Combiner les plaisirs de l’été et la perte de poids : un rêve atteignable!

C’est un fait que ça a toujours été plus facile pour moi de perdre du poids – ou de ne pas en prendre – pendant les mois plus frais. Il y a quelque chose dans l’été qui titille mes envies d’excès. Pour moi, les plaisir de l’été sont nombreux : cocktail sur la terrasse, bière d’après-midi, hot dogs sur le barbecue, crème glacée molle, escapade gourmande, brunch sur le patio, petit verre de rosé…

Cependant, je dois dire avec fierté que j’ai continué à perdre du poids l’été dernier et que je peux jusqu’à maintenant affirmer que je réussis à maintenir cet été.

M’est donc venue l’idée d’écrire un guide de survie de l’été (verre de rosé à la main, bien sûr!).

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Maintenir un horaire régulier pour les heures de repas

Ok, c’est les vacances. On se couche plus tard, on se lève tard, on fait de la route, on tchille sur une plage, bref l’horaire de 9 à 5 prend le bord!

Mais pour ma part, j’essaie de maintenir un horaire habituel pour les repas. Dans la vie de tous les jours, mes repas sont assez prévisibles. Petit-déjeuner environ une heure après le lever, collation d’avant-midi, dîner vers midi, collation d’après-midi, souper entre 18h et 19h et ciao bye!

C’est l’horaire qui marche pour moi.

Donc, pendant les vacances, je continue comme ça. Ça m’aide à ne pas être trop affamée, à maintenir un certain contrôle sur mes envies et à décliner une offre alléchante si ça ne tombe pas dans un moment de repas.

Pain sandwich

Prévoir les occasions d’excès

Épluchette de blé d’Inde, réunion de famille, party piscine, camping, etc. : la belle saison est propice aux activités festives qui requièrent bonne bouffe et consommations alcoolisées.

Lorsque je sais qu’une occasion spéciale arrive et que je risque de profiter des bonnes choses de la vie, peut-être avec un peu plus d’enthousiasme que d’habitude, je m’arrange pour que les autres repas de la journée soient plus légers. De cette façon, ça me donne un peu de lousse pour profiter de l’activité tout en sachant que je ne suis pas en train de saboter mes efforts.

 Faire les choix qui nous rendent heureux

J’aime beaucoup voyager et découvrir du pays. Pour moi, un aspect très important des voyages est de découvrir la bouffe locale. Le McDo à l’étranger,  aucun intérêt.

Je sais que quand je voyage, je vais probablement dépasser mon budget calorique. Mais c’est un choix assumé. Et je sais qu’au retour, je vais reprendre mes bonnes habitudes et ne pas transformer un voyage d’une semaine en une dérape de 6 mois. Se permettre de profiter des bonnes choses de la vie, c’est important.

Alors, je me pose la question : « Qu’est-ce qui va m’apporter le plus de plaisir? » ou   « Qu’est-ce qui va le plus me manquer si je m’en prive? ». Et je fais mes choix en conséquence.

Et ce n’est pas parce que je suis en voyage que TOUT est spécial, donc j’essaie quand même de choisir intelligemment sur quels aliments/boissons je vais investir mon budget. Des frites, je peux en manger n’importe où dans le monde. Du haggis ou des pupusas, moins certain.

La même logique s’applique à la maison. L’été, on dirait que tous les repas sont susceptibles d’être over the top. D’où l’importance de bien se connaître pour faire les choix qui nous rendent heureux.

L’idée c’est qu’on n’est pas obligé de tout sacrifier pour perdre du poids ou le maintenir. Mais on n’est pas obligé de manger la maison au complet pour profiter de l’été…

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Continuer d’être actif

Le beau temps, ce n’est pas juste pour faire du barbecue!

L’été, je continue d’aller au gym et j’essaie d’être plus active tous les jours pour compenser légèrement les petits plus alimentaires. Et pour profiter du dehors. Win-win!

Quand je voyage, un de mes grands plaisirs est de me lever tôt et d’aller faire une belle grande marche avant le déjeuner. Je découvre du pays, j’ai la place pour moi toute seule, je m’imprègne de l’endroit et je me fais de super beaux souvenirs. Et quand je reviens de ma ballade, j’ai toujours plein de choses à raconter à mon chum. À son grand désarroi de gars « pas du matin »!

Et vous, quels sont vos trucs pour profiter de l’été?

Le tofu : la star du barbecue!

J’adore le soya en général. Le lait de soya, les bines, le miso, la sauce soya, le tempeh et le tofu. Et tous les produits qui n’ont pas encore été inventés. Vous dites soya, je dis « go ».

Mais je pense que mon produit dérivé du soya favori est le tofu. Je mange du tofu plusieurs fois par semaine. J’achète mon tofu au Costco. C’est pour moi l’équivalent du poulet, mon autre viande blanche. Et je ne suis même pas végétarienne.

Le tofu a longtemps été un aliment duquel on aimait rire. Un peu comme la défunte Crème Budwig. Ou est-ce que la Budwig existe encore? Faudrait creuser… On associait le tofu à « manger des graines » ou à un mode de vie un peu hippie-granole. Le tofu avait la réputation de goûter… ben rien. Et d’avoir la texture du caoutchouc.

Aujourd’hui, le tofu est de plus en plus mainstream. Tout le monde en a déjà mangé «un moment donné» avec plus ou moins de bonheur, et on le retrouve de façon régulière au menu de plusieurs restos.

Mais il reste que c’est rare que le tofu soulève l’enthousiasme. Genre personne ne s’excite trop à l’idée de manger du tofu. La phrase «À soir, j’me gâte, j’me fais un bon tofu» n’est pas entendue souvent.

Et pourtant!

Je pense que son problème principal à mon tofu chéri, c’est que la plupart des gens ne savent pas trop quoi faire avec. Et c’est là qu’on se met à se casser la tête à trouver des recettes tofu-friendly… Et il y en a plein : Ricardo fait du tofu, Di Stasio, Stefano, Louis-François Marcotte, même un chef à la cabane!

Et tout ça, c’est très bien. Mais je pense qu’on se casse trop le bécik avec le tofu. Et que ça ne devrait pas être l’aliment qui demande le plus d’efforts à préparer.

Surtout qu’avec la belle saison, le tofu est la star du barbecue! Le tofu est à peu près l’affaire la plus simple, la plus rapide et la plus délicieuse sans effort à préparer sur le barbeque.

Voici donc ma recette de tofu des soirs de semaine pressés où on a quand même le goût de starter le BBQ et de profiter de l’été. Je devrais travailler sur un titre plus court… Tofu BBQ, alors?

Ingrédients

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Tofu BBQ : une recette à deux ingrédients!

Pour 4 portions :

  • 1 brique de tofu extra-ferme (450 g/1lb)
  • 1 bouteille de sauce BBQ au choix (Si on veut se la jouer gourmet, on peut faire un mix de deux sauces, tel qu’illustré sur la photo. Mais la Kraft à 1$ fait parfaitement la job. Non, je ne suis pas commanditée par Kraft.)

Étapes

  1. Faire chauffer le BBQ à feu élevé
  2. Couper le tofu en tranches assez épaisses (8-10 tranches)IMG_0083
  3. Badigeonner les 2 côtés des tranches de tofu de sauce barbecueIMG_0085
  4. Mettre le tofu sur la grille du bas du barbecueIMG_0086
  5. Faire griller le tofu 5-6 minutes de chaque côté, jusqu’à temps que les tranches soient bien grillées et la sauce un peu caraméliséeIMG_0089
  6. Servir avec des brochettes de légumes, du riz, une salade estivale (ou vraiment, avec ce qui vous branche le plus!)

 

Et voilà, plus simple que ça, c’est pas possible! Bon tofu!

Gérer sa garde-robe pendant une perte de poids

L’année dernière à peu près à la même date, je finissais ma perte de poids. Enfin, je ne savais pas encore que je la finissais, parce que j’étais à dix livres de mon objectif. Mais mon corps avait décidé pour moi. La balance ne bougerait plus.

Et donc, après avoir perdu 72 livres, j’ouvrais mon garde-robe (le lieu) pour constater que ma garde-robe (le concept) était inexistante. Au printemps 2015, je pesais 200 livres. J’avais remisé mes vêtements dans un bac de plastique en espérant qu’ils ne me feraient plus du tout au printemps 2016.

Souhait réalisé!

Mais je faisais face à un autre genre de problème : je me retrouvais avec plus rien à me mettre. Pas le genre de plus rien à me mettre où le garde-robe est plein d’options mais qu’elles ne te tentent pas, t’es tannée de les voir, t’as besoin de changement, donc t’as plus rien à te mettre.

Nenon. Plus rien à me mettre du genre : ma seule paire de pantalons est deux tailles trop grandes et ce sont des corduroy. Pas chic pour l’été. Du genre : tous les hauts que j’ai ont l’air d’avoir appartenu à une grande sœur qui mesurerait 8 pieds 4.

C’est là que j’ai réalisé que la perte de poids (ou en fait, tout changement que subit notre corps) a un impact financier bien réel.

En perdant 70 livres, j’ai dû changer plusieurs fois de taille de vêtements. Je suis passée d’une taille 18 (1X) à une taille 10 (M) en 18 mois. Un heureux problème, me direz-vous. Mais un problème quand même quand t’es pas l’héritière Hilton.

Grosso modo, chaque 10 livres perdues signifiait une nouvelle taille de vêtement. Dans le chapitre des « bizarre mais vrai », même mes souliers sont éventuellement devenus trop grands. Même certains bijoux. Et que dire des sous-vêtements…

Alors j’ai dû développer quelques trucs pour minimiser l’impact financier de ma perte de poids. Et, le cœur sur deux pattes que je suis vous partage aujourd’hui ce qui m’a permis de ne pas trop irriter la banque pendant mon cheminement.

Avant d’aller au magasin

Ne pas péter sa coche. Résister au besoin de refaire sa garde-robe à chaque fois qu’un vêtement est trop lousse. Étirer le plus possible le moment où on n’a pas le choix de remplacer un vêtement. Et ne pas dévaliser le centre d’achats. Rebâtir sa garde-robe petit à petit pour éviter d’avoir à refinancer la maison. Choisir seulement quelques morceaux indispensables. Même si on est arrivé à notre objectif final. Même si on veut que les gens remarquent notre nouveau body.

Choisir les bons vêtements. Avant ma perte de poids, je ne comprenais pas l’idée d’un pantalon à taille élastique. Y a-tu quelque chose qui empêche quelqu’un de monter un zipper dans la vie? C’est tu si fatigant que ça pour qui que ce soit? Je me posais la question sur la nécessité de la chose.

Mais pendant ma perte de poids, j’avoue avoir trouvé cette option très pratique, car les pantalons me faisaient beaucoup plus longtemps.

La robe est aussi devenue mon alliée. Facile à cintrer avec une ceinture quand elle devient trop grande, pas compliquée à altérer par une couturière, moins cher d’acheter de nouveaux collants que de nouveaux pantalons quand ils deviennent trop grands… Bref, beaucoup d’avantages.

La coupe du vêtement qu’on choisit a aussi de l’importance. Si on choisit des vêtements qui se portent plus amples et non ajustés, ils pourront être portés plus longtemps. Sans non plus jeter son dévolu sur les djellabas, y a quand même des limites!

Faire altérer ses vêtements trop grands par une couturière. Ou le faire nous-mêmes, si on a ce talent! Des fois, une petite couture bien placée peut faire faire un autre bout de chemin à un vêtement devenu trop grand.

Miser sur les accessoires. Ouais, ça peut être déprimant de porter les mêmes vêtements jour après jour après jour. On ne se sent pas full diva mettons… C’est là que les accessoires prennent toute leur valeur. Un foulard, des bijoux ou un sac à main ne deviendront pas trop grands avec la perte de poids. Et ça permet de jazzer nos tenues, en plus de satisfaire le besoin de retail therapy quand il se présente. Et comme on dépense moins sur le vêtement, on peut se permettre de se gâter un peu plus sur l’accessoire!

Acheter judicieusement. Si l’on sait que l’on va continuer à perdre du poids, une bonne stratégie est de choisir un vêtement qui est juste un peu trop ajusté à l’achat. L’inconfort sera de courte durée puisqu’on perdra du poids anyway. Et de cette façon, il nous fera plus longtemps.

Miser sur les essentiels. Pendant ma perte de poids, je n’avais qu’une paire de pantalons pour le travail, une paire de jeans, quelques hauts, une ou deux robes, deux soutien-gorge et une dizaine de petites culottes. C’était comme vivre en voyage tout le temps! Est-ce que je faisais du lavage comme si ma vie en dépendait? Yup! Mais ça m’évitait de dépenser inutilement en vêtements qui ne me serviraient qu’un court laps de temps.

Quelques idées pour se procurer des vêtements à moindres coûts

Bon, on a beau suivre ces conseils à la lettre, un moment donné, le pantalon nous descend aux genoux ou la poitrine est perdue dans le fin fond du soutien-gorge qui se ramasse à ne plus soutenir grand-chose… Alors il faut bien remplacer quelques morceaux par ci par là.

Acheter des vêtements usagés via les petites annonces

Quand j’ai dû passer de la taille XL à la taille L, je me suis tournée vers Kijiji. Y a tellement de choses à vendre là-dessus, pourquoi pas des vêtements. J’ai déjà moi-même vendu des Swiffer Sweepers, croyez en vos rêves!

Ça ne me tentait pas par contre de retontir chez une quidam pour essayer du linge dans son salon, alors j’ai acheté un lot de vêtements. Il y avait une liste détaillée de ce que j’achetais (vêtement, taille, marque) et des photos. J’ai aussi contacté la personne qui vendait pour savoir si le tout était en bon état et quelle était la raison pour laquelle elle s’en défaisait.

J’ai payé environ 45$ pour une vingtaine de morceaux. J’avoue que je n’ai pas tout conservé, et que quelques vêtements avaient connu des jours meilleurs du temps de Milli Vanelli. Mais j’ai quand même récupéré une dizaine de pièces. Et le tout m’a permis d’atteindre la taille M avant d’aller refaire ma garde-robe au magasin.

 La friperie entre amies

C’est vraiment la façon la plus sympathique de trouver des vêtements pas chers. Et en plus, c’est écolo et super tendance! Je l’ai fait deux fois depuis la fin de ma perte de poids. Et à chaque fois, j’ai été très heureuse du résultat.

Comment on organise ça, une friperie entre amies? On réunit quelques amies qui ont des vêtements ou des accessoires encore en bon état qu’elles souhaitent échanger. Personnellement, j’aime bien en faire un prétexte pour bruncher entre amies et boire quelques mimosas.

Avant de commencer, on s’organise :

  • Classer par grandeurs ce qui est offert en échange, soit sur des cintres ou sur des tables pour que tout le monde puisse voir ce qui est offert.
  • Prévoir un endroit où les participantes pourront essayer leurs trouvailles.
  • Limiter le nombre d’items que chaque personne peut apporter pour échanger car ça peut vite devenir ingérable. Un maximum de 5-6 items par personne est bien raisonnable.

Quand on a bu assez de mimosas pour commencer :

  • Choisir (préférablement au hasard) l’ordre dans lequel les participantes vont aller « magasiner » leurs nouveaux items.
  • S’entendre sur une limite d’items qui peuvent être réclamés à chaque tour (1 à 3 selon le nombre total).
  • Procéder jusqu’à temps que chacune ait entre les mains le même nombre de nouveaux items que ce qu’elle a apporté pour échanger.
  • S’il y a des items non réclamés, les participantes qui les ont amenés les rapportent ou on les offre à un comptoir vestimentaire.

Je le redis, c’est une activité vraiment trippante à faire!

 La friperie régulière

J’avoue ne pas avoir exploité ce filon pendant ma perte de poids. Je ne suis pas une grande fan de magasinage et encore moins une grande fan de fouiller pendant des heures pour trouver LA patente que je cherche. Je pogne l’air bête assez rapide dans les deux cas.

Mais de plus en plus, les friperies se donnent des airs de boutiques et il y en a plusieurs qui ont de belles vitrines et un système de classement qui ne rend pas fou.

Il y en a d’ailleurs de belles dans ma basse-ville et j’ai un goût grandissant d’aller y faire un tour, même si je ne suis plus en perte de poids. On s’habitue à ne pas payer cher pour des vêtements finalement!

Pour les occasions spéciales : la location de vêtements

Pendant une perte de poids, la vie ne s’arrête pas. Probable qu’on aura un mariage, une graduation, un entretien d’embauche, un party de Noël chic, etc… Et on fait quoi quand on veut être swell mais qu’on sait très bien que la belle tenue qui nous fait envie ne nous fera pas pour la prochaine occasion spéciale?

On loue au lieu d’acheter!

C’est une option qui ne m’est jamais venue à l’esprit pendant que je perdais du poids… soupir! Mais, c’est une tendance de plus en plus à la mode et répandue. En faisant un peu de recherche sur les interwebs, j’ai trouvé de multiples entreprises qui offrent ce service un peu partout au Québec.

Béatrice, l’inspirante auteure du blogue Eille la cheap, nous parle de son expérience de location de vêtements et d’accessoires dans cet article. D’ailleurs, je vous recommande chaudement ce blogue que je lis moi-même avidement. C’est une mine d’information pour tous ceux qui veulent combiner l’attitude « living large » avec une saine gestion du portefeuille.

L’amie qui vous veut du bien

J’ai eu la chance de pouvoir compter sur la générosité des gens de mon entourage qui ont pensé à moi et m’ont donné et/ou prêté des vêtements pendant que j’étais en perte de poids. À chaque fois, c’était comme Noël avant le temps!

Certes, il s’agit d’un élément sur lequel on n’a aucun contrôle et on ne peut pas faire le tour des garde-robe de notre entourage pour récupérer des vêtements. Mais, il ne faut pas avoir peur de dire qu’on est en perte de poids et de partager notre souci d’avoir à refaire constamment sa garde-robe. Ça pourrait tomber dans une oreille bienveillante!

J’en profite d’ailleurs pour remercier ces gentilles personnes qui m’ont aidée à améliorer ma garde-robe pendant ma perte de poids et même maintenant, j’ai beaucoup apprécié votre beau geste.

5 raisons d’aimer son corps

Je reviens à peine d’un voyage de deux semaines dans les Europes. Une semaine à Paris et une semaine à Londres en compagnie de ma maman, pour qui c’était son premier voyage. Une expérience fabuleuse. J’ai passé du temps de qualité avec ma chère maman, nous avons découvert des facettes inconnues l’une de l’autre, nous nous sommes fait de beaux souvenirs, nous nous sommes rempli les yeux. Que du positif.

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Ma mère et sa fille préférée!

En bonne milléniale attardée (je n’ai pas l’âge d’une milléniale, juste l’attitude!), j’avais hâte de voir nos photos et d’en partager quelques-unes sur les Interwebs.

Mais en regardant mais photos, j’ai de la misère à voir mes beaux souvenirs… Je sticke sur mes bourrelets, sur le déséquilibre de ma silhouette, mon double menton… Je me dis que ça ne paraît pas tant que ça, ma perte de poids. Que j’aurais encore beaucoup de poids à perdre pour être satisfaite de mon apparence. Si seulement je pouvais me débarrasser de ces foutues dix dernières…

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Bref, je réalise que je manque un peu d’indulgence avec moi-même. Et ça m’achale. Parce que j’aimerais ça que ça ne soit pas important pour moi, mon apparence. Et surtout, j’aimerais aimer mon corps.

Il y a un beau mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur dans le domaine de la santé et du bien-être : le body positivity. Pour l’expliquer tout croche et trop rapidement, le mouvement invite à la diversité corporelle dans les médias et à voir la beauté de tous les types de corps : du plus mince au plus rond, du plus roux au plus blond. Ça rime, c’est le best.

L’idée est qu’on devrait aimer notre corps et ne pas penser qu’il est moins beau ou qu’il a moins de valeur qu’un autre juste parce qu’il est différent.

Et je trouve ça juste super.

Mais, comment on fait pour aimer notre corps?

Ouf, THE question! Aimer est un grand verbe. Aimer veut dire sans condition, peu importe ce qu’il advient, jusqu’à ce que la mort nous sépare, etc.

Je pense que mon corps et moi, on est de bons amis. On aime être ensemble, mais des fois on se tape sur les nerfs. Des fois, il me trahit. Des fois, je prends des décisions qui lui font mal. Je ne pense pas toujours à lui en premier quand je fais des choix. Et des fois, il me cache des choses. Bref, c’est compliqué notre relation!

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Alors, j’ai décidé de réfléchir. Et de trouver des bonnes raisons de l’aimer, une fois pour toutes!

Il me mène du point A au point B

Je suis exceptionnellement chanceuse. Quand je veux aller à quelque part, mes jambes m’y mènent. Quand je veux aller au gym, faire ma routine, mon corps me suit. Quand j’ai un projet, j’ai la capacité de le réaliser.

Ça peut sembler new age psycho-pop à 5 cennes ou Astro Mag, mais de n’avoir aucune limitation physique est une chance que je ne reconnais pas assez souvent.

Il fait des choses extraordinaires

Sans que j’y pense, mon corps respire, digère, répare des affaires, produit de l’urine, etc. Il pourrait même manufacturer un être humain, bon sang!

C’est une machine intelligente, qui n’a pas besoin que je lui rappelle quoi que ce soit pour le faire. Une chance d’ailleurs, parce que ça ferait un bout de temps que j’aurais arrêté de respirer… Probablement la première fois que j’aurais vu une boîte remplie de chatons!

Il est le témoin de ma vie

Ok, mon corps est tout croche. Et la perte de poids n’a pas vraiment aidé.  Avant j’avais des grosses cuisses parce que mon poids s’accumulait à cet endroit. Maintenant, elles ont toujours la même shape parce que ma peau n’a pas rapetissé avec ma perte de poids. C’est weird et je n’aime pas ça.

Mais, d’un autre côté, ça me rappelle d’où je viens, ce que j’ai accompli, les efforts que j’ai faits. C’est mes blessures de guerre, quoi!

J’ai aussi une cicatrice qui me rappelle la fois où j’ai fait de la lasagne pis je me suis brûlée l’avant-bras sur l’élément du four. Ouin, mon corps ne se rappelle pas juste des moments édifiants de ma vie. Ni des plus importants….

C’est le seul que j’ai…

Je peux faire des plans pour le changer, lui faire prendre ou perdre du poids, le modifier chimiquement ou chirurgicalement, mais au moment où j’écris cet article, je n’ai qu’un seul corps. Avec ses qualités et ses défauts. Et ça ne sert à rien d’attendre que mon corps soit arrivé à un certain poids, ait une certaine silhouette ou un certain look pour l’aimer. Maintenant est le meilleur moment!

Là tout de suite, mon corps m’accompagne et me permet de chanter, manger, danser, dormir entre mon petit chat et mon bel homme, voyager, rire… Il pourrait être différent, mais est-ce que ça veut dire mieux?

…et il a besoin d’amour

Dans ma tête, je pèse encore 230 livres. Même après un an à 155. Des fois, je vois ma réflexion dans un miroir ou dans une vitrine et je ne me reconnais pas tout de suite. Je suis un peu comme une perruche qui pense qu’elle a un ami parce qu’on lui met un miroir dans sa cage…

Pourquoi c’est important? Parce qu’avant que je réalise que c’est moi que je vois (oui, je finis par clutcher quand même!), je n’ai pas d’opinion sur la fille dans la vitrine. Je ne la trouve ni trop grosse, ni difforme, ni bizarre… C’est juste une dudette qui passe par là.

Et je réalise qu’on devrait toujours être comme ça. Se regarder comme on regarde un étranger. Parce qu’on est beaucoup plus intransigeant avec soi-même qu’avec les autres. On est souvent capable de reconnaître la beauté chez les autres mais pas tant chez nous.

Et je demande donc, pourquoi ne pas faire comme Gerry le chantait et se voir avec les yeux du cœur?

Je vais re-regarder mes photos, et essayer fort!

Mais en attendant, j’ai comme le goût de crinquer le volume et de laisser Gerry m’inspirer. Aujourd’hui, je vois la vieavec les yeux du coeur

Que faire en cas de dérapage?

Ça y est, c’est arrivé. J’ai perdu le contrôle. Quelque part à la fin janvier. Ça a été l’anniversaire de mon chum. Et on a fêté en grand sur plusieurs jours. Et le journal alimentaire a pris le bord. Et mes bonnes habitudes aussi.

La semaine qui a suivi, j’ai glissé sur la pente de l’excès. Y a comme une switch qui s’est allumée et je me suis redécouvert un grand intérêt pour le dessert et l’alcool et la bouffe réconfort. Et un intérêt disons mitigé pour le gym et le contrôle des portions.

J’ai fini la semaine avec 3 500 calories de trop à mon budget. Ba-zing!

J’ai fourré les breaks. Mais ça a pris du temps avant que je puisse m’arrêter. J’ai eu un peu peur même. Plus de peur que de mal : je n’ai pas pris de poids après cette semaine hors-bilan. Mais ça m’a fait réfléchir. On fait quoi quand on a l’impression qu’on n’a plus le contrôle?

Récemment, ça m’est arrivé à plusieurs reprises que quelqu’un me mentionne que perdre du poids, c’est un peu comme arrêter de boire. Le même challenge. Dans un sens, c’est bien vrai. Dans les deux cas, on abandonne quelque chose qui nous donne beaucoup de plaisir mais qui a un effet néfaste sur notre santé. Et qui a aussi une très grande emprise sur nous.

Mais il y a une différence très importante entre les deux. Je ne peux pas complètement arrêter de manger, comme un alcoolique peut complètement arrêter de boire. Un moment donné, il faut que je m’adonne à mon plaisir. Surtout dans mon cas, genre cinq fois par jour.

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Le visage du contentement : moi et de la bouffe!

Oui, j’ai faim dans la vie. Ça me prend trois repas par jour et deux collasses. Sinon, je deviens plus agressive qu’un raton laveur qui a senti un restant de sandwich dans une poubelle.

Je n’aime pas penser à mon problème de poids en termes de dépendance. Mais c’est vrai que la bouffe a déjà eu un grand pouvoir sur moi. Y a eu des moments quand j’étais jeune où j’attendais que tout le monde dans la maison soit couché pour dévaliser le frige et le garde-manger. J’ai déjà dit la phrase : «Supersize it», au McDo, aux États.

Quand j’ai commencé ma perte de poids, j’avais toujours l’impression que j’étais à une mauvaise décision de me ramasser en train de manger la maison au complet. J’étais effrayée des activités sociales parce que j’avais toujours peur de shirer et de perdre le contrôle sur ce que j’allais ingérer. Comme si le fait de faire des excès pendant un repas allait me remettre sur le chemin de la dérape éternelle. Celle qui s’arrête ou pas au bout de 50 livres.

Je ne réalisais pas que c’était toujours moi qui avais le contrôle. Et je suis contente, je l’ai appris grâce à ma débandade du mois de janvier.

Et, bonne nouvelle : c’est vraiment à la portée de tout le monde!

Alors, concrètement, on fait quoi pour reprendre pied après une dérape?

Mettre les choses en perspective

Même si on dérape solide, ce n’est physiquement pas possible de prendre plusieurs livres à cause d’un seul repas. On se rendrait malade bien avant de pouvoir ingérer assez de calories pour le faire.

Même si la balance dit le contraire le lendemain matin, pas de panique, Monique! Avant de conclure que tous nos efforts sont à mettre à la poubelle, avant de tirer la balance au bout de ses bras, il faut peser sur pause et analyser les choses rationnellement.

Mathématiquement, il faudrait manger et/ou boire 3 500 calories de trop en une journée pour prendre une seule livre. Méchant défi!

Manger de la scrap trop salée, ne pas boire assez d’eau, boire de l’alcool, avoir encore l’estomac plein : tout ça a un impact sur le poids affiché par la balance.

En buvant de l’eau, en reprenant nos bonnes habitudes, en bougeant un peu, le poids revient à la normale rapidement.

Éviter la mentalité du tout ou rien

À mon humble avis de scientifique de salon, la mentalité du tout ou rien est probablement la raison première des dérapes. Cette mentalité s’installe quand on se donne des objectifs trop rigides et qu’on ne se donne pas le droit à l’erreur.

Et quand on s’écarte de notre plan ne serait-ce qu’un brin, on se punit.

Ça donne quelque chose du genre : Je m’étais dit que je ne mangerais plus jamais de dessert et je viens de prendre un biscuit Social Thé… Je n’ai aucune volonté, c’est la preuve. Je ne mérite pas de réussir mon projet. Je suis aussi bien de me clancher un Deep ‘n Delicious et un sac format familial de Doritos. Comme ça, je vais avoir dévié de mon plan pour la peine…

C’est nono, non? Mais je suis la première coupable d’être maintes et maintes fois tombée dans le piège.

Pour lui régler son cas une fois pour toute à cette mentalité contre-productive, il faut juste prévoir que, des fois, on va faire des choses qui sortent de notre plan idéal. C’est inévitable et ça ne sert à rien de se punir. Il faut garder en tête le portrait global. La perte de poids n’est pas un sprint. C’est un marathon.

Revenir au plan de match dès que possible

Que ce soit une semaine dans le sud qui a tourné au all you can eat buffet de 7 jours, une tournée des bars qui finit en poutine de fin de soirée ou une fin de semaine de filles avec un peu trop de sex on the beach (la boisson, pas l’activité), les occasions d’excès ont toutes une fin naturelle. Les vacances finissent, on va se coucher, les bars ferment, etc.

On a donc une occasion de revenir à la normale. C’est ce qu’on doit viser dès que possible : le retour au plan de match, comme si on ne l’avait jamais quitté.

Je l’échappe au brunch? Pas grave, j’ai deux autres repas dans la journée pour reprendre le programme. Le plus tôt sera le mieux.

Ne pas essayer de compenser pour les excès commis

On a mangé l’équivalent en calories d’un Manoir Ronald McDonald? On passe ça en pertes et profits. Pas nécessaire de se lamenter là-dessus bien longtemps!

Il faut surtout éviter de tenter de compenser pour cette dérape en ne mangeant que des cubes de glace pour le restant de la semaine. Ça ne marchera pas et ça nous met à risque de reperdre le contrôle. La meilleure astuce post-dérape : boire beaucoup d’eau, manger sainement et ne pas aller vers l’autre extrême de trop se priver.

Toujours garder à l’esprit cette belle réalité : une grosse poutine italienne extra-fromage extra-saucisses ne me fera pas prendre du poids comme une salade ne m’en fera pas perdre. C’est sur le long terme que cette game-là se gagne!

Prévoir des petits plaisirs

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Pour éviter de l’échapper trop souvent, ce qui pourrait finir par devenir un yo-yo éternel, c’est bien important d’inclure des petits plaisirs dans nos efforts de guerre.

Quand j’étais en perte de poids, je voulais aller vite et j’avais une attitude orientée sur le résultat. Si quelque chose ne fittait pas avec ma perte de poids, je l’écartais d’emblée. Mais c’est sûrement la raison qui faisait que je me sentais si susceptible de perdre le contrôle.

C’est important de prévoir des repas un peu plus festifs, des gâteries, des aliments qui nous nourrissent l’âme. Et, oui, c’est possible de manger ce qui nous fait plaisir tout en respectant un budget calorique. Un morceau de gâteau au chocolat, un verre de vin ou des frites, c’est au final simplement des calories, tout comme des aliments considérés plus sains.

Si on prévoit le coup, qu’on compile les calories en toute honnêteté et qu’on choisit ses excès intelligemment, ce sera toujours possible d’inclure quelques comic reliefs dans son alimentation sans compromettre une perte de poids ou un maintien.

Promis!

Reprendre du poids : la menace fantôme

Cette semaine, à plusieurs reprises, je suis tombée sur un article qui déplorait que plus de 40% des gens qui subissaient une chirurgie pour perdre du poids redevenaient obèses après quelques années.

Si on regarde l’expression « faire péter sa balloune » dans le dictionnaire illustré, y a probablement ma face qui lit cet article-là…

Je n’ai pas eu de chirurgie pour perdre du poids, mais je me dis que nous faisons tous face aux mêmes enjeux, peu importe la façon dont on y arrive.

L’article en question m’a rappelé mon état d’esprit du dernier temps des Fêtes. C’était mon premier Noël après avoir presque atteint mon objectif de perte de poids. Le premier Noël en mode maintien. Et j’avais plein d’envies de gâteries (se réveiller avec un goût de Bailey’s, c’est quand même préoccupant), des rêves d’excès, d’en profiter sans limite, de régler ça en janvier… Et en même temps, j’étais terrifiée à l’idée de prendre du poids. À l’idée d’une possible débandade.

Bref, j’ai passé un Noël un peu schizo.

Et j’ai réalisé que je n’étais pas sortie du bois. Une perte de poids, ce n’est jamais un dossier réglé pour de bon. Seulement 5% des gens qui ont perdu beaucoup de poids réussissent à maintenir le changement à long terme. Tous les gagnants de l’émission The biggest loser sont à nouveau obèses. Oprah elle-même en arrache avec le maintien. Seigneur prend pitié, si même Oprah trouve ça difficile…

Même mon expérience personnelle me dit que je suis en danger. Ce n’est pas la première fois que je perds du poids. C’est la première fois que j’en perds AUTANT. C’est aussi la première fois où j’atteins mon objectif ou, du moins, que je m’en approche vraiment très près.

Mais il y a eu des moments dans ma vie où j’ai réussi à perdre des cinquantaines de livres. Et je n’ai jamais été capable de maintenir le changement. À chaque fois, le poids que j’avais perdu est revenu, et il a ramené des petits copains avec lui. C’était pas nécessaire, vraiment. Mais ça lui faisait plaisir, faut croire.

Et donc, en ce moment, j’essaie de tirer des leçons de ces tentatives infructueuses. J’essaie de comprendre ce qui n’a pas marché les autres fois, pour essayer d’éviter les mêmes pièges. Je me dis que si je sais ce qui a torpillé mes efforts par le passé, j’aurai peut-être plus de chances de maintenir ma perte de poids cette fois.

Et si jamais ça peut aider quelques personnes au passage, ça serait vraiment la plus belle chose au monde.

L’important, c’est le trajet

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Les premières fois où j’ai essayé de perdre du poids,  j’envisageais le tout comme un coup à donner. Une fois mon objectif atteint, je pensais que je pourrais revenir à mes habitudes d’avant.

Maintenant, je réalise que je n’arriverai jamais à destination. Ça prend des efforts pour perdre du poids. Ça en prend autant, sinon plus, pour le maintenir.

C’est pour cette raison que, même si j’ai atteint mon objectif, je continue à utiliser LoseIt, à mesurer mes portions et à être active. Je suis convaincue que si je reprends mes vieilles habitudes, je reprendrai ma vieille taille.

La recette de la potion magique

Par le passé, je ne comprenais pas comment perdre du poids. Je mettais beaucoup d’efforts sur l’activité physique. Je faisais des « régimes » qui interdisaient certains aliments.

Pendant la mode Montignac, j’ai coupé le pain et les patates (mais les Cheetos étaient curieusement Montignac, si je me rappelle…) Chez Weight Watchers, dans les années 90, on ne pouvait pas vraiment manger d’œufs. Des œufs, calvaire! Ou, comme je les appelle, la protéine du bonheur.

Ça m’a pris un bon moment pour comprendre que ce qui compte, c’est le déficit calorique. Qu’aucun aliment en soi ne va me faire perdre ou prendre du poids. Que si je coupe complètement un type de bouffe, ça se peut que je binge comme une malade dans un futur rapproché. Que l’activité physique ne peut pas compenser une mauvaise alimentation.

Maintenant que je comprends mieux comment « créer » une perte de poids, c’est comme si j’avais la recette de la potion magique. À défaut d’être tombée dedans quand j’étais petite…

Le makeover des habitudes

Pour perdre du poids, j’ai dû changer pas mal de choses dans ma vie. Faire de meilleurs choix alimentaires, contrôler mes portions, diminuer (drastiquement) ma consommation d’alcool, intégrer l’activité physique à ma vie quotidienne, etc.

Ce n’était pas une question de mettre en place des mesures temporaires, mais bien de changer complètement mes habitudes. Ça a pris beaucoup d’essais et erreurs, mais je pense être arrivée à un certain équilibre qui demande un effort minimal.

Mais même si mes nouvelles habitudes sont maintenant pas mal solide, ce n’est pas coulé dans le béton. Et je crois que ça ne le sera jamais. La vie change, le temps qu’on peut allouer à certaines choses fluctue et les mauvaises habitudes ne sont jamais très loin. Mais d’en être consciente est déjà un pas dans la bonne direction.

Faire face à la musique

Quand je parle avec ma mère de la possibilité que je reprenne du poids, je me heurte à un mur de « nenon » assez blindé. Pas de doute pour maman, cette fois, c’est pour de bon.

Je comprends qu’elle m’encourage comme ça. Qu’elle me démontre sa confiance, sa foi même, envers ma détermination.

Mais, moi, je ne peux pas considérer que c’est gagné. Il faut que je sois consciente que je serai TOUJOURS susceptible de reprendre le poids perdu. Que je le reprendrai en fait fort probablement.

Si je ne garde pas ça en tête, si je classe le dossier, je cesserai d’être vigilante et j’ouvrirai la porte à un possible gain de poids.

Et je sais très bien que de l’autre côté de la porte, les 70 livres que j’ai perdues attendent patiemment. Et elles ont amené leurs copains.

Une perte de poids ne vient jamais seule!

En commençant ma perte de poids, j’avais les yeux rivés sur l’objectif : Perdre. Du. Poids.

Mon regard n’était fixé que sur la balance, les vêtements qui devenaient trop grands, mon image qui changeait dans le miroir.

Je m’attendais à ce que l’impact majeur de ma perte de poids soit… une perte de poids! Mais, ô étonnement, elle n’est pas venue seule! Elle a été accompagnée de quelques surprises. Certaines positives, d’autres pas tant.

Mais comme on a tous besoin de positif dans nos vies à la fin d’un hiver qui ne finit plus, voici les effets secondaires de ma perte de poids qui ont vraiment été les bienvenus.

S’affirmer et apprendre à dire non

Manger est un acte fondamentalement social. Chaque fois que quelque chose arrive dans une vie, on mange.

Un mariage? Buffet.

Funérailles? Tites sandwiches.

Anniversaire? Gâteau et bulles.

Promotion? Démotion? Peine d’amour? Vacances? Mercredi? On mange!!!!!

Il n’y a pas une semaine sans occasion spéciale. Alors si chaque occasion spéciale devient un prétexte pour larguer les bonnes habitudes, on ne s’en sort pas.

En perdant du poids, j’ai appris à m’affirmer, à me choisir, à dire non. Non à la deuxième portion, au verre de vin de trop, à la sortie au resto, au dessert, etc. Ce n’est pas toujours facile quand tout le monde à table prend une entrée de passer son tour. Mais c’est devenu de plus en plus naturel pour moi au fil du temps.

C’est une compétence qui peut se transférer à toutes les autres sphères de ma vie. J’ai compris que quand j’ai un but à atteindre, c’est à moi de prendre les moyens pour le faire.

Repenser ma consommation d’alcool

Deux verres

Je n’ai jamais eu officiellement de problème de boisson. 1- Parce que c’est une expression qui ne s’utilise plus depuis le dernier épisode des Dames de cœur. 2- Parce que j’étais (et je suis toujours) un animal social à tendance à l’ébriété. Ou un animal ébriétaire à tendance sociale.

Bref, j’aimais faire la fête mais boire seule ne m’intéressait pas.

Pour moi, une bouteille entamée ne demandait qu’à être terminée. Mon auteur favori, Stephen King, qui a combattu longtemps ses démons de la dépendance, a déjà déclaré qu’il pognait intérieurement les nerfs quand il voyait au resto quelqu’un avec un verre de vin à demi-plein tout au long du repas. Genre : « Pourquoi t’en as commandé un si t’avais pas le goût de boire??? ». J’étais un peu comme ça aussi.

Avec la perte de poids et le comptage de calories, j’ai diminué drastiquement ma consommation d’alcool.Ce n’était pas un but recherché. Mais quand j’ai dû choisir entre manger un repas ou boire quelques verres, la bouffe a gagné. J’ai appris à refuser de l’alcool pour ne pas dépasser mon budget calorique. Je suis capable maintenant de siroter le même verre toute la soirée. I’m sorry, Stephen. I love you. Call me!

Et pourquoi c’est une « belle » surprise, me demanderez-vous? Parce que ça a eu un impact positif sur ma santé. Et sur mon portefeuille. Et parce que ma consommation d’alcool me préoccupait depuis un bon moment, mais que je n’avais pas encore trouvé un moyen d’y faire face.

Améliorer ma game au gym

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J’ai toujours beaucoup aimé aller au gym, mais perdre du poids a poussé cet intérêt un peu plus loin. Entre autres grâce à mon entraîneure, qui ne pense jamais que je ne serai pas capable de faire quoi que ce soit. Des fois, elle me propose des trucs et je suis certaine que je ne pourrai pas le faire. Dans ma tête, je me vois déjà effoirée par terre sous une barre de 25 livres. Mais je l’essaie. Et je réussis. C’est un feeling incroyable.

L’autre jour, j’ai entendu mon entraîneure dire à quelqu’un au gym : Y a pas grand monde qui souffre autant que Mylène ici. La seule affaire c’est que, ce n’est pas de la souffrance pour moi, c’est du plaisir. Qui l’eut cru?

Tomber en amour avec le plein air

IMG_0120Avant de perdre du poids, j’étais vraiment l’antithèse du plein air. Je suis allée camper deux fois avec ma gang d’amis et on a mangé nos bas. Faut dire que choisir de ne pas amener la chaufferette parce qu’on manquait de place dans le char a été une décision douteuse…

Mais je suis pas mal tombée en amour avec la randonnée pendant ma perte de poids quand j’ai fait un voyage en Écosse avec mon amoureux. J’avais à ce moment-là perdu à peu près la moitié de mes 70 livres et les conditions gagnantes étaient réunies : c’est beau, l’Écosse, et c’est encore plus magnifique à pied.

Tout le long de notre première randonnée, j’en revenais pas. Je faisais juste dire Wow! et My God! et d’autres termes admiratifs monosyllabiques. Genre sans arrêt. Je pense aussi que j’ai pleuré, mais je ne le confirmerai jamais.

En randonnée là-bas, j’ai réalisé que ma perte de poids m’avait ouvert des possibilités. Ce n’était pas juste une question d’apparence ou de poids, mais ça me donnait les clés pour ouvrir de nouvelles portes, dont je ne soupçonnais même pas l’existence.

C’est un cadeau que je me suis fait, cette perte de poids. Et je suis convaincue que j’ai encore de belles surprises à déballer.