouvais ça compliqué et je ne voulais pas être la « freak des calories ».  Mais à partir du moment où j’ai commencé à lire sur le sujet et à comprendre le fonctionnement, j’ai réellement commencé à perdre du poids.
  • Ne pas se priver d’un aliment, mais plutôt le manger avec modération. J’ai un gros faible pour le popcorn. Alors au lieu de manger tout le sac au complet, j’en mets dans un bol, je range le sac et je mange seulement ce qu’il y a dans mon bol.
  • Trouver l’activité physique qui nous fait tripper. Je n’ai jamais aimé aller au gym et j’ai perdu 45 livres sans y mettre les pieds une seule fois! J’avais la randonnée, la course, le spinning, les workouts de groupe, etc. J’adore ces sports, donc ce n’était pas difficile d’y aller.img_1327 Lire la suite

Conserver ses bonnes habitudes pendant les Fêtes : Yes we can!

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J’ai commencé ma perte de poids le 24 novembre 2014. Yep, juste un mois avant Noël. J’ai un sens du timing remarquable dans la vie… Mais, on ne peut pas mettre sa vie sur hold pour perdre du poids. Dans une vie, ça n’arrive jamais un stretch de trois ans avec pas de Noël, pas d’anniversaire, pas de vacances d’été, pas de Pâques, pas de baptême, pas de 5 à 7.

Bref, y a pas de moment idéal pour perdre du poids dans la vraie vie.

N’empêche qu’il y a des moments plus faciles que d’autres. Par exemple, pas entre le 24 décembre et le 1er janvier. On peut se l’avouer, ce n’est pas optimal. Mais il ne faut pas penser que c’est voué à l’échec. Il faut juste être conscient que ce sera difficile. Et que plus on est préparés, plus ce sera gérable.

Mon premier Noël en perte de poids a été difficile. Au tout début de mon processus, j’avais peur de perdre le contrôle et qu’un léger dérapage me démotive complètement. J’avais peur de retomber dans mes vieux patterns d’abus. Alors, j’ai planifié en malade. Et ça a porté fruit. Je ne dirais pas que j’ai maintenu mon rythme de perte de poids d’une livre par semaine pendant Noël 2014, mais j’ai maintenu mes bonnes habitudes, je n’ai pas dérapé et j’ai quand même perdu un peu de poids.

Et dès le 2 janvier 2015, c’était le retour à la normale et à la routine habituelle, sans délai, sans « dans une semaine slash à la fin du mois de janvier-février, je m’y remets ».

Voici quelques trucs qui ont marché pour moi pour encadrer la frénésie des Fêtes et ne pas me ramasser avec une grosse pile de regret pour la nouvelle année.

Pratico-pratique

Je vous propose d’abord un guide de survie éclair pour tous vos événements du temps des Fêtes – l’équivalent de la trousse de premiers soins qu’on a tous dans le fond de l’armoire à pharmacie et dans laquelle on a juste utilisé les Band-Aids…

  • Un peu avant la frénésie des Fêtes, cuisiner quelques plats plus légers pour les joursoù on sera à la maison : soupe-repas, grosse salade dans laquelle il nous restera juste à ajouter de la protéine, etc. De cette façon, on n’aura pas juste des restants de tites saucisses dans le bacon à manger entre deux soupers de famille.
  • Inversement, ne pas remplir la maison d’options trash qui sont si disponibles dans les épiceries en ce moment. Si on n’en a pas à la maison quand l’envie nous prend, les chances sont assez faibles qu’on sorte en acheter.
  • Jouer au « gamble de Noël ». Je ne suis pas gambleuse pour deux cennes (que je ne mettrai jamais dans la machine à sous!). Mais, voici un petit pari plaisant que je prends avec moi-même pendant le temps des Fêtes. Je fais une liste des 4-5 trucs qui me font le plus envie  (Number 1 : les Turtles!!!!). Mais, je n’en achète pas parce que : truc précédent. Mais si jamais il y en a dans une activité où je suis invitée : bingo/black jack/banco/la-poule-ou-l’enveloppe! Je gagne une belle portion dudit truc, sans culpabilité ou autre. Quel thrill de la mort! Est-ce que ma vie est palpitante ou ma vie n’est pas palpitante?
  • Ne pas abandonner le journal alimentaire : même si on sait que le budget a été explosé, continuer de logger. Ça peut nous freiner un peu et, à l’inverse, ça peut aussi faire qu’on va se permettre une petite gâterie si on se rend compte qu’on a encore un peu de lousse!
  • Manger léger dans la journée en prévision d’un repas plus costaud.
  • Ne pas arriver affamé à une activité. Se prendre une collation protéinée avant le départ. Le mindset buffet chinois i.e. «Y feront pas d’argent avec moi j’ai pas mangé de la journée » ne sera jamais payant.
  • Boire beaucoup d’eau. La déshydratation peut parfois être interprétée par notre cerveau comme de la faim. En plus, l’eau remplit l’estomac et ne contient aucune calorie. Et ça fait de plus beaux lendemains de veille!
  • Consommer de l’alcool uniquement avec le plat principal, pour limiter les calories liquides qu’on ingère et éviter les beer goggles pour les choix alimentaires. Avouons-le, les graines de chips nature dans le fond du bol ont toujours l’air plus attirantes après 3 gin tonic.
  • Si on est invités dans un potluck, amener un plat plus léger – quelque chose qu’on va pouvoir manger en grande quantité sans défoncer la banque (crudités, salade de légumes (pas la salade de patates extra mayo double bacon), plateau de fruits, crevettes cocktail, etc.)
  • Si on ne participe pas à l’élaboration de la bouffe, se renseigner sur ce qu’il y aura au menu pour planifier son repas et éviter les décisions intempestives.
  • Au repas, remplir la moitié de son assiette d’un plat moins calorique (salade, légumes, poisson) avant de remplir l’autre moitié de trucs plus dévastateurs pour le budget. Attention : un seul étage par assiette! C’est pas le Complexe G!
  • Attendre une vingtaine de minutes avant de prendre une deuxième portion, le temps de réaliser qu’on a déjà trop mangé – en profiter pour jaser avec le cousin Machin qu’on voit jamais.
  • Prendre un seul dessert, mais choisir celui qui va certainement nous empêcher de dormir et/ou provoquer une crise d’hyperglycémie. Faut que le dessert choisi en vaille la peine!
  • Limiter la consommation d’alcool – choisir la bière, le vin ou les spiritueux non mixés. Laisser tomber les cocktails douteux du beau-frère avec sa grenadine qui date de l’URSS.
  • Aller prendre une marche après le repas.
  • Si on reçoit, demander aux invités d’amener des Tupperware et leur donner les restes avant qu’ils repartent. À l’inverse, si on est invités, ne pas ramener de restes à la maison.
  • En profiter dès qu’on a la chance pour manger normalement , être actif et donner un répit à son foie.

Et pour terminer, quelques réflexions sorties de mon fond pour ne pas perdre le contrôle de ses bonnes habitudes pendant le temps des Fêtes.

Noël, ce n’est pas tous les jours

On a probablement plus de soupers-brunchs-déjeuners-apéros-partys de famille pendant les Fêtes que dans n’importe quelle autre période de l’année. Mais, pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas à tous les jours. Ni à tous les repas.

Une stratégie qui peut être intéressante pour limiter les excès est d’identifier quelles activités sont les plus spéciales pour nous et réserver nos écarts pour ces moments-là.

Mais un beau mardi d’entre Noël pis le jour de l’An tu-seule à maison, on peut slaquer le beat et retrouver nos belles habitudes. Ça a beau être les Fêtes, c’est quand même pas obligatoire de déjeuner à la bûche!

Ça ne sera pas parfait

Il faut être réaliste. Ce n’est probablement pas possible d’être 100% parfait avec l’alimentation et l’activité physique pendant les Fêtes. Et ce n’est pas vraiment grave! C’est clair qu’un moment donné, on va faire un choix qui ne cadre pas avec notre plan idéal. Il y a tant de choix difficiles à faire en cette période de réjouissances : sucre à la crème ou yogourt?  Tites saucisses dans l’bacon ou légumes-vapeurs? Ciné-cadeau ou espadrilles?

Il faut juste savoir que, même si on planifie et qu’on veut être bons, ça se peut qu’on se fasse prendre dans le détour d’un gâteau aux fruits ou d’une tourtière et qu’on fasse quelques abus. No biggie. L’idée c’est simplement de ne pas transformer un souper un peu trop copieux ou une activité physique qui a pris le bord en trois semaines d’orgie romaine.

On peut toujours se reprendre au prochain repas ou à la prochaine occasion de bouger!

C’est pas parce que c’est Noël que c’est spécial

Pendant les Fêtes, on peut avoir l’impression que toute la bouffe est unique et qu’il faut en profiter drette là. Sinon, c’est comme gâcher Noël. Mais on peut faire des choix et se concentrer sur la bouffe qui nous fait vraiment tripper. Moi, je me pose la question : « Qu’est-ce qui va m’apporter le plus de plaisir? » ou  « Qu’est-ce qui va vraiment me manquer si je m’en passe? » Ça m’aide à investir mes calories au bon endroit.

Je me dis aussi que la tourtière, les tites saucisses, la dinde et les carrés aux dattes ne disparaîtront pas subitement le 31 décembre à minuit. Mettons que j’en ai pas mangé pis que j’en ai tout à coup envie au mois de mars, je pourrai me gâter!

On ne mange pas pour faire plaisir à personne, sauf à soi-même.

Le temps des Fêtes est une belle occasion pour se choisir et faire ce qui nous plaît. Et on peut se donner le droit de skipper le pouding au pain de matante Rita si on a plus de fun à manger autre chose. Just sayin!

Janvier n’est pas si loin que ça…

Une dernière réflexion avant d’aller faire le sapin. Ça peut être tentant d’adopter une attitude « Fack aff, je m’occuperai de ça en janvier! » pendant les Fêtes. Avant de perdre du poids, je me laissais aller à tous les abus plus quelques extras pendant les vacances de Noël en me disant que j’allais me reprendre en mains une fois les vacances terminées.

Mais je me suis rendue compte que ce n’était vraiment pas un service que je me rendais. Premièrement, perdre du poids est beaucoup plus difficile que d’en prendre. C’est très injuste, mais c’est bien réel. Ensuite, combattre une pile de nouvelles mauvaises habitudes au retour des Fêtes, ce n’est vraiment pas facile. Et, finalement, ça peut être très difficile de reprendre rapidement les bonnes habitudes une fois qu’on les a ditché. Une dérape du temps des Fêtes pouvait durer jusqu’en mai dans mon cas.

Mais finalement, tout est une question d’équilibre : se rappeler qu’un moment d’égarement n’est pas dramatique, se faire plaisir à l’occasion et essayer de maintenir nos bonnes habitudes la plupart du temps. Janvier n’en sera que plus positif!

Je vous souhaite une très belle période des Fêtes et beaucoup de plaisir!