Pourquoi j’ai choisi d’accoucher en maison de naissance – partie un

Je ne suis pas granole dans la vie. Je crois à la technologie, à Netlfix, au micro-ondes, au savon à linge du commerce. Je ne me tricote pas des bobettes en chanvre dans mes temps libres.

Je ne suis pas non plus une méga-fan de la douleur. Je choisis l’anesthésie quand je vais chez le dentiste (en format méga-dose si possible), je sacre comme un gars de shop quand je me cogne le petit orteil sur un meuble, je demande à mon chum de me mettre un Band-Aid quand je me coupe car je ne supporte pas la vue de mon propre sang.

Je suis aussi convaincue de l’utilité de la médecine moderne. J’ai l’intention de faire vacciner mon enfant tel que recommandé, je prends des Tylenol sans culpabilité quand un mal de tête se pointe, je vois un médecin lorsque nécessaire (bien que j’aime aussi beaucoup me diagnostiquer via les Internets… ce qui n’est pas sans risque ni sans hilarité).

Mais j’ai quand même choisi d’accoucher en maison de naissance.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, la maison de naissance est un endroit où les femmes enceintes sont suivies par des sages-femmes plutôt que par des médecins et où on peut accoucher. C’est un peu l’entre-deux entre accoucher à la maison et accoucher à l’hôpital.

Quand on choisit d’accoucher en maison de naissance, on renonce donc au suivi de grossesse médical traditionnel. Je suis à 39 semaines de grossesse et encore personne n’a inséré quoi que ce soit dans mon vagin pour voir si je commençais à dilater par exemple. Et on renonce aussi au support médical et médicamenteux de l’accouchement (pas d’hormones pour déclencher ou accélérer le travail, par exemple et… pas de péridurale).

Quand on a annoncé notre choix de faire notre suivi avec une sage-femme et d’accoucher en maison de naissance, on a souvent eu droit à des regards étonnés et à une grande question presqu’automatique : « Pourquoi??? »

Et c’est une bonne question! Parce qu’on dirait que le seul choix qu’on a fait dans ce processus c’est entre un accouchement « sans douleur » et un accouchement à l’ancienne sur un lit de fer forgé en-dessous d’un crucifix accompagné d’une madame qui te sacre des lignes humides dans l’entre-jambe pis des feuilles de chou sur les mamelons en récitant le Notre père pendant que tu t’acharnes à pousser un être humain miniature de ton tréfonds.

Mais ce n’est pas tout à fait ça, le choix qu’on a fait. Et il y a plusieurs raisons qui nous ont poussés vers cette décision. Elles sont toutes très personnelles. Et elles ne constituent aucunement un jugement sur la façon de procéder de la plupart des gens qui devront passer par l’étape d’un accouchement pour accueillir un bambino dans leur famille. C’est juste que, pour nous, c’était l’option la plus raccord avec notre façon de vivre la grossesse et l’accouchement. Cette fois-ci.

Et on s’entend que j’écris ce texte AVANT d’avoir accouché, donc peut-être que ma position aura changé dans l’après. Mais pour le moment, voici le pourquoi de notre cheminement.

Un état d’esprit discordant

J’ai commencé mon suivi de grossesse avec un gynéco dont on m’avait vanté le côté « humain » et la belle humeur. Je me suis pointée à ce premier rendez-vous pour une première grossesse avec mon petit bonheur au creux du cœur et des questions et des inquiétudes de femme enceinte pour la première fois. Oui, elles sont épaisses, ces inquiétudes et sont sûrement redondantes pour un professionnel de la santé qui les a entendues mille fois (Docteur, est-ce que je risque une fausse couche si j’atchoume très fort?). Et y a rien d’exceptionnel pour un gynéco qui passe son temps à suivre des grossesses de suivre la tienne. Même si c’est ta première, même si t’es contente as fuck de vivre ça, même si ton enthousiasme à toi est accoté dans le plafond. Le sien se gère très bien.

Et donc, j’ai profité d’un beau gros 5 minutes avec mon médecin pour parler de ma première grossesse, des étapes à venir et poser mes questions nunuches. Et je suis ressortie avec une pile de prescriptions qu’on n’avait pas eu le temps de m’expliquer. Et on avait pris environ 3 minutes de mon rendez-vous pour parler des risques d’avoir un enfant trisomique à mon âge (tsé, 38 ans…) et de l’importance de faire tous les tests possibles et imaginables pour s’assurer que ce ne serait pas le cas et que dans l’éventualité que ce serait bien le cas, je devrais me débarrasser de cet enfant sans flapper un cil.

J’ai pleuré dans le char, encore dans le parking de la clinique. Et je me suis dit que je ne voulais pas de ce genre de suivi pour ma première (et probablement seule) grossesse.

Le problème, c’est que la grossesse est souvent vue par la médecine moderne comme une autre maladie, presqu’un ennemi à encadrer, contrôler, défaire. Mais, dans les faits, une grossesse qui se passe normalement, sans complication, qui suit son cours, ça n’est pas la même chose qu’une maladie. Et ça devrait être vécu comme un beau moment, naturel, normal, humain et non pas comme une catastrophe en devenir.

Donc, quand on me demande en lien avec un accouchement en maison de naissance « Ouin mais, d’un coup que quelque chose va mal? », ma seule réponse c’est de dire « Ouin mais, d’un coup que toute va bien? »

L’hôpital… beurk

Pour moi, avoir un bébé, c’est un beau moment. C’est quelque chose que je veux vivre dans un environnement  agréable, rassurant, sécurisant, chaleureux.

Et l’hôpital incarne tout le contraire. L’hôpital, c’est l’endroit où j’ai vécu ma part de souffrance (j’ai connu quelques hospitalisations par le passé et je n’en garde pas de souvenirs qui font chaud au cœur). Un endroit où on m’a parfois fait des interventions contre mon gré, sans m’expliquer, sans me prévenir, sans que ma volonté ou mon opinion ne semble compter beaucoup.

C’est aussi l’endroit où mon cher papa a vécu ses derniers jours de vie et a rendu son dernier souffle, après une longue maladie.

Ce n’est pas le genre d’endroit où je m’imagine serrer la pince de mon garçon pour la première fois.

C’est un choix éclairé

Accoucher en maison de naissance, c’est l’aboutissement dans mon cas d’une longue réflexion. Quand nous sommes allés visiter la maison de naissance pour une séance d’information, je n’étais pas prête à signer tout de suite pour un suivi avec une sage-femme. Il a fallu que j’y pense longuement. Que je me tâte. Que je pèse le pour et le contre.

Dans les pours, il y a bien sûr le suivi personnalisé, le temps de qualité passé avec la sage-femme, sa disponibilité, son humanité, son intérêt envers ta grossesse, ton bébé, ton expérience.

Il y a aussi l’environnement moins médical, plus naturel, moins austère.

Il y a les explications, la possibilité de faire des choix pour tout ce qui concerne la grossesse et l’accouchement, des interventions à faire, des tests à passer en passant par les personnes que tu souhaites inviter à l’accouchement. Dans notre cas, y en n’a pas, mais ça reste une possibilité!

Dans le contres, bah… la douleur bien sûr! C’est la seule chose qu’on retient souvent de la naissance. L’accouchement et ses sept douleurs. Y a toujours quelqu’un pour te raconter les 30 heures de souffrance sans nom qu’elle a endurées pour enfin donner naissance à son enfant, une autre pour te dire qu’elle a eu besoin de 30 points de suture après, etc. Personne ne va accoucher en se disant que ce sera une partie de plaisir, j’imagine. En tout cas, pas moi. Et l’éventualité de le faire « à frette » m’a fait beaucoup hésiter avant de choisir la maison de naissance.

Et y a bien sûr les risques que quelque chose vire mal. Pour le bébé ou pour moi. Un accouchement, c’est un peu comme marcher sur un fil de fer. Ça va bien tant que ça va bien. Mais quand ça va mal, ça peut vite tourner au cauchemar. Mais voilà, il y a environ 90% des accouchements qui se passent bien, sans tragédie, sans catastrophe. On dirait qu’on tend à l’oublier et à retenir ce qui a mal été. C’est un trait très humain.

Mais il faut être conscient que ça se peut que ça tourne mal. Et qu’on ait besoin de soins médicaux à un moment donné. Ni la maison de naissance ni nous en tant que parents n’avons l’intention de mettre une vie en danger pendant le processus. C’est clair pour tout le monde, et nous prendrons les décisions en conséquence le moment venu. Il faut vivre avec ce risque, mais on est prêt à ne pas le laisser nous consumer pour le moment. Et le risque zéro n’existe pas. Ni en maison de naissance ni à l’hôpital. Accepter l’aventure de la grossesse, c’est aussi accepter cette réalité.

Finalement, après beaucoup de questionnements et de tâtonnage d’âme, j’avais vraiment plus peur d’accoucher à l’hôpital que d’accoucher sans péridurale… Et le choix s’est fait naturellement.

C’est un texte que je voulais écrire non seulement pour répondre au fameux « pourquoi » mais aussi pour moi, pour me rappeler mes bonnes raisons si jamais pendant l’accouchement ma résolution faiblit et que je me mets à questionner mes choix de vie et mon équilibre mental. Ou mon choix de me reproduire tout court.

Je compte bien faire une deuxième partie post-accouchement, question de livrer mes impressions, mon expérience, ce que je retiens de tout le processus.

En attendant, je me prépare à vivre cette aventure l’esprit ouvert, tout autant que le périnée. Le prochain billet de blogue sera sans doute rédigé d’un seul œil, l’autre m’assurant que ma progéniture, la plus parfaite au monde, ne manque de rien. À bientôt, de l’autre côté de la maternité!

Le truc du mois : des recettes végétaliennes!

Le printemps n’est pas tout à fait encore là, mais on n’a quand même moins le goût de plats lourds (un ptit ragoût de boulettes anyone ?). Et on n’est pas encore tout à fait rendus à sortir le barbecue, sauf pour les plus crinqués d’entre nous.

Mais je me suis dit qu’un p’tit quelque chose de nouveau à se mettre sous la dent serait le bienvenu en ce beau mois d’avril. Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas aussi faire du bien à la planète et sortir de notre zone de confort EN MÊME TEMPS! Parlez-moi d’une pierre, deux coups!

J’ai donc eu l’idée de faire appel à mon amie Émilie pour nous suggérer des coups de cœur végétalien. Je connais Émilie depuis fort longtemps, à cette époque où on travaillait toutes les deux en centre d’appel l’été, pendant nos vacances d’université. Sous ses airs de fille sage comme une image, Émilie a toujours su me surprendre par son humour su’a coche et son audace. Elle aura même su, grâce à nos fous rires partagés, me faire apprécier le travail en centre d’appel. Pas peu dire!

On ne vit plus dans la même ville depuis longtemps, mais on a gardé contact via les médias sociaux. Et Émilie me fait toujours saliver quand elle partage ses recettes sans viande et sans produits venant de l’animal. Alors je me suis dit : laissons-la nous proposer ses recettes gagnantes! Et nous parler un peu de son virage végétalien, effectué avec intelligence et patience.

Émilie, à toi la parole!

Il y a un an et demi, j’ai décidé d’essayer d’adopter une diète principalement végétalienne. Je dis « essayer » parce que c’est exactement de cette manière que j’ai choisi d’aborder la chose, comme je l’avais fait quelques mois auparavant pour le compostage et le zéro déchet, pour réduire mon empreinte écologique : sans me mettre de pression, sans viser la perfection du premier coup, en me laissant le temps de découvrir les moyens qui me permettraient de durer.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre dues à l’activité humaine. 

Meatless Monday

Je dis « principalement », parce que je vis avec quelqu’un qui, s’il n’a pas vu de problème à ce que je change ma façon de cuisiner, n’a pas souhaité adopter le même régime. Ainsi, par exemple, jusqu’à ce que je trouve une meilleure option, je continuerai d’utiliser l’occasionnel quart de tasse de yogourt pour cuisiner un plat autrement sans produit venant de l’animal que mon conjoint pourra également apprécier.

« Principalement » aussi parce que j’ai horreur du gaspillage alimentaire. Le restant de bouillon de poulet que mon chum a laissé au frigidaire ? Je vais l’utiliser au lieu de le jeter. « Principalement », enfin, parce que lorsque je dois manger ailleurs que chez moi, que ce soit au resto, chez la famille ou des amis, il n’y a pas toujours d’options végétaliennes au menu.

C’est en gros ma façon de vivre mon végétalisme « à presque temps plein » : simplement et sereinement, en m’autorisant les écarts et en privilégiant toujours les solutions qui produisent le moins de déchets possible. Qui d’Yves, Tofurky ou Gardein fait les meilleures viandes végétaliennes ? Impossible pour moi de le dire, puisque je n’ai jamais acheté ces produits et que je m’en passe très bien.

C’est avec un immense plaisir que je vous partage aujourd’hui trois de mes recettes préférées. Délicieuses, elles sont également simples, rapides et nutritives. En prime : elles ne vous laisseront pas avec une montagne de vaisselle à faire. Parce que j’ai beau avoir choisi de me tenir loin des produits transformés et emballés, je n’ai pas fait voeu de passer ma vie dans ma cuisine !

Le zéro déchet vous fait aussi de l’œil ? Vous pourrez trouver ici une liste d’épiceries en vrac et d’autres commerces où on acceptera de vous servir dans vos contenants, classés par région.

Epicerie zero dechet

Une épicerie zéro déchet. Tout (ou presque) peut être acheté en vrac. On pourra également trouver en ligne comment préparer facilement soi-même certains produits : sauces, condiments, tartinades, laits végétaux, etc.

Première recette : Chili au quinoa, par L’établi du Chef

Chili quinoa

Un plat délicieusement épicé où tous les ingrédients cuisent dans la même casserole : qui dit mieux?

Le quinoa et les haricots secs sont de bonnes sources de protéines et de fer. Parlant des protéines, savez-vous que peu importe votre régime alimentaire, vous n’en manquerez jamais si vous mangez varié et que vous consommez suffisamment de calories?

Mes trucs et commentaires :

  • Ce plat se congèle très bien : je n’hésite pas à doubler la recette pour en avoir pour plusieurs repas.
  • Je remplace le beurre (dans la partie « Méthode ») par de l’huile de coco raffinée.
  • Je n’aime pas particulièrement le céleri et j’ai remarqué que c’est un aliment qui était plus souvent qu’autrement gaspillé chez nous. Aussi, j’ai toujours préparé cette recette en l’omettant tout simplement.
  • Pas d’haricots en conserve pour moi. Avant d’aller au lit, je mets la moitié du volume requis d’haricots secs à tremper, dans trois fois leur volume d’eau. Le lendemain, je jette l’eau de trempage, je rince bien les haricots, puis je les fais cuire pendant une heure et demie, dans un grand chaudron, également dans trois fois le volume d’eau. Attention à ne pas couvrir complètement et à retirer l’écume comme elle se forme pour éviter les débordements !
  • Des tomates fraîches coupées en cubes font très bien l’affaire pour une solution zéro déchet. J’allonge alors le temps de cuisson de 20 minutes ou jusqu’à ce que le quinoa soit bien cuit.
  • Comme c’est une recette que fais souvent, je prépare le mélange d’épices en plus grande quantité. Ça me permet de sauver du temps.
  • La finition est une étape facultative, mais j’aime bien ajouter de la coriandre, de l’oignon vert et des quartiers de lime si j’en ai déjà sous la main. Le résultat est un plat entièrement végétalien, faible en gras et cuisiné à très peu de frais.

Deuxième recette : Tofu Général Tao, par La Cuisine de Jean-Philippe

Tofu General Tao

Une interprétation végé d’un plat apprécié par plusieurs : le poulet Général Tao.

Je recommande le site du chef Jean-Philippe Cyr à quiconque souhaite s’initier à la cuisine végétalienne. Ses recettes sont simples et requièrent peu d’ingrédients, deux critères que je recherche. Il faut aussi voir ses vidéos (hilarantes), sous la section « Blog ».

Mes trucs et commentaires :

  • Mettons d’abord une chose au clair : le tofu ne contient pas d’OGM au Canada. Le soya génétiquement modifié est principalement destiné à nourrir les animaux d’élevage #hummm. Dans le doute, on pourra tout de même rechercher un tofu certifié biologique.
  • Je rince et je presse toujours mon tofu avant de le cuisiner. Il se vend des presses à tofu, mais c’est un gadget dont on peu très bien se passer. À la place, j’emballe mon tofu dans un linge à vaisselle propre et je pose dessus une grosse cocotte en fonte (ou un faitout avec du poids dedans) pour au moins 20 minutes.
  • Je n’ai pas encore trouvé de ketchup en vrac, mais les recettes à faire chez soi abondent en ligne. À partir de tomates fraîches ou de pâte de tomates. En passant, la pâte de tomates se congèle : en cuillerées sur du papier parchemin ou dans le bac à glaçons.
  • Je sers le tofu Général Tao avec du riz au jasmin et du brocoli cuit vapeur. La cuisson à la vapeur permet de conserver un maximum de nutriments. Le brocoli aurait également des vertus anti-cancer.
  • Le tofu acheté en vrac se conserve jusqu’à une semaine dans l’eau, dans un contenant hermétique. L’eau doit être changée chaque jour.

Troisième recette : Salade de lentilles, de pommes de terre rôties et d’asperges, par Oh She Glows

Salade lentilles

Cette salade est si bonne que lorsque j’en prépare pour mes lunchs de la semaine, je me surprends à avoir hâte au lendemain à peine ma fourchette déposée !

Les lentilles sont définitivement nos alliées lorsqu’on souhaite perdre du poids. Riches en fibres, elles favorisent la satiété. On sera ainsi moins porté à grignoter entre les repas.

Mes trucs et commentaires :

  • Je préfère de loin les lentilles Du Puy (ou françaises) aux lentilles vertes. Elles sont plus délicates au goût, mais donnent aussi un plus joli résultat dans l’assiette.
  • J’utilise des pommes de terre Yukon Gold (les meilleures !).
  • Si je n’ai pas de moutarde à l’ancienne, je double tout simplement la quantité de moutarde de Dijon.
  • Personnellement, je préfère manger cette salade froide.

BONUS : La meilleure recette de seitan maison, par Baked In

Gyros de seitan

Le seitan est une « viande végétale » très protéinée, grâce à la farine de gluten (la protéine du blé).

Dans la plupart des recettes disponibles en ligne, le seitan est poché dans un bouillon ou à la vapeur. Les commentaires rapportent malheureusement fréquemment un résultat à la texture caoutchouteuse. Aussi, après plusieurs essais infructueux, j’étais vraiment heureuse de découvrir celle-ci, ridiculement simple, où le seitan est cuit au four.

Mes trucs et commentaires :

  • Pour le seitan lui-même, ça s’arrête à l’étape 4. Simple, que je vous disais !
  • La farine de gluten se trouve plus facilement dans les épiceries zéro déchet et dans les marchés d’alimentation santé.
  • La fumée liquide peut être trouvée facilement chez IGA, Metro et Provigo.
  • J’utilise le seitan pour faire des ribs, des fajitas et des gyros.
  • Le seitan se prête très bien à la diversification alimentaire menée par l’enfant. Mon neveu Thomas est d’ailleurs un très grand fan de cette recette.

Sources proteines vegetales

Voilà ! J’espère que j’aurai réussi à vous inspirer avec ces quelques recettes simples et savoureuses.  Si le cœur vous en dit de me laisser un commentaire, je serai heureuse de vous lire!

***

Merci Émilie pour ces recettes pleines d’inspiration! La preuve que l’alimentation végétarienne/végétalienne est loin d’être ennuyante et monotone! Laissez-vous savoir quels sont vos coups de coeur sans viande! Bonnes découvertes!

Les conseils que j’aurais aimé me donner il y a 10 ans

Est-ce que c’est l’idée de devenir bientôt mère qui me rend nostalgique? Ou bien le fait que j’ai récemment dû fouiller dans les 8 millions de photos de mon enfance pour faire un carrousel de photos pour l’anniversaire de ma mère? Ou juste mon penchant naturel pour faire briller mes souvenirs et me rappeler du bon vieux temps? Je ne sais pas!

Mais j’ai beaucoup pensé dernièrement à mes années de vie pré-perte de poids. Et èa ce que j’aurais aimé faire de différent, si on m’en donnait la chance.

J’ai commencé à avoir des problèmes de poids vers l’âge de cinq ans, si je me fie à mes photos d’école de maternelle. Avant ça, je crois que j’étais pas mal dans la moyenne des bébés/ti-poutes avec leur gras de plis de coudes et leur petite bedaine de lait.

Bébé

Ma petite face dans un beau décor à la mode du temps (le brun fera-t-il un jour un retour avec cette magnitude? On en doute…)!

Mais déjà en maternelle, j’étais parmi les plus gros. Et ça s’est empiré avec le temps. La vie dans la cour d’école n’était pas toujours très tendre pour la petite grosse que j’étais. Les enfants ont le don de picosser là où ça fait mal. Et quand tu es obèse, c’est assez facile d’identifier où picosser pour les petits tannants. Mais ma vie n’était pas misérable pour autant. Je n’étais pas exactement victime de bullying, juste de mauvaises blagues qui pinçaient dans mon estime de moi. Je me rappelle que j’ai souvent souhaité être mince. Quand je soufflais les chandelles de mon gâteau de fête ou quand fallait faire un vœu parce que j’avais dit le même mot en même temps que ma petite copine de classe.

Mais je ne savais pas comment je pourrais perdre du poids. Bien évidemment, à 8 ans, j’étais assez démunie sur la question. J’avais l’impression que notre corps nous était attribué et qu’on n’avait pas le contrôle sur la chose. « Ha oui, la p’tite Bruneau… tiens, vlà ton gabarit. Désolé, c’est le seul qui reste. Non, on peut pas le changer. » Lire la suite

Truc du mois : les boissons sans alcool

Pour le mois de mars, j’ai pensé vous offrir un texte qui combine mes deux préoccupations du moment : la gestion du poids et la gestation.

A fortiori, il n’y a pas grand parallèle à faire entre la grossesse et la perte de poids. Vite de même, on pourrait même penser qu’elles sont à l’opposé du spectre. À un bout du spectre, la job du corps est de prendre du poids pour assurer le développement d’un mini-humain et on a très peu de contrôle sur le processus. À l’autre, on essaie d’encadrer le poids, de le faire aller dans la direction désirée.

Mais quand on y songe bien, il y a quand même quelques similarités.

Même si certains voient la grossesse comme un moment « all you can eat » où on laisse tout aller et on se gave de peu importe ce qui nous fait envie, dans la réalité, on comprend que se nourrir de Fritos et de Billots roses n’est pas super optimal ni pour la maman ni pour le petit passager. C’est donc une bonne idée de choisir judicieusement nos gâteries et de s’assurer que notre alimentation n’est pas une cabane à sucre permanente.

Et une bonne façon de garder le contrôle sur les calories inutiles (ou peu productives) est de garder un œil sur ce qu’on boit, un conseil qui est super valide quand on veut aussi perdre du poids ou le  maintenir.

Évidemment, ce qui aide beaucoup enceinte, c’est qu’on renonce à l’alcool. Pour ma part, c’est la source principale de mes calories liquides quand je ne suis pas en train de manufacturer de l’humain.

Mais attention : sans alcool ne veut pas dire sans calories, bien au contraire. Dans un rhum and coke, ce n’est pas surtout l’alcool qui fait du tort au budget calorique…

Comme toujours, n’écoutant que mon grand cœur, j’ai décidé de payer de ma personne et de tester les options sans alcool qui s’offrent à nous, enceinte ou pas Et voici donc mes meilleurs choix quand on veut prendre le virage faible en calories et sans alcool, mais quand même bon en bouche. Lire la suite

La grossesse, c’est comme une Infopub

Pour la première fois de ma vie, je suis enceinte. Pour moi, ça fait aussi bizarre que de dire pour la première fois de ma vie, je vis sur Mars.

Quand j’annonce aux gens que je connais que j’attends un bébé, c’est toujours une effusion de sentiments positifs. Tout le monde est heureux. Tout le monde trouve que c’est le best qui peut t’arriver. Même ceux que je ne connais pas tant que ça. C’est comme la meilleure nouvelle que j’ai jamais apprise à personne, je pense que je pourrai jamais topper ça : prix Nobel, Oscar, gagnante de la Poule aux œufs d’or, personne ne sera jamais aussi heureux pour moi qu’en ce moment.

Et tout le monde te couvre d’attention, tu deviens le centre d’intérêt, la source de mille attentions. Tout à coup, tout le monde veut prendre soin de toi, t’éviter du trouble, te laisser te reposer. Et le changement se fait instantanément. Une minute avant de partager ta nouvelle, tu cordais du bois avec le voisin. La seconde où tu lui apprends que t’es enceinte, tu te retrouves assise avec un verre d’eau pétillante à la main et quelqu’un te fait du vent avec une grande plume d’autruche.

C’est aussi un beau moment parce que tout est nouveau. À chaque étape, t’apprends quelque chose sur la production d’un être humain, sur ton corps, sur toi-même en tant que personne aussi. Tu te poses des questions que jamais t’aurais pensé te poser : est-ce que j’ai une opinion sur les chauffe-lingette par exemple? Tu découvres ton partenaire de vie sous un autre angle.

Bref, c’est excitant une grossesse. Et il y a beaucoup de femmes qui adorent être enceinte. Mais, comme pour n’importe quelle expérience humaine, ce n’est pas parfait. Et je réalise qu’on a BEAUCOUP tendance à idéaliser la grossesse. À en faire l’Expérience par Excellence pour une madame.  Lire la suite

Comment se motiver à être actif

J’ai toujours été l’antithèse du sport. D’aussi loin que je me rappelle, l’activité physique était synonyme de souffrance pour moi. Ou d’ennui. Ou de torture. Mais certainement pas de plaisir. Ni de loisir.

J’ai grandi dans les belles années du ballet jazz. Quand j’avais cinq ans, ma mère a donc décidé de me gréer d’un léotard rose et de legwarmers assortis et de m’inscrire au centre de loisirs local pour un cours à la saveur du moment.

Misère.

Je pense que j’ai toffé un gros 5 minutes. Incluant les réchauffements. Tout ce que je me rappelle de l’expérience, c’est la douleur. Mes micro-jambes de 5 ans chignaient solide face à cette nouvelle activité. J’ai pleuré. On m’a escorté à l’extérieur du cours. Fin de ma carrière de ballet jazz.

Puis, rapidement, mes problèmes de poids sont apparus. Aussi tôt que les premières années du primaire. Et le sport est devenu pour moi une source de stress. Je devrais dire : les cours d’éducation physique. Car je ne faisais aucun sport à l’extérieur de ce contexte. J’étais obsédée par le jugement des autres, je n’étais pas très bonne dans quoi que ce soit, je me fatiguais vite. Bref, mes années de primaire et de secondaire ont été consacrées à trouver des bonnes raisons pour skipper les cours de sport. Avec un taux de réussite assez élevé.

Donc, on ne peut vraiment pas dire que la pratique d’une activité physique est un penchant naturel chez moi. C’est pas mal de l’acquis et non de l’inné. J’ai développé un plus grand intérêt pour l’activité physique en même temps que j’ai progressé dans ma perte de poids. Évidemment, il y a une grande corrélation entre les deux. Plus on est en forme, plus c’est facile de faire du sport.

Et bien sûr, l’activité physique contribue à la perte de poids.

Raquette

La découverte d’un nouveau sport grâce à la perte de poids!

Maintenant (ou je devrais plutôt dire « en ce moment » parce que rien n’est jamais acquis pour de bon dans la catégorie perte de poids), je me considère comme relativement active. Je vais au gym trois fois par semaine, et mes entraînements sont intenses. Je peux sans problème différencier un squat d’une fente d’un développé couché, un kettle bell d’une haltère d’un barbell. Qui l’eut cru? Je marche régulièrement un parcours qui inclut des forts déclinés et des longs escaliers, je profite de mes pauses de dîner pour faire des promenades, je privilégie le transport actif, etc.

Bref, l’activité physique fait partie de ma vie. Et ce n’était vraiment pas gagné d’avance, compte tenu d’où je suis partie. Lire la suite

Le truc du mois : des muffins maison!

Récemment, j’ai eu le goût de varier mes collations. J’étais un peu tannée de la formule cottage/yogourt grec + fruits et ses autres variantes. J’avais le goût de quelque chose de moelleux. De satisfaisant. Quelque chose qui feelerait comme une gâterie.

Chaque fois que je passais devant la cafétéria du bureau, je zyeutait le rack à muffins. Ils me semblaient mille fois plus appétissants que ma canne de thon et mes clémentines. Funky. Délicieux. Full de sucre. Full de gras. L’équivalent d’un Jos. Louis mais avec un ptit aura de santé ben fake.

Je n’ai pas acheté de muffins de la cafétéria. Come on, je suis plus fiable que ça! Mais je savais qu’il fallait que je fasses quelque chose, sinon je finirais par partir avec un de chaque et me les clancher au complet entre le déjeuner et le dîner. Tsé, plus t’ignores quelque chose, plus son appel se fait pressant. Désolée si ça vous fait penser à votre ex…

Mais j’ai quand même répondu à l’appel du muffin! Je me suis mise à la recherche de recettes de muffin « santé », c’est-à-dire faibles en sucre, avec de la fibre, sans ingrédients douteux (chipits ou autres diableries) et du goût.

Une tâche pas simple, il s’avère. Il existe beaucoup de recettes qui s’affichent « santé » sans qu’on comprenne bien pourquoi. Parce qu’il y 2 carottes dedans? Oui, mais y a aussi 3 gallons d’huile…

Et il avait aussi une préoccupation pour le goût. Après tout, j’étais à la recherche de muffins funky décadents fondants dans la bouche qui allaient me faire oublier mes Némésis de la cafétéria… Donc, idéalement, fallait qu’il y ait du plaisir dans le palais et pas un goût de carton qui a passé 8 mois dans le congèle.

Pas simple, mais pas impossible! Je vous propose ici deux options très valables pour une collation ou pour compléter votre petit-déjeuner (n’oubliez pas la protéine du matin pour les accompagner!). Ils sont raisonnablement caloriques, ne contiennent aucun sucre ajouté, ils sont pleins de goût et m’ont permis de filer quelques heures sans avoir re-faim. Et ils se congèlent très bien!

Vous m’en donnerez des nouvelles! Lire la suite